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samedi 2 mai 2020

Crescent City - Sarah J. Maas [Blandine]



FantaisieNew Adult

VO Lu en VO
NVF Pas encore traduit
3E Narrateur: 3ème personne
XP Nombre Narrateurs: X personnages
NE Suite: No title for now


Resume
Bound by blood.
Tempted by desire.
Unleashed by destiny.

Bryce Quinlan had the perfect life—working hard all day and partying all night—until a demon murdered her closest friends, leaving her bereft, wounded, and alone. When the accused is behind bars but the crimes start up again, Bryce finds herself at the heart of the investigation. She’ll do whatever it takes to avenge their deaths.

Hunt Athalar is a notorious Fallen angel, now enslaved to the Archangels he once attempted to overthrow. His brutal skills and incredible strength have been set to one purpose—to assassinate his boss’s enemies, no questions asked. But with a demon wreaking havoc in the city, he’s offered an irresistible deal: help Bryce find the murderer, and his freedom will be within reach.

As Bryce and Hunt dig deep into Crescent City’s underbelly, they discover a dark power that threatens everything and everyone they hold dear, and they find, in each other, a blazing passion—one that could set them both free, if they’d only let it.


English Review


I won’t lie to you, it took me a lot of time to really be in the story and to appreciate it. There is a lot of characters, places and vocabulary to learn in this book. Sarah J. Maas really create a full universe with its own history. But as I didn’t had time to read a lot at the start of the lock down, I wasn’t able to read enough every day to remember everything I was reading, so I first abandoned it before I gave it another chance.
There wasn’t a lot of action during the first part of the book, however the investigation that Bryce and Hunt have to do together kept me interested. Their little mouse and cat play helped me a lot too. I liked Bryce character a lot, especially because she let everyone think the worst of herself to hide her true intention. Hunt is also interesting, very dark at first, he opens to us page after page.
I also liked the universe construction, with all the different creatures Fae, Witch, Mer people, Wolves, Archangels, Vampires, Humans…
Another thing I really like and that is Sarah J. Maas power, is the twists, especially around some of her characters. There were a lot of things I haven’t seen coming, and I kept in mind one moment that just broke my hear. The last 200 pages are also kind of horrible to read if you can’t read them straight. My heart was pounding, and I was 1000 percent focus on the book because so much was happening !
I think that the only thing that I regret about this book, is that there are some chapters that are long, maybe too long. However, it’s still one of my favorite book of the year.


Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas écrit de chronique, mais je ne me voyais pas passer à côté de celle de ce livre. Ou plutôt de cette brique ! Parce que oui 800 pages ce n’est tout de même pas rien.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai d’abord eu du mal à rentrer dans l’histoire. Ce roman est très riche en personnages, lieu et histoire. On sent que Sarah J. Maas a prit le temps de construire un univers et ne s’est pas arrêté à la surface. Les premiers chapitres sont denses et si on ne reste pas concentré, difficile de tout retenir. Pas d’action non plus dès le début. On est projeté dans la vie de Bryce, cette mi-humaine mi-Fae qui a parfois du mal à trouver sa place au milieu des Vanirs “pur sangs”, ces êtres dotés de pouvoir qui se croient supérieur à la race humaine.
Voilà donc ce qui m’a rebuté au premier abord, et m’a fait arrêter le livre après seulement une centaine de pages.

« Then let the world know that my first act of freedom was to help my friends. »


Cependant, après avoir vu tous les bons avis sur ce livre et avoir écouté les conseils d’autres chroniqueuses livresques, je me suis lancé de nouveau dans l’aventure, la tête fraîche et surtout préparée à en baver au début. Pour la première fois j’ai utilisé des posts-its dans mon livre pour noter les passages les plus importants et pouvoir y revenir. Et ça a marché ! Je suis finalement rentré dans l’histoire, et j’ai beaucoup aimé.

Alors certes l’action prend du temps à se mettre en place, mais j’ai été intriguée par cette enquête que Bryce et Hunt, un ange déchu, vont devoir mener ensemble. Le système sociétale mit en place par l’autrice, avec l’ensemble de ces espèces différentes, vampire, Fae, Loup-Garous, Anges, Sirènes, Humains, est intéressant.
Nous avons plusieurs points de vue pendant cette histoire, mais les plus importantes sont ceux de Bryce et Hunt. Et on ne s’ennuie jamais avec ces deux là ! Bryce peut paraître froide au premier abord, mais elle a sû me faire sourire avec toutes les piques qu’elle n’hésite pas à lancer à l’ange déchu. Elle joue aussi beaucoup de l’image que les autres ont d’elle, et en profite pour cacher ses véritables intentions.
Hunt lui est plus sombre. L’ombre de la mort est redouté de tous, alors ce ne sont pas les amis qui courent les rues. Cependant, il s’ouvre petit à petit au lecteur, et on découvre ses blessures et ses faiblesses.

« hat blinds an oracle, Bryce Quinlan? »


Et puis il y a tous ces rebondissements ! Autant vous dire que quand vous dépassé la moitié, tout s’enchaine très vite. Il y a deux moments que je retiendrais le plus, deux moments que je n’avais absolument pas vu venir, et qui m’ont laissé sur le cul. Bravo encore à Sarah J. Maas d’avoir réussi à autant me surprendre, et de ne pas avoir peur que ses lecteurs puissent être déçu du comportement de ses personnages. Cela les rend tellement plus humains.

« Through love, all is possible. »


Il y a certes une romance dans ce livre, mais il est bien plus que cela. Pour moi c’est plus une histoire autour de la reconnaissance, d’amitié, et de reconstruction. On sent que l’autrice a plutôt voulu mettre en avant les difficultés avec lesquelles peuvent vivre ceux qui ne sont pas reconnus par la société, ceux qui sont toujours rabaissés pour ce qu’ils sont et non pas ce qu’ils font. Or comme le dit si bien Dumbledore dans Harry Potter: “Ce ne sont pas nos capacités qui déterminent ce que nous sommes, Harry, ce sont nos choix.”

Je terminerais par dire que le seul bémol de ce livre, ce sont les quelques longueurs qu’il contient. Certes beaucoup de passages servent l’histoire et nous en comprenons tout le but vers la fin, mais il y a de quoi abandonner le livre bien avant qu’il devienne intéressant.
Et si vous comptez le lire, préparez-vous à lire les 200 dernières pages d’une traite. J’en avais le coeur qui battait et je ne voulais pas lâcher mon livre, bien que j’ai été obligée de le faire car l’heure raisonnable du couché était passé.
Il ne me reste plus qu’à vous dire de foncer !

jeudi 8 août 2019

Pride, Prejudice, and Other Flavors - Sonali Dev [Blandine]



ContemporainRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
3E Narrateur: 3ème personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE Standalone


Resume
It is a truth universally acknowledged that only in an overachieving Indian American family can a genius daughter be considered a black sheep.

Dr. Trisha Raje is San Francisco’s most acclaimed neurosurgeon. But that’s not enough for the Rajes, her influential immigrant family who’s achieved power by making its own non-negotiable rules:

· Never trust an outsider

· Never do anything to jeopardize your brother’s political aspirations

· And never, ever, defy your family

Trisha is guilty of breaking all three rules. But now she has a chance to redeem herself. So long as she doesn’t repeat old mistakes.

Up-and-coming chef DJ Caine has known people like Trisha before, people who judge him by his rough beginnings and place pedigree above character. He needs the lucrative job the Rajes offer, but he values his pride too much to indulge Trisha’s arrogance. And then he discovers that she’s the only surgeon who can save his sister’s life.

