vendredi 26 février 2021

Envers et contre nous - Chloé Duval [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Envers et contre nous
3E Narrateur: 3ème personne du singulier
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE Suite:


Resume
Lorsque Nicolas rencontre Pénélope, il ne lui faut pas plus d’un instant pour la détester royalement. Geek, solitaire et grincheux, il est le parfait opposé de cette femme radieuse et volontaire.

Mais surtout, c’est la sœur jumelle de l’homme qui lui a volé l’amour de sa vie.

Après un week-end québécois des plus tendus, il pensait ne plus jamais la revoir. Et pourtant, les voilà réunis à nouveau en France, forcés de cohabiter pendant quelques jours. Incapables de tenir une conversation sans qu’elle vire en joute verbale, Pen et Nico parviendront-ils à passer outre leurs différences ?

Les sentiments de la jeune femme pourraient bien être plus complexes que ce qu’elle lui laisse croire...


J'ai commencé cette romance sur un coup de tête et j'en ressors avec un énorme coup de coeur ... Je me suis retrouvée complètement embarquée dans cette histoire, à tel point que je n'arrivais plus à la reposer. Je me suis couchée à 3 heures du matin en ayant lu 70% du roman d'un coup !

« Il avait toujours trouvé qu'elle était magnifique, de toute façon. Il n'avait juste ... jamais vraiment voulu l'admettre. Après tout, on ne pouvait pas trouver attirante une femme qu'on détestait, n'est-ce pas ? »


"Envers et contre nous" regroupe tout ce que j'aime dans une romance : une relation enemies to lovers et du slow burn. Oui, cette histoire prend son temps, pour mon plus grand plaisir. Rien n'est précipité, tout est dans les gestes, les regards, les petites attentions ... C'est tout bonnement un régal !

En outre, c'est une romance singulière, qui se démarque totalement des autres. En effet, Penelope, le personnage féminin est pilote d'avion. C'est un métier que l'on ne retrouve pas souvent ou, quand c'est le cas, c'est souvent le personnage masculin qui est pilote et rarement l'inverse. Ici, c'est la femme qui se retrouve dans un milieu d'hommes, à devoir faire sa place. Je trouve qu'elle a de la prestance, une carrure, une classe ... c'est vraiment un chouette bout de femme !

De l'autre côté, nous avons cet homme un peu renfermé, un peu geek et un peu (beaucoup) épris d'une femme qui lui a préféré un autre homme. Depuis, il peine à faire son deuil, il n'arrive pas à passer à autre chose. Et ce n'est pas l'insupportable Penelope qui arrivera à lui faire remonter la pente (enfin ça, c'est lui qui le dit ...).

De manière finalement assez contrainte et forcée, ils vont devoir pourtant cohabiter tous les deux pendant un temps et mettre leurs vieilles rancœurs de côté et apprendre à s'apprivoiser. Ça tombe bien, puisqu'une passion commune les réunit : les échecs. Qu'est-ce que j'ai adoré cet aspect de l'histoire : les parties d'échecs, les tournois ... Je n'aurais jamais soupçonné que ce jeu puisse apporter autant de tension, d'électricité dans l'histoire mais ce fut pourtant bel bien le cas et ce ne fut pas sans me rappeler la série Netflix "Le jeu de la dame". J'étais vraiment immergée dans leurs parties qui les tenaient parfois éveillés jusqu'au bout de la nuit !

« - Alors, on joue ? lança-t-elle. Il hocha la tête. - On joue, répondit-il sans cesser de la regarder. »


"Envers et contre nous", c'est une romance qui mérite d'être plus connue et reconnue. Parce qu'il y a encore trop peu de romances slow burn dans le paysage français, parce que c'est une histoire singulière, originale, qui s'éloigne des schémas "classiques", et parce que Chloé Duval a un talent fou pour conter de belles histoires d'amour qui font rêver. Une belle parenthèse enchantée. J'en redemande !

mercredi 26 août 2020

L'inconnu de l'ascenseur et moi - Sophie S. Pierucci [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO L'inconnu de l'ascenseur et moi
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
De jour comme de nuit, tous les coups sont permis !

Le jour où Charlyne se retrouve coincée dans l’ascenseur avec un inconnu… elle panique.

