vendredi 17 janvier 2020

Nos âmes tourmentées - Morgane Moncomble [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Nos âmes tourmentées
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
Pourra-t-il lui redonner le sourire ?

Lorsqu'Azalée revient à Charleston, sa ville natale, ce n'est pas de gaîté de coeur. Elle a préféré partir quelques années auparavant pour échapper à des souvenirs pénibles et pour mettre le plus de distance possible entre elle et ceux qui lui ont fait du mal.

Sa mère, avec qui elle n'avait plus aucun lien, vient de mourir lui laissant sa maison et une succession à régler.

Là voilà de nouveau dans la maison familiale, pour un temps qu'elle espère le plus bref possible.

Jusqu'à ce qu'elle fasse la connaissance d'Eden, son nouveau voisin.

Il est charmant, amusant, différent des hommes qu'elle a rencontrés jusqu'alors. Il lui donne envie de changer, de bousculer le fragile équilibre qu'elle avait trouvé loin d'ici. Peut-être même de céder à son attirance. De vivre heureuse à nouveau tout simplement.

Mais cela impliquerait de rester à Charleston. Est-elle capable de faire table rase du passé, d'oublier tout ce qui s'est passé ici ?

Eden a ses propres fêlures mais il est prêt à l'aider. Azalea a un long chemin à parcourir mais il pourrait la conduire vers l'amour et le bonheur.


DECEPTION. Je ne peux pas nier que Morgane Moncomble est très douée, qu’elle écrit très bien pour son jeune âge et que sa plume est addictive. Je ne peux pas nier non plus que j’ai adoré toutes les références à l’univers Disney dans ce livre (et à Bradley Cooper mon amour) mais je m’égare. Une belle plume et des références sympathiques n’auront pas suffit à me faire accrocher davantage à cette histoire. Je m’explique.

J’ai toujours eu un faible pour les romances qui prennent leur temps, celles où les personnages apprennent vraiment à se connaître et je m’attendais à ça en lisant “Nos âmes tourmentées”. Je m’y attendais parce que l’auteure elle-même a vendu son roman comme plus “mature” que ses précédents et aussi parce que les personnages sont un peu plus âgés que les précédents (aka les Violan et les Zason). Je me suis dit : “Chouette, des personnages un peu plus adultes, je vais enfin avoir une belle romance qui prend son temps”. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.

« Si personne ne vous l’a dit aujourd’hui : vous êtes forts, ne serait-ce que pour avoir survécu à cette journée. Mine de rien, ce n’est pas toujours facile. »


Pour moi, la romance est beaucoup trop rapide pour un livre qui atteint presque les 500 pages. L’histoire d’un voisin qui tombe instantanément sous le charme de sa voisine et ladite voisine (qui ne cesse de répéter pendant tout le livre qu’elle a du mal à faire confiance aux hommes à cause de son passé à juste titre) succombe pour lui au bout de 100 pages environ. Si bien qu’on arrive à la moitié du bouquin et l’affaire est déjà pliée si vous voyez ce que je veux dire. Alors non, malheureusement ce n’est pas le genre de romance qui me plaît. Surtout pas sur un roman aussi gros qui plus est.

Malheureusement, il n’y a pas que la romance qui m’a posé soucis. Il y a aussi le fait que je n’ai eu aucune surprise en lisant ce livre car dès le premier chapitre du point de vue d’Eden, j’avais déjà deviné son “secret” (on repassera pour l’effet de surprise). Parlant d’Eden, je n’ai pas supporté les répétitions du surnom “beauté” à tout bout de champ. C’est quelque chose qui m’avait déjà exaspéré dans “Beautiful Disaster” de Jamie McGuire puisque Travis dit tout le temps à Abby “poulette”. Voilà ce que ça m’a rappelé. Surtout que le surnom “beauté” sortait dans des situations parfois qui n’avaient pas lieu d’être, ce qui fait que j’ai souvent levé les yeux au ciel, je l’avoue.