As the two clash, their assumptions crumble like the spun sugar on one of DJ’s stunning desserts. But before a future can be savored there’s a past to be reckoned with...

A family trying to build home in a new land.

A man who has never felt at home anywhere.

And a choice to be made between the two.


Après avoir adoré le film Orgueil et Préjugé, mais en ayant eut du mal à lire l’oeuvre originale de Jane Austen, je me suis laissée tentée par cette réécriture, et j’ai été positivement surprise.

En effet, le premier point que j’ai adoré, c’est que dans ce livre les personnages phares sont inversés. Elizabeth Bennet devient DJ Caine, un cuisinier qui tente de se faire sa place aux Etats-Unis, après avoir quitté la France pour rejoindre sa soeur. Mr Darcy, devient quant à lui Trisha Raje, une doctoresse de renom qui a dû mal à se refaire une place auprès de sa famille qu’elle a un peu mit de côté pour son travail.

Cette réécriture singulière a vraiment su me convaincre. Cela permet en effet de prendre de la distance avec l’oeuvre originelle, et de donner plus de liberté au roman. Nous n’avons pas l’impression de relire un copié collé, mais bien de découvrir une nouvelle histoire avec ses propres rebondissements, tout en retrouvant quelques clins d’oeils avec les péripéties de Darcy et Elizabeth.

Le roman est complètement plongé dans notre monde moderne et ses problèmes. La lutte de Trisha pour retrouver la confiance de sa famille, l’envie des femmes de s’épanouir dans leur travail, la maladie et les combats à mener pour vivre avec…
Les deux personnages principaux sont magnétiques et très intéressants. Elle, qui partait au premier abord très froide mais se dévoile au fur et à mesure, et lui, qui doit faire face aux obstacles que la société lui met dans les pieds à cause de sa couleur de peau.
En plus de ma trame principale, des petits histoires annexes s’y ancrent et nous divertisse un peu plus. Le début est un peu long à se mettre en place, mais par la suite, plus rien n’a arrêté ma lecture.

Je vous recommande donc ce livre, en particulier si vous aimez l’oeuvre originale ou son adaptation cinématographique.

mardi 16 juillet 2019

Phoenix Unbound- Grace Draven [Blandine]



FantaisieRoman Historique

VO Lu en VO
NVF Non traduit
3E Narrateur: 3ème personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Dragon Unleashed (tome compagnon)


Resume
A woman with power over fire and illusion and an enslaved son of a chieftain battle a corrupt empire in this powerful and deeply emotional romantic fantasy from the USA Today bestselling author of Radiance.

Every year, each village is required to send a young woman to the Empire's capital--her fate to be burned alive for the entertainment of the masses. For the last five years, one small village's tithe has been the same woman. Gilene's sacrifice protects all the other young women of her village, and her secret to staying alive lies with the magic only she possesses.

But this year is different.

Azarion, the Empire's most famous gladiator, has somehow seen through her illusion--and is set on blackmailing Gilene into using her abilities to help him escape his life of slavery. And unknown to Gilene, he also wants to reclaim the birthright of his clan.

To protect her family and village, she will risk everything to return to the Empire--and burn once more.


Ce livre m’a donné bien du fil à retordre, et en prenant du recul, difficile de faire un résumé cohérent de mon ressenti lors de cette lecture, car je suis passé par diverses émotions pas toujours liées.

Ce roman de fantaisie se déroulant dans un monde similaire au monde romain, nous plonge dans la vie de Gilene et Azarion, deux personnes aux passés très différents, mais souffrant tous deux de la cruauté de l’Empire. Azarion par un jeu du destin, va pousser Gilene a l’aider à s’évader en utilisant la magie qui lui permet chaque année de survivre au bûcher que l’Empire organise chaque année. Ce qu’il ne va pas lui dire, c’est qu’il va l'entraîner avec lui dans sa fuite, risquant leurs vies pour retrouver les siens et récupérer ce qui lui revient de naissance.

Le tout début du roman est assez palpitant. On se retrouve dans un colisé au milieu des gladiateurs, avec une Gilene plus résolu que jamais de s’évader une nouvelle fois du bûcher sous la barbe de l’Empire. L’autrice n’est pas tendre avec ses personnages, et elle dépeint un monde cruel et sanguinaire où chacun essaie de survivre aux dépens parfois de la vie des autres. Elle nous donne d’abord peu d’indice sur la vie des personnages et sur cet Empire, mais l’action nous permet de rentrer rapidement dans la lecture, et les informations qu’elle nous donne petit à petit nous aide à comprendre les agissements de chaque personnage.

« She sat down on her side of the blankets and pulled off her borrowed slippers, wondering whether anyone would question things if Valdan was found dead of suffocation the next morning. »


Cependant, ce premier éclat de début de roman s’est très vite essoufflé lorsque Azarion et Gisele s’enfuient de la capitale et partent sur les routes. J’ai trouvé que la magie était beaucoup trop présente, et s’exprimait parfois de manière trop brusque, et sans réel apport pour la suite du roman. De plus, en quelques pages, les deux personnages vont se faire attaquer coup sur coup, et chaque combat va se dérouler un peu trop rapidement. A ce moment là, je commençais à perdre l’envie de lire la suite du roman. Heureusement, à la moitié les choses changent et j’ai commencé à découvrir le véritable potentiel de cette histoire.

J’ai aimé la façon dont la magie (à partir de la moitié du roman hein), est incorporé dans cet univers. Elle est dépeinte par certains peuples comme une bénédiction, et par les autres comme une malédiction. Azarion et Gilene ont d’ailleurs deux comportements complètement radicaux face à cette dernière. Gilene, qui est porteuse de ce don, le déteste, car il l’oblige à subir les sévices de l’Empire tous les ans afin de sauver les autres femmes de son village. Il était très intéressant de voir comme elle rejetait ce don, et la façon dont Azarion va lui ouvrir les yeux sur les responsabilités qu’elle pensait devoir endosser.
On découvre d’ailleurs avec plus d'ampleur ce deuxième personnage dès la seconde partie du roman, et je dois dire que je l’ai d’autant plus aimé. Fort, et sauvage, mais aussi réfléchit et protecteur.

« Azarion’s assurances of his disinterest in her were both a comfort and, in an odd way, an insult. »


Vous imaginez bien qu’une romance va s’installer petit à petit. Elle reste cependant en second plan, laissant l’action prendre le dessus. Ce standalone en regorge, et bien qu’il ne comporte pas sept cent pages, il contient tout ce qu’il faut pour démarrer et conclure une histoire sans me procurer un sentiment de manque. La fin apporte des réponses à toutes mes questions mais n’en ait pas non plus trop ouverte. L’autrice a d’ailleurs réussi à me surprendre avec la tournure de certains évènements.

C’est donc sur une bonne note que j’ai terminé ma lecture, et je ne retiens que du bien de ce roman. J’ai d’ailleurs vu qu’un tome companion sur d’autres personnages accompagnait ce dernier, je pense donc le lire d’ici peu.

mercredi 6 mars 2019

The Kiss Quotient - Helen Hoang [Blandine]



ContemporainRomance

VO Lu en VO
VF Titre en : The Kiss Quotient
1I Narrateur: 1iere personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: The Bride Test


Resume
Stella Lane thinks math is the only thing that unites the universe. She comes up with algorithms to predict customer purchases — a job that has given her more money than she knows what to do with, and way less experience in the dating department than the average thirty-year-old.

It doesn't help that Stella has Asperger's and French kissing reminds her of a shark getting its teeth cleaned by pilot fish. Her conclusion: she needs lots of practice — with a professional. Which is why she hires escort Michael Phan. The Vietnamese and Swedish stunner can't afford to turn down Stella's offer, and agrees to help her check off all the boxes on her lesson plan — from foreplay to more-than-missionary position...