Il est grand, musclé, ne montre pas son visage, sent beaucoup trop bon… et en plus, il est sarcastique !

L’attirance est puissante, irrésistible… mais il la fuit. Tout les oppose, pourtant Charlyne refuse de baisser les bras : après tout, ils sont voisins !

Et il n’a encore rien vu…


Après mon énorme coup de coeur pour “My stepbrother : L’Initiation” de Sophie S. Pierucci, je me devais de lire ce roman qui a été son premier succès chez les éditions Addictives (succès tel qu’il est même sorti en audiobook sur la plateforme Audible). Malheureusement, si j’ai retrouvé la patte de cette auteure qui a le don de créer des romances avec des personnages originaux qui sortent du lot, je reste globalement déçue par cette histoire …

Parlons d’abord du plus gros point positif de ce roman : Matthew. Le personnage masculin, c’est clairement le point fort de cette histoire car il est atypique et se démarque clairement de tous les autres personnages que l’on peut croiser dans de la new romance. Tout d’abord, il est marqué physiquement à la suite d’un accident qui a laissé des traces sur une partie de son corps et de son visage si bien qu’il ne sort jamais sans son cache-cou qu’il remonte jusqu’à son nez et sans son sweat à capuche pour cacher le haut de son visage. Ca, c’est le premier point qui distingue Matthew de tous les autres personnages habituels : il a des cicatrices, et pas seulement intérieures mais aussi physiques.

Deuxième point : il est simple. Sincèrement, vous en croisez souvent vous des mecs milliardaires cloîtrés dans leur tour d’ivoire ? Personnellement dans la vie de tous les jours je n’en croise jamais. Et bien avec Matthew, vous aurez l’impression de pouvoir le croiser en allant faire vos courses parce que c’est un homme simple, un mec tout ce qu’il y a de plus normal et bordel qu’est-ce que ça fait du bien de pouvoir se dire “Il peut exister, je peux le croiser”. En effet, Matthew travaille dans une poissonnerie avec son oncle. Vous imaginez donc bien que ce n’est pas le patron hyper bien fringué et propre sur lui. Non, Matthew rentre chez lui avec des effluves de poisson, sa voiture sent le poisson et je crois n’avoir jamais croisé un personnage aussi simple et “réel” que Matthew. Et c’est bien là le talent incroyable de Sophie S. Pierucci de toujours dépeindre des personnages atypiques (il n’y a qu’à voir Cassiopée dans “My stepbrother : L’Initiation).

Mais Matthew, il a également un rêve : faire le tour du monde pendant un an à bord de son voilier. J’ai trouvé ce rêve très beau et touchant et ça permet d’aborder une question intéressante : dans un couple, doit-on se priver de réaliser ses rêves pour la personne que l’on aime ? C’est un questionnement que j’ai déjà été amenée à me poser et que je me pose encore aujourd’hui dans la mesure où mon compagnon sera susceptible d’avoir l’opportunité de partir un an à l’étranger dans le cadre de son boulot. De fait, je ne pouvais que comprendre les questionnements de ce jeune couple que forment Charlyne et Matthew et surtout : je comprenais Charlyne. Je la comprenais tout simplement parce que j’ai eu les mêmes questionnements qu’elle, les mêmes craintes (cf : les tahitiennes xD).

J’ai également aimé à quel point ce roman aborde délicatement le sujet des préjugés et du regard que l’on porte sur autrui, que ce soit à travers le personnage de Matthew qui ne sort jamais sans camoufler son visage, de crainte qu’on ne le dévisage comme si c’était une bête de foire ou qu’on ne lui pose des questions indiscrètes. Mais ce roman parle également des préjugés au travers du personnage féminin, Charlyne, qui est strip-teaseuse et qui doit, elle aussi, se farcire un bon nombre de préjugés et de remarques désobligeantes sur son métier (bah oui, c’est bien connu que toutes les strip-teaseuses sont forcément des Marie-couche-toi-là, c’est ironique hein).