« Nous formions une symphonie. Un concerto des corps et des coeurs qui dit je t'adore, j'ai besoin de toi, ne pars pas. »


Par ailleurs, j’avais déjà eu ce constat avec le précédent roman de l’auteure (“Aime-moi je te fuis”) mais j’ai vraiment encore une fois eu l’impression que l’auteure avait rédigé une liste de thèmes plus difficiles les uns que les autres avant d’écrire son histoire et qu’elle avait coché des cases au fur et à mesure. Pour moi, c’était trop. A la fin, il se passe quelque chose et ce qui n’est pas normal, c’est que je n’ai pas ressenti quoi que ce soit alors que j’aurais dû face à quelque chose d’aussi horrible. Je n’ai rien ressenti, j’ai simplement levé les yeux au ciel. Malheureusement, j’ai du mal avec la surenchère de drames et cette volonté de vouloir traiter de pleins de sujets à la fois mais d’en laisser beaucoup sur le pas de la porte sans même les développer.

Je pense aussi que j’ai lu trop de romances déjà qui abordent le sujet de la violence parentale (cf “Hopeless” de Colleen Hoover) ou du harcèlement (cf “Ce qui ne te tue pas de Georgia Caldera). Il existe déjà des tas de romans qui ont abordé ces thèmes-là donc je n’ai rien ressenti de nouveau.

« J'ai choisi de me sauver au lieu d'attendre que quelqu'un le fasse pour moi. »


Enfin, je trouve qu’il y a trop d’idéaux féministes. Il y a d’ailleurs une phrase dans le roman que je n’ai pas aimé qui dit que toutes les femmes devraient être féministes. Je ne suis pas d’accord. On peut très bien être pour l’égalité entre les hommes et les femmes mais ne pas être féministe pour autant.

Je pense qu’à l’avenir je vais mieux réfléchir avant d’acheter les romans de cette auteure car malheureusement, c’est le troisième que je lis et je n’ai aucun coup de coeur à chaque fois et bien souvent, mes avis sont mitigés … Après, je pense qu’il peut plaire à d’autres qui n’ont pas déjà lu énormément de romans sur ces sujets-là et qui adhèrent aux romances rapides. Malheureusement, ce n’est pas mon cas. J’attendais un peu plus de résistance de la part d’Azalée au regard de son passé, surtout qu’elle dit à plusieurs reprises faire des cauchemars et avoir du mal à faire confiance aux hommes pourtant avec Eden j’ai eu l’impression que ça coulait de source, qu’il n’y a pas eu l’étape de la vraie rencontre où on apprend à connaître la personne au fur et à mesure. J’aurais aimé une Azalée plus renfermée sur elle-même vis-à-vis d’Eden parce qu’au final j’ai eu l’impression que c’était très rapide entre eux, comme s’ils se connaissaient déjà alors que pas du tout.

Comme quoi, ce n’est pas parce qu’un livre fait beaucoup de bruit qu’il nous plaira forcément. C’est dommage.

dimanche 5 janvier 2020

Design n°11 - Passe-miroir


Je ne pouvais pas commencer cette année 2020 sans vous proposer un design en rapport avec une saga qui s'est terminée fin 2019: La Passe Miroir de Christelle Dabos. J'ai ajouté l'ensemble des éléments qui ont pour moi marqué cette saga: les arches, Babel, Ophélie et son écharpe (bon d'accord, il manque Thorn, mais ce dernier restera dans mon esprit).

J'en profite pour vous souhaitez une bonne année 2020 par la même occasion. Je vous souhaite beaucoup de bonheur, la santé, et de très bonnes lectures. La mienne commence déjà bien avec toutes les bonnes sorties prévues pour ce début d'année.