Before long, Stella not only learns to appreciate his kisses, but to crave all the other things he's making her feel. Soon, their no-nonsense partnership starts making a strange kind of sense. And the pattern that emerges will convince Stella that love is the best kind of logic...


Ce livre avait fait un vrai buzz sur la toile livresque à sa sortie, mais j’étais passé à côté à cause de ma panne lecture. J’ai finalement décidé de plonger dans cette romance contemporaine, et j’ai été agréablement surprise.

Ici, nous faisons la rencontre de Stella, une jeune femme atteinte d’autisme Asperger. Elle a une routine bien ficelée, n’aime pas les contacts humains, et a du mal à s’intégrer socialement dans la société. Son travail, c’est toute sa vie. Cependant, alors que ses parents n’arrêtent pas de lui demander quand est-ce qu’ils auront des petits enfants, Stella va commencer à s’intéresser au sexe opposé. Mais il y a un mais, ses précédentes relations ont été un fiasco. Elle décide alors de s’offrir les service d’un escort, Michael, afin que ce dernier l’aide à être à l’aise dans une relation …. mais il va lui apporter bien plus.
« She had a disorder, but it didn’t define her. She was Stella. She was a unique person »

Ce qui fait l’essence de ce livre, ce sont ses personnages.
Stella est très attachante de par sa différence. Je n’avais pas lu le résumé en premier lieu, et j’ai aimé découvrir son autisme bien après le premier quart du livre. Cela m’a permi de comprendre tout de suite que cet autisme était surtout une étiquette que l’on mettait sur les gens, et qu’avec cette dernière, on se disait qu’ils étaient totalement différent. Certes Stella a quelques problèmes socialement, elle est très franche et ne se rend pas compte que certaines choses ne se disent pas ou tout du moins pas sans les formes. Cependant, elle est comme vous et moi sur bien d’autres aspects. Avant ce livre, j’avais quelques préjugés sur l’autisme. Cette lecture m’a permi de les éliminer de voir les autistes différents, et pour cela j’en remercie l’autrice (d’ailleurs j’ai apprécié ses remerciements à la fin du roman, ils apportent encore une autre dimension au roman).
«All the things that make you different make you perfect. »

Michael a aussi une place importante dans ce livre, car il nous livre sa voix et ses pensées durant bien des chapitres. Il est très touchant, de part sa tendresse, de l’écoute qu’il accorde à Stella, et ce qu’il est prêt à faire pour le bien être de sa famille. Il a aussi ses faiblesses, ce qui le rend merveilleusement plus humain. En parlant de sa famille, elle apporte du dynamisme au roman, et contrebalance la romance. Oui j’aime la romance, mais je dois dire qu’à un moment dans l’histoire, je m’en suis un peu lassée. Bien que cette dernière ne soit pas parfaite et simple, lorsque les deux personnages finissent pas se trouver, les choses deviennent presque trop simples pendant plusieurs chapitres, et cela était devenu presque trop facile par rapport à ce qui les avait séparé jusque là.
« When you love someone, you fight for them in every way you know how. »

Je reste cependant très contente de ma lecture. C’est une romance dont je me souviendrais pendant un moment.

samedi 16 février 2019

Unmarriageable - Soniah Kamal [Blandine]



ContemporainRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
3E Narrateur: 3ème personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE Standalone


Resume
A scandal and vicious rumor concerning the Binat family have destroyed their fortune and prospects for desirable marriages, but Alys, the second and most practical of the five Binat daughters, has found happiness teaching English literature to schoolgirls. Knowing that many of her students won’t make it to graduation before dropping out to marry and have children, Alys teaches them about Jane Austen and her other literary heroes and hopes to inspire the girls to dream of more.

When an invitation arrives to the biggest wedding their small town has seen in years, Mrs. Binat, certain that their luck is about to change, excitedly sets to work preparing her daughters to fish for rich, eligible bachelors. On the first night of the festivities, Alys’s lovely older sister, Jena, catches the eye of Fahad “Bungles” Bingla, the wildly successful—and single—entrepreneur. But Bungles’s friend Valentine Darsee is clearly unimpressed by the Binat family. Alys accidentally overhears his unflattering assessment of her and quickly dismisses him and his snobbish ways. As the days of lavish wedding parties unfold, the Binats wait breathlessly to see if Jena will land a proposal—and Alys begins to realize that Darsee’s brusque manner may be hiding a very different man from the one she saw at first glance.


J’avais commencé ce livre dans sa version numérique, mais je me suis vite empressée d’acheter sa version papier, parce que je savais que ce ne serait pas la seule fois où je le lirais.

Cette réécriture d’Orgueil et Préjugé se déroule dans notre monde moderne, et au Pakistan. Je n’ai jamais réussi à lire le livre de Jane Austen, à cause de son écriture trop historique, et pas assez rythmée. Cependant, j’avais découvert son oeuvre avec le film qui en avait été tiré, et j’avais complètement craqué pour les personnages d’Elisabeth et Mr Darcy. Vous vous imaginez donc pourquoi j’ai tout de suit aimé cette réécriture.
Tout d’abord je trouve qu’elle est bien plus fidèle à l’oeuvre, que d’autres roman qui ont prétendu à la même chose. Nous retrouvons l’ensemble des personnages, et bien que leurs noms aient changés, il est assez facile de les identifier. De plus, on retrouve l’ensemble des événements principaux dans la trame de l’histoire. Certes, cela nous gâche tout suspens possible, mais j’ai trouvé qu’il était encore plus intéressant de voir comment l’autrice avait adapter chacun d’eux à notre monde moderne.

Le contexte moderne et le lieu choisi par l’autrice apporte beaucoup à l’histoire. On parle ici de téléphone, d’internet, de voitures, et pourtant les sujets principaux abordés par Jane Austen s’adapte à ce que vivent certaines femmes dans des pays d’aujourd’hui. Alys est le deuxième fille d’une famille destituée de sa richesse. Elle aide sa famille à subvenir à ses besoins grâce à son travail d’enseignante, mais elle ne le fait pas seulement pour gagner un salaire à la fin du mois. Elle aime enseigner aux jeunes femmes de son pays. Elle est cependant attristée de voir la plupart de ces jeunes prodiges arrêter toute étude lorsqu’elles sont mariée, afin de s’occuper de la maison, et suivre les directions de leur mari.
Alys est un personnage attachant. J’ai aimé qu’elle soit forte tête, et qu’elle n’ait pas honte de ne pas respecter l’ensemble des codes que la société d’aujourd’hui lui impose. Sa famille est aussi très intéressante. Chacune des soeurs a une personnalité très différentes: l’une est dévergondée, très pieuse, et l’une d’elle est aussi un peu ronde, ce qui lui vaut les moqueries des autres. Chacune voit et vit le monde différent, et c’était très instructif et divertissant de les voir évoluer dans ce livre, même si parfois l’autrice a exagéré certains de leur trait de caractère.

Pour finir, j’ai une nouvelle fois craqué pour cette histoire d’amour atypique, et pour Darsee. Nous avons de plus accès à ses pensées dans certaines scènes du livre, et cela apporte une autre perspective à la romance. Mon seul petit bémol, serait de ne pas l’avoir assez vu dans ce livre. La fin m’a semblé un petit peu précipitée, et n’a pas eu autant d’impact que lorsque je regarde le film.
Je vous recommande néanmoins cette réécriture, la plus fidèle que j’ai pu lire, mais aussi celle qui donne une autre perspective à l’histoire en se déroulant au Pakistan.

dimanche 13 janvier 2019

One day in december - Josie Silver [Blandine]



ContemporainRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
3E Narrateur: 3ème personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE StandAlone


Resume
Two people. Ten chances. One unforgettable love story.