De fait, avec tous ces éléments, ce roman avait un potentiel énorme. Malheureusement, il a été gâché selon moi par une romance beaucoup trop rapide … C’est vraiment rédhibitoire avec moi, lorsque les personnages se sautent dessus trop rapidement, je finis inlassablement par décrocher avant la fin et c’est ce qui s’est passé avec ce roman et j’en suis la première déçue et peinée … J’aurais aimé plus de jeux dès le début, plus de distance de la part de Matthew, qu’il reste le “voisin égorgeur” plus longtemps avant de passer à “l’amant ténébreux”.

Je dois également ajouter le fait que, selon moi, le début du roman souffre cruellement d’un manque de chapitres du point de vue du personnage masculin. J’aurais vraiment préféré avoir des chapitres avec des points de vue alternés dès le départ parce qu’arrivée à la page 119, il n’y avait eu qu’un seul chapitre du point de vue de Matthew.

Enfin, j’aurais bien voulu un spin-off sur Vic (la meilleure amie de Charlyne) et Samuel (le barman du club de strip-tease où les filles travaillent). J'adore les petites piques qu'ils s'envoient, ça ferait une très jolie romance "enemies to lovers" mais il me semble que ça n’est pas prévu malheureusement.

Même si “L’inconnu de l’ascenseur et moi” est une lecture mitigée pour moi, je recommande tout de même à tous les amateurs de romance de lire du Sophie S. Pierucci parce qu’elle propose toujours des histoires qui sortent du lot grâce à des personnages singuliers. C’est le cas ici avec Matthew mais également dans “My stepbrother : L’Initiation” où le personnage féminin est plutôt atypique !

dimanche 9 août 2020

Le faiseur de rêves - Laini Taylor [Elise]



FantaisieYoung Adult

VF Lu en VF
VO Strange the dreamer
3E Narrateur: 3ième personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: La muse des cauchemars


Resume
C'est le rêve qui choisit le rêveur, et non l'inverse...

Il est une ville, au centre du désert, où nul n'a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d'interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde... Pire encore, un soir d'hiver, le nom de ce lieu de légende s'évanouit en un clin d'œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à peine, ne fait pas exception à la règle. Frappé au cœur, le petit garçon restera irrémédiablement fasciné par cette énigme.

Quinze ans plus tard, il travaille dans la plus grande bibliothèque du monde, à Zosma, en rêvant de fabuleuses découvertes quand, de la Cité oubliée, émerge tout à coup une curieuse expédition venue recruter les meilleurs scientifiques du continent. Pourquoi diable s'obstiner à réunir ces esprits éminents ? Mystère... Et pourquoi Lazlo voit-il donc ses songes se peupler de visions étranges – à commencer par une déesse à la peau bleue pourtant assassinée, des années plus tôt, par les habitants de la ville interdite ? Qui est-elle vraiment ? Comment le jeune homme, qui ignore tout de sa légende, peut-il bien la voir en rêve ?


Tout commence par une ville, perdue au centre du désert d’Elmuthaleth, où personne n’a le droit d’aller sous peine de mourir. De nombreuses légendes racontent que celle-ci est la source de richesses exceptionnelles. C’est pourquoi, beaucoup essaient tout de même de tenter leur chance et de traverser le désert pour s’y rendre. Cependant, aucun n’est revenu vivant : “Beaucoup tentèrent l’aventure. Jamais personne n’en revint vivant.”

Cette ville mystérieuse intrigue depuis toujours le jeune Lazlo Lestrange, orphelin élevé dans une abbaye avec des moines, et son intérêt pour celle-ci va s’en retrouver exacerbé quand, du jour au lendemain, le nom de cette ville interdite disparaît des mémoires collectives et va être remplacé par le nom de Désolation. Pour Lazlo, il ne fait aucun doute : c’est la magie qui est l’origine de cette mystérieuse disparition car qui d’autre que la magie pourrait effacer un nom des mémoires ?