Sources: Paysage (Faestock), Fille (Faestock),  Arches (cathleentarawhiti)

jeudi 2 janvier 2020

Saisir - K.A Tucker [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Four seconds to lose
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: Five ways to fall


Resume
Être le propriétaire d'un club de striptease n'est pas reposant tous les jours. Pourtant Cain prend son job très au sérieux. Il s'occupe de ses employés et en particulier des femmes en restant fidèle à sa mission, les sauver sans jamais les toucher. Mais quand Charlie Rourke franchit la porte du club, Cain comprend très vite que garder son self-control en cotoyant la blonde explosive va devenir très compliqué. Mais qui est Charlie Rourke ? A qui cherche- t-elle à échapper ? Pourquoi veut-elle disparaître ? Un nouveau roman exaltant, sexy et rempli de suspense.


Pour moi “Saisir” est le meilleur roman de K.A Tucker. J’ai aimé cette romance à un point tel que j’ai englouti ces presque 500 pages en à peine deux jours. Charlie et Caïn resteront un long moment dans mon coeur.

Nous voilà dans le monde du strip-tease où l’on suit Caïn, gérant d’un club. Dans ce milieu, on pourrait s’attendre à un patron un brin connard qui abuse de son statut pour profiter des femmes mais ce n’est absolument pas le cas. Caïn, c’est le book-boyfriend parfait par excellence. Cet homme est très respectueux des femmes et a même pour objectif de les aider à se sortir de ce milieu où elles côtoient sans arrêt des hommes pervers et pernicieux. Pour cela, il leur offre un salaire plus que convenable (le patron lui-même ne touche quasiment rien sur les prestations de ses employées) et il s’assure de leur trouver un logement convenable. Le book-boyfriend idéal et le patron idéal, ça fait beaucoup de qualités à ce cher Caïn ! Et effectivement, des qualités, il n’en manque pas.

Il va rapidement tomber sous le charme de la nouvelle strip-teaseuse de son club : Charlie Rourke. Problème : il n’a plus envie de s’attacher à cause d’un drame qu’il a vécu en ayant une aventure avec l’une de ses employées par le passé. Il s’interdit donc d’approcher Charlie, et surtout de l’aimer. Pourtant, ces deux-là sont attirés comme des aimants et j’ai trouvé cette histoire d’amour absolument … magnifique. Ils prennent vraiment leur temps et c’est tout ce que j’aime dans les romances. Cela se met en place petit à petit et leurs sentiments ne se montrent que par des petits gestes, des attentions et j’ai trouvé ça magnifique. Typiquement le genre de romance qui me fait fondre !

« Je croyais n'avoir peur de rien, cependant je crois que j'ai peur de Charlie. Enfin, pas peur d'elle. Peur de l'avoir. Et de la perdre. »


Pour moi, K.A Tucker s’est clairement dépassée avec ce troisième opus de la saga “Ten Tiny Breaths”. Nous avons affaire à une histoire plus adulte, plus mature, plus dark puisque l’on parle trafics de drogue. Ce qui fait aussi la différence avec les autres c’est qu’au final, ce n’est pas qu’une romance. Il y a un petit côté thriller qui rajoute du suspens à l’histoire. Même l’héroïne, je l’ai trouvé mature et réfléchie, j’ai compris chacune de ses actions alors que c’est loin d’être le cas habituellement dans ce genre-là. Mais vous allez vite comprendre que c’est la vie de Charlie Rourke qui l’a forgée comme telle.

En conclusion, “Saisir” est clairement mon roman préféré de K.A Tucker, une histoire d’amour romantique à souhait, à la fois belle, tendre et qui a m’a mis des papillons dans le ventre. Et un petit côté sombre et angoissant qui fait de cette romance, une romance à part. Elle ne ressemble à aucune autre. J’ai adoré !