Laurie is pretty sure love at first sight doesn't exist anywhere but the movies. But then, through a misted-up bus window one snowy December day, she sees a man who she knows instantly is the one. Their eyes meet, there's a moment of pure magic...and then her bus drives away.

Certain they're fated to find each other again, Laurie spends a year scanning every bus stop and cafe in London for him. But she doesn't find him, not when it matters anyway. Instead they "reunite" at a Christmas party, when her best friend Sarah giddily introduces her new boyfriend to Laurie. It's Jack, the man from the bus. It would be.

What follows for Laurie, Sarah and Jack is ten years of friendship, heartbreak, missed opportunities, roads not taken, and destinies reconsidered. One Day in December is a joyous, heartwarming and immensely moving love story to escape into and a reminder that fate takes inexplicable turns along the route to happiness.


One Day in December était un livre que j’avais noté sur ma wish List dès sa sortie, d’une part parce qu’il semblait tout à fait adapté à la saison, et parce que le résumé de la romance m’avait interpellé.

Cette histoire se déroule sur de nombreuses années. Un soir de Décembre, deux jeunes gens se croisent d’une regard, et ont un coup de foudre. L’une est assise dans le bus, l’autre à l’arrêt, mais il n’aura pas le temps de monter à bord. Pendant un an, Laurie écume la ville à la recherche de l’inconnu. Cependant, lorsqu’elle le retrouve enfin, c’est au bras de sa meilleure amie.

« Despite the fairy-tale snowstorm out there, this isn’t Narnia. This is London, real life, where hearts get kicked and bruised and broken, but somehow they still keep beating. »


Ma première appréhension lors de ma lecture, était que le roman soit trop décousu. Mes peurs ont rapidement été balayée par l’auteure qui a réussi à retranscrire les moments importants dans la vie de nos trois personnages; Laurie, sa meilleure amie Sarah, et Jack. Au fur et à mesure que les années passaient, je n’avais pas l’impression de rater des évènements marquants de leur vie, et ainsi de ne plus vraiment les connaître. J’ai trouvé le fait de les suivre ainsi très intéressant, car nous ne sommes pas seulement focalisé sur le triangle amoureux: nous découvrons les conséquences de leurs choix concernant leur mode de vie, leur parcours professionnel, leur vie de famille....

Je me suis rapidement attaché aux différents personnages. Nous avons accès aux voix de Laurie et Jack, mais Sarah, et les autres personnages qui vont intervenir dans leurs vies sont tout aussi intéressants. Ils ne sont pas lisses, ni trop parfait, ils ont chacun des défauts différents et qui les rendent finalement plus réels. Laurie a cette timidité et cette peur de faire certains choix qui m’a fait pensé à moi. Jack est loyal, il réussi professionnellement, mais la vie ne va pas toujours lui sourire. Sarah, bien qu’elle m’ait apparu un peu trop snob à certains moments, fini par se dévoiler au fur et à mesure du roman, et on retrouve la Sarah des débuts, pleine de sourires et de joie.

« I know how painful it can be letting someone you think you love go, but that I don’t believe there’s only one person in the world for each of us. It’s too fanciful, too limiting. »


La romance est comme je les aime. Pas simple, légèrement torturée, mais finalement belle. J’ai beaucoup aimé le message transmis par l’auteure à la fin: “Parfois on peut être fait pour être ensemble, mais il se peut qu’on ne se rencontre pas au bon moment”. On se rend compte que ce n’est pas seulement le fait que Laurie et Jack n’aient pas pu se parler le jour de leur coup de foudre, qui les a empêcher d’être ensemble. S'ils avaient pu échanger leur numéro de téléphone, leur histoire n’aurait peut être pas duré car ils n’étaient peut être pas assez mûres tous les deux pour que leur couple fonctionne correctement. Ces années qu’ils ont expérimentés avec d’autres personnes, tout en se voyant de temps en temps, leur a permi d’apprendre à se connaître eux-même, et d’être réellement prêt à accueillir l’autre dans leur vie.

« You tread lightly through life, but you leave deep footprints that are hard for other people to fill. »


Ce fut donc une très bonne lecture pour ma part. Si vous lisez en VO, je vous la recommande car on est loin du nian-nian, et des triangles amoureux qui tournent en rond et où l’un des personnages n’arrive pas à faire ses choix.

mardi 8 janvier 2019

The accidental beauty queen - Teri Wilson [Blandine]



ContemporainRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
1I Narrateur: 1iere personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE StandAlone


Resume
Charlotte Gorman loves her job as an elementary school librarian, and is content to experience life through the pages of her books. Which couldn’t be more opposite from her identical twin sister. Ginny, an Instagram-famous beauty pageant contestant, has been chasing a crown since she was old enough to enunciate the words world peace, and she’s not giving up until she gets the title of Miss American Treasure. And Ginny’s refusing to do it alone this time.

She drags Charlotte to the pageant as a good luck charm, but the winning plan quickly goes awry when Ginny has a terrible, face-altering allergic reaction the night before the pageant, and Charlotte suddenly finds herself in a switcheroo the twins haven’t successfully pulled off in decades.

Woefully unprepared for the glittery world of hair extensions, false eyelashes, and push-up bras, Charlotte is mortified at every unstable step in her sky-high stilettos. But as she discovers there’s more to her fellow contestants than just wanting a sparkly crown, Charlotte realizes she has a whole new motivation for winning.


Les commentaires plus élogieux les uns que les autres, le résumé promettant une jeune femme grande lectrice, et une couverture aux couleurs vives et chaleureuses, m’ont rapidement convaincu de lire ce livre. Des problèmes avec la livraisons ont retardés cette dernière mais dès que je l’ai eu entre les mains il n’a pas fait long feu, et je l’ai dévoré en deux jours.

Dans cette romance contemporaine nous faisons la rencontre de Charlotte, une jeune libraire qui se complait dans son métier, et qui vit plus dans les livres que dans notre réalité. Elle va se retrouver propulser dans un monde à des années lumières du sien lorsqu’elle va devoir prendre la place de sa soeur jumelle dans un concours beauté, et tout ne va pas se passer comme les deux soeurs l’avaient prévu.

Ce livre avait beau être court, il m’a conquise du début à la fin. Tout d’abord, Charlotte est une libraire, et adore avoir un livre à la main, je me suis donc totalement reconnue en elle. De plus, l’auteure fait beaucoup référence à Harry Potter, une des saga préférées de Charlotte, mais aussi connu du personnage masculin du roman (oui, oui je garde le secret de son nom :) ), et ça, je ne pouvais qu’approuver ! Ce n’est d’ailleurs pas le seul roman qu’il a lu, donc vous pouvez comprendre pourquoi je suis tombée amoureuse de lui !

La romance est clichée et rapide, mais pour une fois cela ne m’a pas arrêtée. En effet, le roman va bien plus loin qu’une simple romance. Il aborde plusieurs thèmes dont celui de la beauté intérieure et extérieure. Charlotte oppose beaucoup les deux au début de notre lecture, car elle se sent comme le vilain petit canard à côté de sa soeur qui a l’habitude de rayonner sur les podium. Cependant, elle va se rendre compte qu’elle se met des barrières toute seule, et qu’elle n’a rien à envier à sa soeur.