Quelques années plus tard, nous retrouvons Lazlo qui a désormais 20 ans. L’enfant rebelle est devenu un homme et même un beau jeune homme malgré son nez cabossé (un livre de conte de fées lui est tombé dessus). Désormais, il est apprenti au sein de la plus grande bibliothèque du monde située à Zosma. Il a donc passé toute sa vie entre une abbaye et une bibliothèque et désormais, il ne vit que plongé dans des livres avec toujours une idée en tête : savoir ce qu’il est advenu de la fameuse Cité oubliée. Car si les années sont passées, la fascination de Lazlo pour la mystérieuse Cité oubliée elle, n’a pas disparue. Il est même tellement passionné par cette ville qu’il a écrit divers livres à son sujet et il ne souhaite qu’une seule chose : se rendre un jour dans cette ville et savoir ce qui lui est arrivée pour qu’elle disparaisse ainsi des mémoires collectives. Son rêve est en passe de se réaliser le jour où une expédition, avec à sa tête le Tueur de Dieux Eril-Fane débarque à la Grande Bibliothèque de Zosma pour réquisitionner des savants qui viendront dans la Cité Oubliée résoudre un problème insoluble.

« Mais, c’est le rêve qui choisit le rêveur, et non l’inverse. »


En parallèle nous suivons Sarai, la muse des cauchemars. Sarai a 17 ans, c'est une déesse à la peau bleue, fille de dieux qui ont été assassinés lors du grand Carnage près de 200 ans plus tôt. Sa mère était Isagol, la déesse du Désespoir. Elle vit désormais dans la citadelle des Mésarthim avec 4 autres compagnons : Fauve, Rubis, Mésange et Minya. Cette citadelle a la particularité d'avoir la forme d'un séraphin et de flotter dans les airs.

De plus, chaque enfant de dieux a la particularité de posséder des dons magiques. C'est le cas de Sarai, qui exerce son don la nuit, sur sa terrasse. Elle pousse un hurlement qui libère des papillons de nuit. Ces derniers sont en fait des fragments de l'esprit de Sarai. Lorsqu'ils s'envolent et fondent sur Désolation, elle est capable de voir ce qu'ils voient sans avoir à bouger. Elle peut donc s'immiscer dans les maisons des habitants de Désolation (par les cheminées, les fenêtres …) et se poser sur les êtres humains. Un don qui pourrait sembler bien sympathique au premier abord : on pourrait espionner son ennemi facilement sous la forme d'un papillon de nuit. Pourtant, le don de Sarai est bien plus lugubre que ça. En réalité, lorsque ses papillons de nuit se posent sur un humain en plein sommeil, Sarai est capable de voir leurs rêves et de les manipuler et donc, de transformer les rêves des dormeurs en cauchemars.

Qui n'a jamais rêvé d'être une petite souris après tout pour espionner des gens ? Sarai tombe parfois sur des scènes assez cocasses, voire … intimes. J'ai eu de la peine pour elle lorsqu'elle dit qu'elle voudrait aussi connaître l'amour, le désir, le toucher de l'autre mais qu'elle ne peut pas, car sa condition ne le lui permet pas.

« Ainsi va la vie. On recourt au rire dans les moments sombres. Plus ces moments sont nombreux, plus le rire est nécessaire. Peu importe que l'on s'esclaffe avec défi, abandon ou hystérie. »


Et évidemment, le moment que l'on attend tous en lisant "Le faiseur de rêves", c'est celui où Sarai va s'immiscer dans les rêves et l'esprit de Lazlo … Honnêtement, cette histoire m’a fait énormément penser au film Avatar de James Cameron avec ces petits bonhommes bleus que les humains veulent chasser de leur territoire. Même l’histoire d’amour dans ce roman m’a rappelée celle de Jake et Neytiri. Moi qui suis une grande fan de ce film sensationnel, je n’ai pu être que conquise par “Le faiseur de rêves”.

Il y a aussi un petit côté "Monstres et compagnie" quand on sait que le rôle de Sarai est de terroriser les dormeurs pendant leur sommeil pour se venger du grand Carnage qui a eu lieu des années auparavant. J’avais un petit sourire aux lèvres quand la sadique Minya demandait à Sarai : "Alors, tu en as fait crier combien cette nuit ?", "Et combien tu en as fait pleurer ?".

En fait, soyons clairs : mes passages préférés étaient clairement ceux avec les bonhommes bleus aka les rejetons des dieux qui siègent à la citadelle : Sarai, Minya, Mésange, Rubis et Fauve. Cette petite bande n’était pas sans me rappeler celle que forme la bande à Rhysand dans ACOTAR avec Mor, Amren, Azriel et Cassian ! Chacun a son propre caractère et si Minya est un vrai petit tyran à la tête d’une armée de fantômes, j’ai été attendrie par la douce Mésange, elle m’a même fait de la peine lors de certains passages … J’espère qu’elle aura vraiment droit au bonheur dans le tome suivant.