Nota bene : j’ai été d’autant plus immergée dans la lecture que j’écoutais les musiques citées dans l’histoire au fur et à mesure (de style métal/rock avec du Muse notamment). Je vous conseille de faire de même ! Immersion garantie !

vendredi 27 décembre 2019

Fièvre noire - Karen Marie Moning [Elise]



Fantaisie

VF Lu en VF
VO Darkfever
1E Narrateur: 1ière personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: Fièvre rouge


Resume
"Ma philosophie tient en quelques mots : si personne n'essaie de me tuer, c'est une bonne journée. Autant vous dire, ça ne va pas très fort, depuis quelques temps. Depuis la chute des murs qui séparaient les hommes des faes. Pour moi, un bon fae est un fae mort. Seulement, les faes Seelie sont moins dangereux que les Unseelie. Ils ne nous abattent pas a vue. Ils préfèrent nous garder pour... le sexe.

Au fait, je m'appelle MacKayla Lane. Mac pour les intimes.

Je suis une sidhe-seer.

La bonne nouvelle : nous sommes nombreux.

La mauvaise : nous sommes le dernier rempart contre le chaos."


ENFIN ! Depuis le temps que j’entends parler de cette saga par ma partenaire de blog (coucou Blandine), je me suis enfin lancée ! Cette saga date tout de même de 2009 déjà mais on en entend encore parler puisque le tome 4 de la série compagnon “Les chroniques de Dani Mega O’Mallay” vient de sortir chez J’ai Lu ! Alors Dani est un personnage de la saga que je n’ai pas encore eu la chance de rencontrer puisqu’elle ne fait pas encore son apparition dans le tome 1.

Dans celui-ci justement, on suit Mac aka MacKayla Lane qui part en Irlande enquêter sur le meurtre de sa soeur Alina et retrouver son meurtrier. Là-bas, elle va rencontrer, le charmant et ténébreux (mais non moins arrogant) Jéricho Barrons, gérant de la librairie “Barrons - Bouquins & Bibelots”. Malgré leur aversion l’un pour l’autre, ils vont devoir s’allier car ils ont un objectif commun : retrouver un mystérieux livre qui s’appelle le “Sinsar Dubh” et qui serait peut-être la clé du mystère du meurtre d’Alina.

Mac paraît être au début une fille assez superficielle et prétentieuse, n’ayant pour seul centre d’intérêt ses ongles roses manucurés et sa longue chevelure blonde. J’ai essayé de me mettre à sa place et de me dire : si ma soeur meurt du jour au lendemain et que son corps est retrouvé déchiqueté, je ne vais pas passer mon temps à me demander si mes ongles roses s’accordent bien avec ma tenue et ma coiffure mais bon, chacun sa vision des choses … Heureusement, Mac évolue au fil du tome !

« Parfois, il faut tirer un trait définitif sur son passé pour se donner un avenir. »


Ce premier tome est très introductif, ce qui est parfaitement compréhensible car il faut mettre en place l’univers qui peut paraître simple au début car on est dans un monde de faës avec deux camps (les gentils et les méchants en somme) : les Seelie d’un côté qui appartiennent à la Cour de Lumière (=les gentils) et les Unseelie de l’autre qui appartiennent à la Cour des Ténèbres (=les méchants). Là où ça devient plus compliqué, c’est qu’au sein de ces deux clans, il y a des castes. Par exemple, chez les Unseelie on a la caste des Ombres qui est l’une des classes les plus basses des Unseelie. Ils agissent comme des vampires : ils ne sortent que la nuit, tuent et puisent le sang de leurs victimes. Ensuite il y a la caste des Chasseurs royaux (ou des Traqueurs) qui est la caste moyenne des Unseelie dont leur fonction principale est d’exterminer les sidhe-seer (ceux qui voient les faës). Le problème, c’est que Mac, notre héroïne, est une sidhe-seer. Mac a donc le pouvoir de voir les faës mais elle peut également sentir la présence des OP pour Objet de Pouvoir, ce qui est un atout très précieux dans sa quête du Sinsar Dubh avec Barrons puisque ce livre qu’ils cherchent tous les deux est un objet de pouvoir.