Elle qui avait toujours déprécier les concours de beauté, en se demandant comment des femmes pouvaient avoir envie d’être jugées sur leur physique, en prenant part à ce concours, elle va découvrir qu’il s’agit de bien plus qu’un concours de “beauté”, et que des amitiées pouvaient se former entre les participantes. Je pense que cet aspect est sans doute un peu romancée, et que tout se ne passe pas toujours comme décrit lors des concours (notamment la présence de rivalités), mais j’ai trouvé intéressant le choix de l’auteure de mettre en avant ce type d'événement, pas toujours abordé dans les livres que je lis.
Enfin, ce livre parle de la relation entre ces deux soeurs jumelles, qui ne se connaissent plus vraiment. Elles pensent tout savoir sur l’autre mais se rendent finalement compte qu’il ne s’agit que de préjugés sur les activités et la façon d’être de l’autre. Elles vont passer par des phases de déni et de réalisation différents, mais la roman finit sur une note très positive.

Bref, ce fut une très bonne lecture doudou que je recommande vivement !

dimanche 30 décembre 2018

Le livre perdu des sortilèges - Deborah Harkness [Blandine]



FantastiqueRomance

VO Lu en VO
VF Titre en Français: Le livre perdu des sortilèges
1I Narrateur: 1iere personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: L'école de la Nuit


Resume
Diana Bishop a renoncé depuis longtemps à un héritage familial compliqué pour privilégier ses recherches universitaires, une vie simple et ordinaire. Jusqu’au jour où elle emprunte un manuscrit alchimique : l’Ashmole 782. Elle ignore alors qu’elle vient de réveiller un ancien et terrible secret – un secret convoité par de nombreuses et redoutables créatures. Dont Matthew Clairmont. Un tueur, lui a-t-on dit. Malgré elle, Diana se retrouve au coeur de la tourmente.


Cette saga, j’en ai entendu parlé depuis quelques années, mais je n’avais encore jamais osé me plonger dans ce pavé, à cause d’avis parfois mitigés. La sortie récente de la série télévisée (que je n’ai d’ailleurs pas encore visionné) a fini par me décider à tenter la lecture du premier roman…. et j’ai été bien loin d’être déçue !

« As fast as I can tell there are only two emotions that keep the world spinning year after year...One is fear. The other is desire. »


On retrouve dans ce livre beaucoup de créatures qui ont bercés mon adolescences et que j’avais perdu de vue depuis quelques temps. Des vampires, des sorcières, et des démons. Au début de ma lecture, j’avais peur de tomber dans les clichés du genre, mais finalement, j’ai été agréablement surprise par la qualité de l’histoire imaginé par l’auteure. L’univers dépeint, bien que se déroulant dans notre monde actuel, est complexe à souhait. On ne touche qu’à une infime partie de ce dernier dans ce premier tome, car nous ne sommes introduit qu’à quelques représentants de chaque espèce et que nous n’avons pas accès à l’ensemble de leur histoire, mais j’ai senti tout le potentiel que pourrait avoir les suites. Nous avons aussi des réponses à certaines de nos questions, ce qui m’a évité d’être trop frustrée (oui parce que je l’ai quand même été un peu!).

Je ne vais pas vous cacher que le début du roman est assez lent, et que l’action ne se déroule que très sporadiquement et plutôt vers la fin. Cependant, au vu de l’univers présenté par l’auteur, quelques pages n’auraient pas suffit pour nous introduire ce dernier correctement. Je peux néanmoins comprendre ceux qui ont lâché cette lecture assez rapidement, car il m’a moi-même fallu presque 3 semaines pour lire cette petite brique.
Du temps, c’est aussi ce qu’il nous faut pour apprendre à connaître les personnages, et en particulier Diana et Matthew. J’ai aimé la personnalité de Diana, et surtout son envie de réussir par ses propres moyens. C’est une littéraire qui aime se plonger dans la lecture d’anciens manuscrits pendant des heures de façon à mieux connaître ses aînés. Elle n’en est pas cependant moins une femme sportive, qui aime profiter du plein air à Oxford. Il y a beaucoup de mystère autour d’elle et de son héritage, mais malgré tout ce qui va lui arriver, elle ne devient pas une femme irréfléchie qui se pense surhumaine, ou une demoiselle en détresse sursautant au moindre bruit. On jongle entre ses forces et faiblesse, et j’ai trouvé qu’elle reste très fidèle à elle-même du début à la fin du roman, en espérant que ce sera le cas sur la suite de la saga.

« My ideas about vampires may be romantic, but your attitudes toward women need a major overhaul. »


Passons à Matthew: son côté très autoritaire qui vire parfois au machisme, donne vraiment l’impression qu’il vit depuis des années et qu’il a connu les siècles où les rois et reines gouvernaient la France. Il est assez imprévisif, et la comparaison que l’auteure ne cesse de faire avec les agissements des loups lui confère une réelle nature vampirique.
Ce qui a été ma plus grande joie et un de mes regrets, c’est la romance entre les personnages. Je l’ai trouvé un peu précipité, et trop vive. Matthew et Diana semblent totalement épris l’un de l’autre au point de pouvoir risquer leur vie pour l’autre, en moins de 200 pages. J’aurais aimé que les obstacles qui vont venir se placer en travers de leur route remette en doute cet amour et que seul le temps n’ancre ces sentiments aussi profondément. Heureusement, tout ne va pas être de tout repos pour les deux amants, mais j’espère que la suite donnera du fil à retordre à leurs sentiments, au risque de m’ennuyer fortement de cette histoire d’amour.

« I would rather have had this moment with you—just this one night—than centuries with someone else… »


Pour résumé, c’est donc un premier tome que je vous recommande si vous n’avez pas peur de quelques petites longueures et que vous avez envie de retrouver un monde - plutôt adulte que YA - où prospèrent les sorcières, vampires et démons.

dimanche 2 septembre 2018

Sleepless in Manhattan - Sarah Morgan [Blandine]



ContemporainRomance

VO Lu en VO
VF Titre en VF : Nuit Blanche à Manhattan
3E Narrateur: 3eme personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: Sunset in Central Park


Resume
Un nouveau projet, une nouvelle vie, et le ciel de Manhattan pour seule limite.
Meme si l'entreprise d'evenementiel qu'elle vient de lancer avec ses deux meilleures amies est encore au point mort, Paige veut y croire. Mieux, elle a un plan ne plus jamais laisser la peur de l'echec la paralyser, manger sainement et se tenir aussi loin que possible de Jake Romano - mieux connu sous le nom de Celui qui lui brisa le coeur . A partir d'aujourd'hui, Paige ne pense plus au passe, seulement a l'avenir. Sauf que, des sa premiere commande, son passe et son avenir se telescopent violemment.


Après avoir lu la saga de livres compagnon de Sarah Morgan se déroulant dans des paysages naturels au milieu de montagnes et du ski, j’avais envie de retrouver la plume de l’auteure, cette fois-ci au beau milieu des grattes ciels de New York. C’est donc tout naturellement que j’ai commencé ce premier tome, pour y découvrir une romance pimentée et toute mignonne à la fois.

Nous faisons la connaissance de Paige, une jeune femme qui a toujours mit tout son coeur dans son travail, en organisant les plus beaux évènements pour les clients de son entreprise. Cependant, lorsque cette dernière lui demande de prendre congé, elle se retrouve perdue et déconcerté, ne sachant où et pour qui travailler par la suite. Alors quand Jake, le meilleur ami de son frère et ancien crush, lui lance le défis de monter sa propre entreprise avec ses deux meilleures ami, Paige va tout faire pour lui montrer qu’elle peut y arriver, et surtout SANS lui !