« Souviens-toi : quand on néglige la passion, l'esprit dépérit. »


Pour autant, je n’ai pas mis ce roman en liste de diamant tout simplement car il fait 664 pages donc vous vous doutez bien qu’il y a des longueurs et que j’ai mis quasiment deux semaines à en venir à bout tout simplement car il faut trouver le bon moment pour lire ce livre (pas le soir à 23 heures par exemple quand le sommeil pointe le bout de son nez) parce qu’il faut être vraiment concentré pour bien assimiler l’univers et les nombreuses descriptions.

Malgré ces longueurs, j’ai tellement aimé cette histoire que ça ne m’a pas empêché de commander le tome 2 avant même d’avoir terminé la lecture du tome 1 ! Une chose est certaine en tout cas : dès lors que je verrai un papillon de nuit sur le rebord de ma fenêtre, j’aurai une pensée émue pour Sarai.

lundi 6 juillet 2020

Bad girl sexy boy - Elizabeth O'Roark [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Waking Olivia
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: Drowning Erin


Resume
Pour la sauver des ténèbres, il doit braver l’interdit.

Imbattable. Rebelle. Dangereuse. Olivia traîne une fichue réputation lorsqu’elle intègre l’équipe d’athlétisme de l’université du Colorado. Tant pis, elle n’est pas là pour se faire aimer. Elle est là parce que courir est vital, c’est la seule chose qui parvienne à museler les démons de son passé. Alors, même si son play-boy de coach, que toutes les filles trouvent si sexy, la pousse jour après jour dans ses retranchements, elle compte bien lui prouver qu’elle est la meilleure.

Will n’a jamais voulu d’Olivia dans son équipe. Farouche, imprévisible, violente, elle incarne l’opposé des valeurs sportives, même si elle est son meilleur espoir. Mais, quand il découvre les failles qui menacent de faire sombrer la jeune femme, il comprend tout. Olivia a besoin d’aide. Et, pour l’aider, il doit sortir de son rôle de coach …


J’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de Olivia et Will. C’est le côté sportif qui m’a attirée de prime abord puisque Olivia est championne d’athlétisme et a intégré l’équipe féminine d'athlétisme de l’Université du Colorado. De l’autre côté, on suit Will, son coach qui va devoir gérer ce nouvel élément “perturbateur” mais ô combien prodigieux. En effet, Olivia arrive au sein de l’équipe avec de lourds bagages derrière elle et une mauvaise réputation, Will voit donc d’un très mauvais oeil cette nouvelle recrue qui bafoue selon lui toutes les valeurs sportives. Pour autant, Will devra apprendre à voir au-delà de la carapace d’Olivia pour comprendre qu’il se passe quelque chose de bien plus complexe à l’intérieur.

Si je m’attendais donc à une romance “sportive” je ne m’attendais pas à plonger dans une romance avec un cadre aussi agréable. En effet, on découvre rapidement que Will habite dans une ferme avec sa mère et qu’il possède des écuries. Il est également passionné par l’escalade donc le lecteur jongle entre balades dans les champs, les balades à cheval et les ascensions périlleuses dans les montagnes. Un cadre qui fait rêver je dois bien l’avouer et qui permet de s’évader et de prendre l’air comme il faut en cette période estivale !

D’autre part, quelque chose que j’ai vraiment adoré dans “Bad girl sexy boy”, c’est que la romance prend vraiment son temps, ce qui permet de voir l’évolution des sentiments des personnages en douceur. De plus, c’est une romance qui ne va pas être facile à s’installer pour plusieurs raisons : Will est le coach de Olivia d’une part, mais il est aussi en couple depuis un an avec une dénommée Jessica ! J’aime les romances compliquées, interdites, qui ne sont pas courues d’avance. C’est ce que nous offre assurément “Bad girl sexy boy”.