Trouver le livre est une chose, encore faut-il savoir le décoder. Pour cela, Mac et Barrons devront retrouver quatre pierres précieuses qui sont en fait la clé pour comprendre l’ancien langage dans lequel est écrit le Sinsar Dubh.

« On voudrait que tout soit noir ou blanc, croire au bien et au mal, avoir affaire à des héros entièrement positifs ou à des méchants franchement crapuleux, mais la vie n’est pas aussi simple. Les gentils sont capables des pires horreurs, et les affreux peuvent parfois vous surprendre. »


Voilà donc ce qui va occuper nos personnages dans ce premier tome et dans les tomes suivants car tout n’est pas encore résolu à la fin de celui-ci, ce qui est normal puisque c’est avant tout un tome introductif qui permet de vous familiariser avec l’univers. N’ayez crainte d’être perdus, l’autrice a eu la bonne idée de glisser un glossaire à la fin de ce tome, ce qui me sera d’une grande utilité quand je lirai le deuxième tome.

J’ai vraiment passé un agréable moment avec ce livre malgré mon aversion au début pour Mac. Tout d’abord, j’ai aimé le cadre de l’histoire : l’Irlande. Même si ici, on ne va pas se mentir, c’est une Irlande un petit peu flippante avec des vampires qui traînent, des monstres à plusieurs membres et quelques quartiers fantômes … Cela donne envie ! Surtout, j’ai particulièrement aimé que le protagoniste masculin soit libraire et donc baigne dans le monde des livres. Plus largement, c’est un personnage froid et arrogant au premier abord, et qui n’hésite pas à remettre à sa place Mac et sa superficialité et c’est ce que j’ai adoré et que j’ai hâte de retrouver dans les prochains tomes tout en découvrant l’évolution de leur relation !

« Ce n’est plus une question de vie ou de mort, mais de quelque chose de pire que la mort. »


Attention tout de même à ne pas mettre ce livre entre toutes les mains car il y a du vocabulaire sexuel explicite. Pour ma part, ça ne m’a pas dérangé, au contraire, c’est de l’urban fantasy vraiment adulte et je trouve que c’est un plus. Je pense que j’aurais eu plus de mal si ça avait été de la jeunesse.

Enfin, je trouve qu’il y a une critique intéressante de la téléréalité et de ces gens qui se complaisent à s’installer tranquillement sur leur canapé et de jouir du spectacle. Cela vaut également pour les personnes qui se font agresser dans la rue et dont les passants font semblant de n’avoir rien vu. Triste représentation de notre réalité mais pourtant véridique. Et ce livre date quand même de 10 ans en arrière !

Pour conclure, malgré que ce tome soit purement introductif, je suis maintenant prête à me plonger vraiment dans cette saga. Je me suis déjà procurée le tome 2 et 3 d’occasion et il me tarde de retrouver Mac et Jéricho Barrons !

L’Irlande, de l’Urban Fantasy, un monde de faës et un libraire muy caliente … Je recommande !

lundi 23 décembre 2019

Will you stay ? - Alicia Garnier [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Will you stay ?
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE Novella


Resume
Une fois les règles brisées, que reste-t-il ?

De retour à Wilmington, Dawn et Garrett apprennent à se redécouvrir. Les quatre années passées loin l’un de l’autre ont laissé des cicatrices qu’ils n’avaient pas soupçonnées. Alors qu’ils préparent leur premier Noël ensemble, des doutes ne tardent pas à s’immiscer. Et s’ils faisaient une erreur ? Entourés par leurs proches, ils vont devoir faire face à la réalité et assumer leurs choix plus tôt qu’ils ne le pensent…

Le soir du 24 décembre les bouleversera à jamais.

« Un dénouement surprenant et plein d’émotion. Will you Stay? est un roman bouleversant. » Sophie Jomain

« Dawn et Garrett n'ont pas fini de jouer avec votre coeur et vous n'avez pas fini d'y prendre goût. » Nine Gorman


Quelle agréable lecture.