« You plan every step of your life, but sometimes you have to let life happen. Change is always unsettling, sometimes scary, but you have to let go. Take a risk. Risk can be fun. »


Une nouvelle fois dans son roman, Sarah Morgan donne vie à des personnages qui deviennent presque réels en quelques pages. En quelques phrases, elle nous fait découvrir toutes leurs nuances de caractères et les évènements qui les ont marqués et forgés, afin que nous puissions mieux nous les imaginer. Et ça fonctionne ! Pas besoin de quarantes pages pour s’attacher à Paige et à son envie d’indépendance vis-à-vis de son frère et de sa famille, tout comme à Franckie et Eva, ses amies qui feront sûrement l’objet de prochains romans.

« Failure is a part of life. Success teaches you nothing, but failure teaches you resilience. It teaches you to pick yourself up and try again. »


Ce qui m’a plu chez Paige, ce sont les nombreux points que nous avons en commun. Comme elle j’adore m’organiser avec de multiples TODO listes, et j’ai toujours eut une peur bleue de l’inconnue. J’ai donc tout de suite compris pourquoi elle était si bouleversée après la perte de son travail et son stress à l’idée de monter sa boite. IL s’agit d’un sujet très intéressant qui est peu souvent abordé dans les livres que je lis, et je trouve qu’il colle très bien au livre avec en toile de fond New York et sa vie super active. J’ai d’ailleurs trouvé que l’équilibre entre la romance et le sujet entrepreneuriale était très bien trouvé, et permettait à la romance de ne pas devenir trop nian-nian.

« The dream was on hold. It wasn't dead. »


Concernant Jake, je l’ai trouvé un peu cliché. C’est un homme qui n’est parti de rien, a été adopté, et qui après avoir trimé comme un fou a monté sa boite. Maintenant il est très riche et passe de femme en femme…. Bref vous voyez de qui je veux parler…. Heureusement, je ne me suis pas focalisé sur cet aspect un peu plus cliché du roman car les nombreuses joutes verbales entre Paige et lui m’en ont détourné. Elles amènent du peps à la lecture, et un peu de surprise car on ne sait jamais lequel va commencer et comment cela va se terminer.

Ce fut donc une bonne lecture doudou, avec une romance fort sympathique !

jeudi 23 août 2018

I've got your number - Sophie Kinsella [Blandine]



New AdultRomance

VO Lu en VO
N=VF Titre en VF: Poppy Wyatt est un sacré numéro
1I Narrateur: 1iere personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE Romance Standalone


Resume
I’ve lost it. :( The only thing in the world I wasn’t supposed to lose. My engagement ring. It’s been in Magnus’s family for three generations. And now the very same day his parents are coming, I’ve lost it. The very same day! Do not hyperventilate, Poppy. Stay positive :) !!

Poppy Wyatt has never felt luckier. She is about to marry her ideal man, Magnus Tavish, but in one afternoon her “happily ever after” begins to fall apart. Not only has she lost her engagement ring in a hotel fire drill but in the panic that follows, her phone is stolen. As she paces shakily around the lobby, she spots an abandoned phone in a trash can. Finders keepers! Now she can leave a number for the hotel to contact her when they find her ring. Perfect!

Well, perfect except that the phone’s owner, businessman Sam Roxton, doesn’t agree. He wants his phone back and doesn’t appreciate Poppy reading his messages and wading into his personal life.

What ensues is a hilarious and unpredictable turn of events as Poppy and Sam increasingly upend each other’s lives through emails and text messages. As Poppy juggles wedding preparations, mysterious phone calls, and hiding her left hand from Magnus and his parents . . . she soon realizes that she is in for the biggest surprise of her life.


Cette chronique sera sans doute un peu différente des autres car j'ai "lu" ce livre avec sa version audio. Mon choix de cette romance fait suite aux conseils de la chaine Yotuube Bookables, qui nous disait adorer la version audio de tous les livres de Sophie Kinsella. Je me suis donc lancée et j'ai A-DO-RE !!

Ici nous suivons Poppy Wyatt une jeune femme dans la trentaine qui vient de perdre sa bague de fiançailles. Un bijoux de la famille Tavish transmis de génération en génération ! Déjà qu'elle n'est pas très apprécié de sa belle-famille, alors si elle leur apprend qu'elle vient de perdre sa bague alors qu'elle fêtait son enterrement de vie de jeune fille dans un hôtel de la ville. Pour ne rien ajouter, elle va se faire voler son téléphone portable. Heureusement, dans son malheur elle trouve un téléphone dans une poubelle de l'hôtel et décide que tout ce qui est jeté est de bien public. Elle se l'approprie donc et donne ce nouveau numéro aux employés de l'hôtel pour qu'ils la contactent quand ils retrouveront sa bague. Cependant, ce n'est pas au goût de Sam Roxton, un businessman de l'entreprise à laquelle le téléphone appartenait avant que sa secrétaire de ne le jette à la poubelle. Va s'en suivre de nombreux échanges de messages, mails et téléphoniques.

« What is love? No one knows what love is, exactly. No one can define it. No one can prove it. »


La voix de la narratrice combiné à l'humour que Sophie Kinsella a mit dans son écriture et dans son personnage de Poppy donne un cocktail explosif de rire ! Je n'ai pas arrêté de sourire lors de ma lecture. Je me souviens même de la première fois où j'ai rit sur "Mr Yamasaki, Mr Yamasaki...." (ceux qui liront ou même écouteront le livre audio seront de quoi je parle!).

La force de Sophie Kinsella, c'est que même lorsque Poppy est stressée ou dans une situation difficile, elle arrive à nous faire sourire en nous dévoilant les pensées de son personnage. Je crois que le résumé du livre en est un très bon exemple d'ailleurs.

« If it's in the bin, it's public property. »


Le personnage de Poppy devient très vite attachant. Elle est parfois un peu gauche, ne réfléchit pas toujours à ce qu'elle dit ni aux conséquences de ce qu'elle fait même lorsque cela part d'une bonne intention. Cela nous conduit à de scènes assez cocasses et très divertissantes. Elle a aussi ce petit côté que je connais bien: celui de toujours vouloir plaire à tout le monde, ou en tout cas de ne jamais décevoir ceux qu'elle côtoient. Ce côté bon samaritin va souvent lui jouer des tours, et c'est ce que Sam ne va pas manquer de lui dire.

Cette relation via un téléphone "partagé" ressemble à une relation épistolaire à l'ère moderne. Poppy ressent l’excitation de ne pas connaitre la personne avec laquelle elle partage parfois ses secrets. Elle croise Sam au début du roman, elle n'a donc pas à imaginer à quoi il ressemble mais elle s'imagine chaque fois ce qu'il est en train de faire quand elle le contact. Rapidement, elle va apprécier l'idée d'avoir toujours quelqu'un avec elle, à porté de coup de téléphone. Elle se sent moins seule dans son quotidien, en particulier lorsqu'elle est dans sa belle-famille (et on comprend rapidement pourquoi).

« There are moments in life that the white-chocolate Magnum ice cream was invented for, and this is one of them. »


Alors que Sam est un étranger et nous parait à premier abord très froid et distant, il va se révéler au fur et à mesure du roman. Sophie Kinsella nous démontre par bien des égards que la première impression n'est pas toujours la bonne, et qu'il faut toujours apprendre à connaitre la personne avant de la juger. Poppy va en faire les frais, car alors qu'elle pensait aider Sam, elle va lui compliquer la vie et le travail.

Vous l'aurez comprit, j'ai passé un très bon moment avec cette écoute. Pour une fois cela fait du bien de ne pas lire un Young Adult et de se retrouver avec des personnages plus matures même si cela ne veut pas toujours dire qu'ils sont plus sérieux.

vendredi 11 mai 2018

Pestilence - Laura Thalassa



FantastiqueRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
1I Narrateur: 1iere personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: War


Resume
They came to earth—Pestilence, War, Famine, Death—four horsemen riding their screaming steeds, racing to the corners of the world. Four horsemen with the power to destroy all of humanity. They came to earth, and they came to end us all.