L’autre particularité c’est cette “inversion des rôles”. Si l’on a souvent l’habitude que ce soit le mauvais garçon et la fille sage dans les romances, Elizabeth O’Roark nous propose ici l’inverse avec un personnage féminin un brin vulgaire, qui traîne une sale réputation derrière elle et un personnage masculin absolument adorable, bon sous tous rapports, le gendre idéal, loin des bad boys qui fleurissent dans les rayons des romances habituelles.

Malgré tout ce n’est pas un coup de coeur puisque j’ai trouvé que les évènements à la fin s'enchaînaient de façon assez rapide mais cela reste assurément une romance agréable et une belle découverte que je recommande en cette période estivale !

samedi 4 juillet 2020

Te résister - Annabelle Bach [Elise]



ContemporainRomance

VF Lu en VF
VO Te résister
3E Narrateur: 3ième personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
Elle déteste l'adorer. Il adore la détester.

Du jour au lendemain, Elina a tout quitté pour s’installer à la campagne. La raison ? Son père, le seul homme qui ait jamais compté pour elle, lui a proposé de travailler à ses côtés sur le domaine agricole familial. Et, si elle ne connaît pas grand-chose au métier d’agricultrice, qu’à cela ne tienne ! Elle a bien l’intention de lui venir en aide et de montrer à ses collègues de sexe masculin de quoi elle est capable. À commencer par Bertrand, le nouveau bras droit de son père, cet homme sombre et autoritaire qui la rabaisse dès qu’il en a l’occasion. Derrière cette façade, quelque chose chez cet homme l’intrigue. Son regard laisse paraître une faille, un rien imperceptible qui transforme peu à peu la haine qu’elle lui porte en attirance …


Wahou. Ce roman est un gros coup de coeur ! Je l’ai dévoré d’une traite en deux heures, impossible de m’arrêter ! C’était le livre que j’attendais le plus au mois de juillet et je n’ai pas été déçue.

Dans “Te résister”, nous suivons Elina, jeune femme de 34 ans qui vit à Paris et qui n’a qu’une envie : retourner aux sources. Terminée la vie rythmée par le célèbre mantra “métro-boulot-dodo” : après une proposition de son père et un licenciement, elle décide de rejoindre le domaine agricole familial et de se former au métier d’agricultrice auprès de son père et du bras-droit de celui-ci, Bertrand Menin.

Le domaine agricole, c’est là où elle a grandi. C’est ainsi qu’à 34 ans la voilà de retour dans sa chambre d’adolescente (toujours remplie de posters de ses idoles), bien loin de la vie parisienne et du stress quotidien. Le domaine se trouve à Vénéjan, commune située dans le département du Gard.

“Te résister”, c’est typiquement la romance que j’aime : une romance qui prend son temps. Celle-ci n’est d’ailleurs pas gagnée et va s’avérer difficile car Bertrand Menin, le gérant, s’avère être un véritable tyran. D’emblée, celui-ci se montre peu amène envers Elina, froid, distant et rustre. Dès le première jour il lui confie les tâches les plus ingrates. Une façon pour lui de la mettre à l’épreuve et de voir de quoi elle est capable sous ses allures de fille à papa.

Ce roman est surprenant à plusieurs niveaux. Tout d’abord, la narration. Celle-ci est à la troisième personne et lorsque j’ai lu les premières lignes je me suis dit “oh non, pas une romance à la troisième personne”. Finalement, je n’ai eu aucun mal à m’adapter à cette narration et je peux même dire à présent que je ne l’aurais pas vu autrement. Deuxième surprise : le nombre de pages. Lorsque j’ai vu que le roman faisait moins de 200 pages sur ma liseuse, j’ai également été rebutée : vais-je me retrouver encore avec une romance trop rapide ? peu développée ? Encore une fois, Annabelle Bach a su taire mes peurs avec son histoire qui m’a prise dans ses filets dès le début.

Ce format court était parfait. Je n’ai finalement pas eu l’impression de lire un livre mais de regarder un film (du genre une adaptation d’un roman de Sparks, rien que ça). D’ailleurs je crois que si aujourd’hui on me demande quel livre je voudrais voir être adapté en film je répondrais sans hésitation “Te résister”.