Tout d’abord, le moins que l’on puisse dire, c’est que Alicia Garnier est une autrice qui écoute et prend en considération les avis de ses lecteurs : “La fin n’est pas assez détaillée”. “Une fin trop expéditive”. “J’aurais aimé un épilogue ou quelques chapitres de plus”.

Alicia Garnier a fait mieux que ça puisqu'elle offre à ses lecteurs, à l’approche des fêtes de fin d’année, une novella de 13 chapitres qui ravira, à coup sûr, les lecteurs soucieux de suivre la suite des aventures de Dawn et Garrett, les héros de son premier roman “Will you play ?”.

« S'il y a bien une chose dont je suis sûre et certaine, c'est que je veux me réveiller tous les matins à côté de Garrett, l'aimer de chaque fibre de mon corps. »


Cet épilogue tant attendu, se lit très rapidement puisqu’il est très court, certes, mais surtout parce qu’il est addictif. Je l’ai commencé un matin dans les transports jusqu’à la fac où j’ai réussi à lire 27% et le soir-même j’étais déjà à 61% de ma lecture ! C’est clairement un roman que vous pourrez lire d’une traite en un après-midi !

Cette novella sort à point nommé à l’approche des fêtes puisque nous retrouvons Dawn et Garrett en pleins préparatifs du réveillon de Noël. Entre recherche de cadeaux dans les centres commerciaux et autres décorations et illuminations de Noël, vous serez à coup sûr plongés dans l’effervescence du mois de décembre et de ses festivités.

« Tu ne peux rien changer au passé, par contre, tu peux encore améliorer le futur. »


J’ai beaucoup apprécié que cette novella ne se centre pas exclusivement sur Dawn et Garrett mais qu’elle se focalise plus sur d’autres personnages, notamment le couple Grace/Derek (qui est le frère jumeau de Garrett). Une manière pour l’autrice d’introduire en douceur le prochain tome.

Un fait que j’ai beaucoup apprécié, c’est que Alicia Garnier ne cherche pas à édulcorer la vie d’un couple. Elle nous montre la réalité avec les difficultés qu’un couple, même soudé, peut traverser. Que ce soit le couple Grace/Derek ou Dawn/Garrett (qui ne sont officiellement ensemble que depuis six mois), on voit finalement qu’un couple ce n’est pas juste deux personnes qui s’aiment avec des paillettes qui virevoltent autour d’eux. Non, la force d’un couple, c’est de réussir à franchir tous les obstacles ensemble pour devenir encore plus fort et soudé.

« Si je chute, je sais que tu seras à mes côtés pour m'aider à me relever. Et pour ça, je t'aime. »


Certes, j’ai eu envie de secouer Dawn plusieurs fois, notamment lorsqu’elle dit à Garrett : “Il faut que tu arrives à me pardonner d'être partie, j'ai vraiment fait ça pour nous protéger." C’est un trait de la personnalité de Dawn avec lequel j’ai plus de mal car je pense que la base d’un couple c’est justement de communiquer et ne pas fuir et laisser la situation se décanter toute seule. Mais c’est encore un jeune couple qui a fort à apprendre de leurs expériences. Je rappelle encore une fois que dans cette novella ils ne sont en couple que depuis six mois.

J’aurais peut-être souhaité qu’il y ait plus de jeux entre Dawn et Garrett (plus de Da-Re) mais dans l’ensemble, j’ai passé un excellent moment de lecture avec cette novella qui, malgré une ambiance qui se veut festive, n’hésite pas à nous rappeller que la réalité, ce n’est pas que des paillettes et des cotillons. Préparez-vous à une fin surprenante qui vous donnera forcément envie de découvrir le prochain tome avec grande impatience !