When Pestilence comes for Sara Burn’s town, one thing is certain: everyone she knows and loves is marked for death. Unless, of course, the angelic-looking horseman is stopped, which is exactly what Sara has in mind when she shoots the unholy beast off his steed.

Too bad no one told her Pestilence can’t be killed.

Now the horseman, very much alive and very pissed off, has taken her prisoner, and he’s eager to make her suffer. Only, the longer she’s with him, the more uncertain she is about his true feelings towards her … and hers towards him.

And now, well, Sara might still be able to save the world, but in order to do so, she'll have to sacrifice her heart in the process.


C'est un peu par hasard que j'ai découvert ce livre. Ce sont les suggestions d'Amazon qui m'ont fait tourner la tête quand j'ai vu la couverture du roman. Les avis n'étaient pas négatifs, bien que parfois mitigés, et l'histoire promettait d'être différente de ce que je lisais dernièrement. J'ai donc foncé tête baissée dans le roman, sans en attendre beaucoup de choses.


La terre a subit l'apocalypse il y a quelques années. Ce sont les cavaliers de l'apocalypse, envoyés par Dieu, qui ont saccagés le monde tel que nous le connaissons. Sara a dû radicalement changer de vie. Elle qui faisait ses études dans la littérature anglaise, elle s'est réorienté pour devenir pompier et aider son prochain à survivre à cette attaque surnaturelle. Après avoir fait tant de ravages, les guerriers ont disparu, ce qui a donner aux Hommes un peu de répis. Cependant, la réapparition de Pestilence, et de la peste qu'il propage, n'annonce rien de bon pour la race humaine.

« I came to conquer this land and its people, but instead, one of its people conquered me. »


Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas plongé dans un post-apocalytique, et j'ai retrouvé un univers que j'apprécie, non pas pour la joie qu'il apporte, mais plutôt pour la psychologie et l'analyse du comportement des Hommes qu'il met en avant.

On se retrouve directement plongé dans la vie de Sara alors qu'elle vient d'être désignée volontaire pour tuer Pestilence. Elle sait qu'elle est condamnée à mourir, car même si elle réussi sa tâche, le fait d'avoir été si proche du cavalier l'aura contaminée. Cependant, elle est prête à tout pour défendre sa famille et la race humaine. Malgré cette haine contre lui, on va très vite sentir l'humanité de notre personnage, et son dégoût à causer la mort. Tout ne va malheureusement pas se passer comme prévu, et elle va se retrouver prisonnière de cet être divin et maudit.

« Pride is a lonely soldier, seeing out his watch when there’s no one else there to care. »


Ce que j'ai aimé les dialogues parsemés de pics entre Sara et Pestilence. Ce sont deux ennemis que tout oppose et qui ne se comprennent pas, mais ils ont un point commun: une langue bien pendue et un caractère de mulet. Le roman est centré sur nos deux personnages. Par ces temps d'apocalypse, et surtout à cause du virus diffusé par le cavalier, ils ne croisent pas grand monde sur leur route. Cependant pas de quoi s'ennuyer. L'auteure a toujours un tour dans son sac pour nous divertir. De plus, elle prend le temps de faire mûrir les sentiments entre Sara et Pestilence. La haine va d'abord se transformer en curiosité. Pestilence n'a en effet pas l'habitude d'avoir une apparence humaine, et les sensations de ce corps lui sont étrangers, tout comme les us et coutumes des humains. Sara va elle aussi chercher à un savoir plus, bien que Pestilence reste très secret une bonne partie du roman.

Nous allons quand même voir éclore le besoin de protéger Sara, puis de la chérir, même si il ne comprend pas ces sentiments et pense que c'est simplement parce qu'il veut décider seul de la façon dont elle mourra. La jeune femme a aussi du mal à accepter ses sentiments. Qui pourrait tomber sous le charme de l'homme qui massacre la planète et ne semble pas s'en vouloir ?

« Love is the greatest gift we can give or receive.»


Bien que l'apocalypse ne fasse pas ressortir que les bons côtés des Hommes, certains être la preuve du contraire et vont ouvrir les yeux à Pestilence. On le voit tout doucement changer au contact de Sara, et comprendre le concept de la pitié.

J'ai beaucoup apprécié la plume de l'auteure, et les stades par lesquelles elle fait passer les deux personnages. Bien qu'il ne soit pas rose, et peigne certaines horreurs, elle arrive à nous faire apprécier et à nous donner pitié de Pestilence ! De plus, elle cache quelques rebondissements au fur et à mesure de ses chapitres, tout comme une fin qui donne envie de découvrir la suite.

vendredi 4 mai 2018

The Swedish Prince - Karina Halle



ContemporainRomance

VO Lu en VO
NVF Non traduit
1IER Narrateur: 1iere personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE StandAlone


Resume
I never believed in fairy-tales.

Never held out for Prince Charming.

Growing up poor in small-town California as the oldest of six siblings, I knew I would never ride off into the sunset with anyone. That was even more apparent when a senseless tragedy took the lives of my parents, forcing me to become the sole guardian of our dysfunctional household at the mere age of twenty-three.

Then a fateful encounter literally brought Prince Charming to my doorstep.

At first I thought Viktor was just your average businessman passing through, albeit obscenely handsome, six-foot-five, blue-eyed, and mysteriously rich.

But soon I discovered the truth behind Viktor’s façade.

Beneath his quiet, enigmatic gaze and cocky charm, is a man who is running away from who he really is. A role he’d rather not fulfill.

He is Viktor of House Nordin, His Royal Highness, The Crown Prince of Sweden.

Yet uncovering Viktor’s secret was only the first step.

I didn’t expect to fall in love with him.

I didn’t expect to have my whole life turned upside down.

When you’re from two different worlds, can your hearts meet somewhere in the middle?

Or do happily-ever-afters only exist in fairy-tales?


J'ai toujours été attirée par les histoires de prince charmant. Je crois que j'ai gardé mon âme d'enfant rêveuse ! Du coup, lorsque j'ai vu la nouvelle parution de Karina Halle - qui a écrit Love, in English, un de mes gros coups de coeur - je n'ai pas cherché bien longtemps, j'ai foncé. Je ressors de ma lecture un peu mitigée, mais tout en ayant passé un bon moment de lecture.

Ici, pas de prince d'un pays inconnu sur notre mappemonde, ou trop petit pour daigner y apparaître. Non, nous faisons la rencontre de Viktor, prince de Suède. Certes le personnage est inventé de toute pièce, mais il a pour mérite de très bien s'ancrer dans notre monde actuel. Ce dernier n'a jamais voulu être l'héritier du trône, à cause de toutes les exigences et le manque de vie privée que lui confère ce titre. Cependant, suite à l'accident qui a touché son frère, il se retrouve propulsé au devant de la scène internationale. Incapable de supporter le stress et la pression, il part s'échapper aux Etats-Unis pendant quelques temps.

Ce que j'ai aimé dans ce personnage, c'est sa fragilité. Derrière le masque du prince se cache un être humain qui n'a pas le temps de faire son deuil à cause de la pression médiatique. On voit d'ailleurs la perversion de notre monde actuel qui épient les faits et gestes des personnalités, et ne leur laisse guère le temps de faire leur deuil en famille, et de façon isolé. Il a un côté très attachant. Karine Halle a réussi à me faire voir chez lui plus qu'un beau mec. De plus, il ne joue pas de ce statut en pensant avoir toutes les filles à ses pieds. Bien au contraire, il est parti aux US pour tout sauf pour rencontrer l'amour, et ça fait du bien de voir un peu moins d'égo surdimensionné dans un roman.