C’était une romance magnifique. Tout d’abord par son cadre. J’ai été immergée dans un coin de France que je ne connais pas. J’ai très envie d’aller visiter Vénéjan maintenant ! Dans cette histoire nous plongeons en plein coeur de la campagne, des champs, dans un domaine viticole, cadre que je rêvais de voir dans une romance. “Te résister” nous montre également à travers le personnage d’Elina la façon dont une femme se retrouve dans un “milieu d’hommes” et va devoir faire ses preuves pour montrer qu’elle y a toute sa place.

Lorsque j’ai refermé “Te résister” à presque 1 heure du matin, j’avais déjà envie de le recommencer depuis le début. C’est typiquement une romance comme je les aime avec deux personnages qui se cherchent, se vouent même une véritable haine pendant une bonne partie du roman, avant de se transformer en amour et j’ai aimé voir l’évolution de leurs sentiments, surtout du côté de ce rustre personnage qu’est Bertrand.

Enfin, j’espère de tout mon coeur que “Te résister” va sortir en format papier parce que, assurément, il me faut l’histoire de Elina et Bertrand dans ma bibliothèque et surtout : je veux pouvoir l’offrir partout autour de moi.

vendredi 3 juillet 2020

Forever Yours - Iris Julliard [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Forever Yours
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
Il leur a suffi d'un regard pour s'aimer.

On ne choisit pas de qui on tombe amoureux, Roxane le sait. C’est pour ça qu’elle n’aurait jamais dû se rendre à cette soirée d’entreprise, ni passer la nuit avec Jonathan, l’un des invités. Son intuition lui disait bien que craquer pour un homme de dix ans de moins qu’elle n’était pas une bonne idée. Pourtant, son corps, lui, se souvient encore de ses caresses délicieuses et du moment de connexion intense qu’ils ont partagé. Et, visiblement, Jonathan n’a pas l’intention de se contenter d’une seule nuit. Mais, quand Roxane apprend qu’il est le fils d’une de ses collègues, tout se complique …


Il s’agit de ma première réception de la part de Netgalley donc je suis très peinée de dire que je n’ai malheureusement pas accroché à ce roman. Pourtant, il avait tout pour me plaire à première vue : une romance sur la différence d’âge où nos deux personnages principaux se rencontrent lors d’une soirée d’entreprise. Roxane a 27 ans et vient d’être embauchée comme assistante commerciale chez Teatime, son rêve est d’ouvrir sa propre brûlerie car elle est passionnée de thé et de café. De l’autre côté nous avons Jonathan, le fils de la collègue de Roxane qui a 18 ans et qui va passer son bac.

Malheureusement, je n’ai pas adhéré à cette histoire d’amour qui est beaucoup trop rapide selon moi. J’ai eu du mal avec le fait que Jonathan tombe amoureux de Roxane instantanément, se voit faire sa vie avec elle dès le début alors qu’il n’a que 18 ans. Je m’attendais plutôt à rencontrer un personnage masculin qui enchaîne les conquêtes sans se poser de questions et que ce soit le cas avec Roxane. J’aurais voulu qu’il voit au départ Roxane comme une simple conquête (et un défi parce qu’elle a 10 ans de plus que lui) et, qu’au final, il se fasse prendre à son propre jeu et qu’il tombe amoureux d’elle. En l’état, ses sentiments pour elle sont instantanés et j’ai eu du mal à croire à leur histoire d’amour qui est selon moi très précipitée.

En effet, les sentiments de Jonathan sont vraiment trop rapides. A seulement 28% de l’histoire il lui dit déjà "je t'aime" et vivent déjà plus ou moins sous le même toit. J’aurais vraiment préféré plus de défi dans cette histoire, plus de jeu pour un jeune homme de 18 ans plutôt que d’être face à un personnage qui se voit directement faire sa vie avec quelqu’un qu’il ne connaît pas. De l’attirance, il peut y en avoir certes, mais de là à dire que c’est la femme de sa vie dès le premier rendez-vous ça me paraît un peu rapide (encore une fois par rapport à son âge).