« On ne sait jamais lorsque notre vie est sur le point de basculer. En bien ou en mal. »


Je tiens à terminer cette chronique en remerciant l'autrice pour sa confiance et l’envoi de ce service presse de “Will you stay ?”. J’espère que l’histoire de Dawn et Garrett continuera de te porter loin ! <3

dimanche 22 décembre 2019

Pars avec lui - Agnès Ledig [Elise]



Contemporain

VF Lu en VF
VO Pars avec lui
1E Narrateur: 1ière personne
3P Nombre Narrateurs: 3 personnages
NNE One-Shot


Resume
Ils s'appellent Roméo et Juliette. Comme s'ils étaient prédestinés. Mais c'est à eux d'écrire leur histoire, en dépit des accrocs, des cahots et des heurts.

Lui est pompier, un héros du quotidien, solide comme un roc. Mais pas assez pour résister à une chute de huit étages, heureusement amortie par des arbres.

Elle est infirmière. De celles pour qui leur travail va bien plus loin que soigner les corps. Attentive, attentionnée, elle donne aux autres sans compter ce que son propre compagnon, Laurent, lui refuse.

Ces deux êtres cabossés par la vie vont se tendre la main. Et apprendre qu'envers et contre tout être heureux ce n'est pas regarder d'où l'on vient, mais où l'on va.

" Agnès Ledig met des mots justes sur tous les maux, qu'elle aborde avec une grande maîtrise. Magnifique ! " Femme actuelle


“Pars avec lui” de Agnès Ledig m’a été offert à l’occasion de mon anniversaire par une amie qui l’avait beaucoup aimé. J’étais intriguée car je n’avais encore jamais lu de romans de cette autrice. Au final, ça a été une excellente surprise, si bien que je suis allée me procurer directement après un autre livre d’Agnès Ledig, sans doute le plus connu : “Juste avant le bonheur”.

« On a tous besoin de se sentir aimé véritablement, reconnu dans ses qualités et malgré ses défauts. Ainsi, on peut s'épanouir sans crainte et sans jugement. »


Tout d’abord, le moins que l’on puisse dire c’est que cette couverture ne rend absolument pas justice à l’histoire incroyable qu’elle renferme. En effet, nous rencontrons Roméo, un jeune pompier de 25 ans qui va subir un grave accident lors d’une intervention. Il va ainsi rencontrer Juliette (ça ne s’invente pas), son infirmière, qui va l’aider à se relever et à voir ce qu’il y a de positif dans la vie pour qu’il s’accroche et continue de se battre pour survivre.

La première partie de ce roman est juste incroyable, j’étais à fond dedans, j’aurais pu engloutir le roman en une journée mais c’était sans compter sur la deuxième partie de l’histoire qui est venue tout chambouler …

Au bout d’un moment, vous allez arriver à une ellipse temporelle où vous allez retrouver les personnages trois ans plus tard. A partir de ce moment là de l’histoire, ce fut une véritable déception … Dans cette partie, on a un personnage qui arrive comme un cheveu sur la soupe et qui prend une place prépondérante (si il est si important que ça pour l’héroïne pourquoi ne pas l’avoir introduit avant ?) si bien que j’ai perdu l’attachement que j’avais pour Juliette et je n’ai plus compris ses choix. Quand j’ai refermé le livre, j’ai eu la sensation que Juliette avait fait un choix par défaut, parce qu’elle n’avait pas pu avoir ce qu’elle voulait vraiment. En clair, je n’ai pas du tout eu la fin que j’attendais et c’est extrêmement décevant parce que ce livre avait tout jusqu’à présent pour être un coup de coeur.