« Always more, never less. »


D'un autre côté, Maggie a une vie bien différente et bien difficile. Sa grande famille de 6 frères et soeurs n'a jamais roulé sur l'argent, et la situation s'est encore compliquée quand un accident les prive de leurs parents. Obligée de prendre le rôle de parent de substitution, Maggie lâche tout, ses rêves et ses ambitions, pour revenir vivre dans la maison parentale et s'occuper du mieux possible de ses frères et soeurs. Elle aussi à une part de fragilité, et elle nous démontre à quel point il est difficile de devenir gardien de ses frères et soeurs, car ces derniers ont bien du mal à la considérer comme une figure d'autorité. Cette famille de premier abords dysfonctionnelle, et complexe, va cependant s'éveiller devant nos yeux. Le regard et la présente de Viktor va permettre de mettre en lumière les bons et les mauvais côtés de cette dernière, tout cela pour faire émerger les premiers.

Ce que j'ai aimé dans cette histoire, c'est ce côté très famille et tendre. Cependant, il n'y a pas eut que des bonnes choses. Tout d'abord, la description de Viktor, avec cette obsession de le décrire comme "Grand". Je peux comprendre qu'il soit plus grand que la moyenne, mais chaque fois que Viktor était mentionné dans une phrase, Maggie insistait toujours sur le fait qu'il était grand et que tout chez lui était grand. Du coup dans ma tête il est petit à petit devenu un géant un peu diforme, et il est vrai qu'au bout d'un moment ça m'a un peu gêné. Il ne ressemblait plus à l'image que je m'étais fait de lui.

« I’ve minded my manners, I’ve stayed noble, but when it comes to taking her in the bedroom, all of that is gone. I won’t be royal. I’ll be a savage instead. »


Un autre de mes soucis a été la romance, qui est parfois un peu trop rapide. En particulier les passages explicites sur le plan sexuel. Cela ne m'a jamais dérangé outre mesure, mais là j'ai trouvé que ces dernières étaient trop condensées. On passe de rien, à trois jours de sexe qui s’enchaînent. Du coup, c'est vrai que ce passage m'a coupé dans ma lecture. Je me suis détachée de l'histoire, et j'ai eut un peu de mal à rentrer de nouveau dedans pour en apprécier la suite. J'ai finalement réussi et je me suis laissée surprendre par quelques rebondissements (bien que certains puissent être anticipés).

Le romantisme refait son arrivée sur la toute fin du roman, et Karina Halle nous offre des moments tendres et nous arrache quelques rires.

Ce fut globalement une lecture appréciable, bien que les points que j'ai cité plus hauts parfois été un frein à cette dernière.



mercredi 7 septembre 2016

Les Michetonneuses - Rose Emilien



Contemporain

VF Lu en Version Française
NVO Auteure francophone
1I Narrateur: 1ière personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE Standalone


Resume
Heaven Alighieri est trop belle pour être pauvre. Un principe comme un autre auquel croit dur comme fer cette jeune michetonneuse. Pour subvenir à ses besoins, elle écume les soirées branchées de la capitale avec ses inséparables copines : Anissa la pulpeuse, Stéphanie la blonde fashion addict, et Maya l’intello qui carbure à la poudre. Armées de leur plastique de rêve et d’un culot à toute épreuve, prêtes à toutes les folies pour un sac Chanel, une paire de Louboutin ou une robe Azzeddine Alaîa, nos quatre bombes sexuelles rivalisent d’ingéniosité pour épingler le gros poisson : champions de foot, artistes, hommes d’affaires … tout mâle est bon à prendre pourvu qu’il ait une carte Infinite Black, meilleur aphrodisiaque pour ces courtisanes des temps modernes.

Insouciante mais bien déterminée à se faire une place au soleil, Heaven ne lésine pas sur les stratagèmes pour accrocher ses conquêtes. Mi-Nana, mi-Zahia, son existence est rythmée par des déjeuners avec des hommes mariés, des séances de sport pour garder la ligne et des virées shopping rue Saint-Honoré.

Mais le jour où Heavy décide de séduire N., le rappeur à la mode, sa vie de champagne et de stilletos sur fond de rap-dancehall prend un nouveau tour…


Nous faisons la rencontre d'Heaven, une jeune métisse qui vit à Paris depuis quelques années. Pour elle et sa bande de copines toutes aussi belles les unes que les autres, ce n'est pas leur travail bien payé qui leur permet de se payer des chaussures ou des robes hors de prix. Non, ces demoiselles sont des michetonneuses, et passent leurs soirées à écumer les clubs branchés à la recherche de leur prochaine victime: un riche milliardaire, ou une star de la télévision, qui subviendra à leur besoin pour les prochaines semaines à venir.

Le plus gros point positif du livre, se situe pour moi dans la moral qu'il développe derrière cette histoire décalée. L'auteur nous montre en effet l’innocence de ces jeunes femmes, qui croient que leur beauté leur ouvrira la porte du monde. Elles sont prête à donner leur confiance à des gens qui finissent par se retourner contre elles, qu'ils soient de leur cercle proche ou non. Ce monde ressemble en tout point à celui des paillettes: tout le monde est prêt à tout pour rester au top, même à trahir des personnes qu'ils affectionnent.

Ces personnages sont hétéroclites nous font entrer dans un Paris branché, souvent inaccessible à des personnes comme moi. Heaven et ses amies sont d'origines très différentes, et on retrouve cela dans leur caractère et leur façon de réagir à un même événement. La gente masculine aussi balaie tous les genres. De l’arrogance à la tendresse, ils ont chacun leurs bons et leurs mauvais côtés (même si certains ont quand même plus de mauvais !)

J'ai malheureusement eut du mal à m'attacher à Heaven, notre personnage principal. Nous n'avons certes rien en commun, mais de cela, j'étais consciente avant d'ouvrir le livre. Ce n'est pas ce point qui m'a rebuté, mais plutôt son langage. Je suis tout à fait consciente que beaucoup de personnes de mon âge parlent de cette façon aujourd'hui, mais j'ai toujours autant de mal à m'y faire. Dans la bouche d'une femme, et surtout dans un livre, je trouve que cela jure.
Je ne cherche pas là à critiquer l'auteure, car je sais qu'elle a voulu peindre son histoire au plus proche de la réalité. Ce que je veux dire là, c'est qu'avec moi ça ne l'a pas du tout fait. J'ai à chaque fois buté sur ces mots et ces phrases mal construites. De plus, le point de vue subjectif parsème le récit de ces derniers et non seulement les dialogues, et c'est ce qui m'a fait sortir de ma lecture à chaque fois. Je pense que si ces derniers ne m'avaient pas tant rebuté, j'aurais eut un avis bien plus positif sur cette lecture.

L'autre petit bémol se situe pour moi à la fin du roman. Certes elle est plus amère que le reste du récit, et non avare en rebondissements, mais je n'ai pas compris le dernier paragraphe. Notre héroïne a apprit de ses erreurs, et a grandi, et même si je ne m'attendais pas à une fin fermée, j'ai l'impression qu'elle ne prend pas de vrai décision, et qu'elle va continuer à vivre selon le mode de vie michetonneuse, au lieu d'aller de l'avant. Peut être n'ai-je tout simplement pas saisie tout le sens de la dernière phrase, mais c'était mon ressenti.

Pour résumé, il s'agit là d'une lecture instruisante, qui m'a permis de découvrir un nouveau "monde", mais qui me laisse un peu amère à cause de mon aversion pour ce langage vulgaire qui se développe de plus en plus.