Autre point dérangeant selon moi : on ne les voit pas se découvrir l’un l’autre. Pourtant, c’est quelque chose de primordial pour moi dans une romance ! Ici, les moments “importants”, sont éclipsés à l’aide d’une ellipse temporelle de trois semaines où l’on apprend qu’ils ont vécu ensemble sous le toit de Roxane. Pourquoi cette ellipse temporelle alors que c’est justement le moment où les deux personnages sont censés se découvrir, apprendre à se connaître, à évoluer ensemble ? Assurément, tout est beaucoup trop rapide dans cette histoire et il m’a manqué des éléments et plus de développement pour accrocher réellement à cette histoire d’amour et y croire.

Pour autant, le point positif c’est que l’histoire se déroule en France (avec un petit aperçu de l’île de Ré) et qu’elle est découpée en deux parties avec une seconde où l’on retrouve les personnages cinq ans plus tard. J’aime bien suivre les personnages sur plusieurs années donc c’est un point de l’histoire que j’ai trouvé agréable. Pour autant, le manque de développement du début et surtout la rapidité avec laquelle les personnages succombent l’un à l’autre n’auront pas suffit à me faire adhérer à cette histoire d’amour.

Je tiens à remercier tout de même chaleureusement Netgalley ainsi que la maison d'édition pour l'envoi de ce roman et pour leur confiance. J'espère que ce roman saura tout de même conquérir le coeur d'autres lectrices !

mercredi 24 juin 2020

Le côté obscur de l'amour - Pascal Paolino [Elise]



Contemporain

VF Lu en VF
VO Le côté obscur de l'amour
3E Narrateur: 3ième personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: La disparue de Saint-Paul


Resume
Il s'appelle Gabriel, il aborde l'âge adulte, il est beau, intelligent, sportif, il a toute la vie devant lui, mais... a-t-il tous les atouts dans son jeu ? Pourquoi quitte-t-il ceux qui l'aiment ? Quelle est cette rage qui bouillonne, cette haine qui attend depuis si longtemps ? Pourquoi veut-il de tout son être posséder une arme et rendre justice ? Pourquoi entre-t-il dans la Police ?


Le genre policier n'est pas un genre que j'affectionne particulièrement. Pour autant, quand l'attachée de presse de la maison d'édition niçoise Entreprendre m'a proposé ce livre en mettant en avant le fait qu'il s'agissait d'une enquête dans laquelle était greffée une histoire d'amour, j'ai accepté avec grand plaisir.

Pour les personnes comme moi qui ne lisent pas beaucoup de policiers, ce roman est effectivement un bon moyen de se lancer dans ce genre puisqu'il est très court (191 pages). Pour autant, j'aurais préféré qu'il n'y ait qu'une seule enquête tout au long de l'histoire, un seul fil rouge. Au final nous suivons Gabriel, jeune recrue de la police, qui va d'enquêtes en enquêtes entre Nice et Paris.

Malgré tout, j'ai préféré le côté policier au côté romantique (pourtant la romance est mon genre de prédilection) puisque comme c'est dit dans la quatrième de couverture : Gabriel va tromper sa fiancée Sandra. J'ai eu du mal avec cet aspect de l'histoire et j'en ai voulu à Gabriel parce qu'on peut quitter quelqu'un de façon plus "propre", pourquoi la faire souffrir ?

"Le côté obscur" de l'amour reste un bon moment de lecture puisque je l'ai lu d'une traite. Il est parfait pour lézarder au soleil et vous fera voyager entre Nice et Paris (d'ailleurs tous les niçois devraient lire ce livre haha). Personnellement je ne connais pas très bien cette ville donc je ne connaissais pas tous les quartiers et lieux qui étaient cités mais j'ai bien aimé les descriptions de Paris qui, pour le coup, me parlaient davantage puisque j'habite en Ile-de-France.

Enfin, j'ai beaucoup aimé toutes les références à des chanteurs (Michael Jackson) ou des films (Basic Instinct) et j'ai même cru comprendre qu'il y avait une petite référence à Loana la starlette de télé-réalité (née à Cannes, qui veut faire de la télé ...). J'ai bien aimé également le fait que l'histoire se passe dans les années 1990.

En conclusion, un roman policier très court mais qui vous fera passer un bon moment de lecture et qui vous fera voyager dans les rues niçoises. Pour ma part je ne lirai pas la suite car je trouve que la fin se suffit à elle-même mais sachez qu'il existe un tome 2 intitulé : "La disparue de Saint-Paul".