« J'ai une certitude : on apprend la vie, toute sa vie. »


Malgré cette déception qui fait que ça ne sera pas un coup de coeur, c’est un roman que je n’oublierais pas parce que j’ai adoré la première partie mais aussi parce qu’il délivre des messages importants. C’est un roman qui s’adresse particulièrement à ces femmes (et ces hommes, ne les oublions pas) victimes de violences conjugales physiques et/ou psychologiques : vous n’êtes pas seules. Et à ces héros du quotidien qui sauvent des vies au péril de la leur … J’ai également aimé la façon dont la fertilité était abordée par l’autrice et le fait qu’elle ne se soit pas orientée vers une fin “simpliste”, qui n’est pas sans me rappeler “Un bonheur imparfait” de Colleen Hoover que j’ai beaucoup aimé aussi. En soit, une lecture qui avait tout pour être un bijou qu’on n’oublie pas mais une fin qui vient malheureusement contrebalancer mon avis sur ce livre au fort potentiel ...

samedi 21 décembre 2019

Dry - Neal & Jarrod Shusterman [Elise]



DystopieYoung Adult

VF Lu en VF
VO Dry
3E Narrateur: 3ième personne
4P Nombre Narrateurs: 4 personnages
NNE One-Shot


Resume
Avez-vous déjà eu vraiment soif ?

La sécheresse s’éternise en Californie et le quotidien de chacun s’est transformé en une longue liste d’interdictions : ne pas arroser la pelouse, ne pas remplir sa piscine, limiter les douches…

Jusqu’à ce que les robinets se tarissent pour de bon. La paisible banlieue où vivent Alyssa et sa famille vire alors à la zone de guerre.

Soif et désespoir font se dresser les voisins les uns contre les autres. Le jour où ses parents ne donnent plus signe de vie et où son existence et celle de son petit frère sont menacées, Alyssa va devoir faire de terribles choix pour survivre au moins un jour de plus.


Le petite bandeau promotionnel aura fait son effet. En effet, lorsque j’ai vu que “Dry” était comparé à “La 5ème vague” de Rick Yancey, ni une ni deux : il fallait que je me procure ce livre. En effet, “La 5ème vague” est l’une de mes sagas préférées alors forcément, “Dry” ne pouvait que me plaire. C’est ainsi que j’ai profité du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil pour en faire l’acquisition sur le stand de la Collection R (où trônaient aussi fièrement les tomes de “La 5ème vague” <3). Pourtant, rien ne me prédestinait jusqu’à présent à lire un roman de Neal Shusterman et de son fils. En effet, je sais que le paternel Shusterman est connu et reconnu grâce à sa série “La Faucheuse” mais force est de constater que c’est une trilogie qui ne me tente absolument pas. J’ai donc laissé sa chance à cet auteur grâce à “Dry”, un roman aux allures catastrophiques qui montre les retombées dramatiques du réchauffement climatique. Je ne vais pas y aller par quatre chemins : ce fut une très bonne surprise.

“Dry” nous met face à une catastrophe qui peut potentiellement arriver : la pénurie d’eau. Que se passerait-il si du jour au lendemain, l’eau disparaissait des robinets ? Plus d’eau pour se laver, plus d’eau pour s’hydrater mais surtout : plus d’eau pour survivre. Quelle serait notre réaction ? Nos amis d’hier deviennent nos ennemis d’aujourd’hui. On envie le voisin qui avait préparé le coup et a construit une véritable forteresse chez lui avec de nombreuses réserves d’eau. Pour les autres : on fait ce qu’on peut. On stocke l’eau dans la baignoire de la salle de bains, on se sert de la glace du freezer pour la faire fondre, on va acheter de la glace en magasin (pas de packs d’eau puisqu’ils ont tous été dévalisés) car les gens ne pensent pas en premier lieu à acheter de la glace dans une telle catastrophe. Pourtant, rien de mieux que d’acheter de la glace pour la faire fondre et récupérer un peu d’eau. Bref, ce roman se transforme en véritable guide de survie. Rien que pour ça tout le monde devrait le lire car au moins vous connaîtrez quelques techniques si jamais une pénurie d’eau nous tombe sous le coin du nez un de ces jours.

Ce livre nous montre aussi tout ce que l’être humain est capable de faire pour survivre, allant jusqu’à vendre son corps contre un peu d’eau en échange. Mais qui n’irait pas jusqu’à dépasser ses propres limites pour survivre ?

Certes, “Dry” ressemble beaucoup à “La 5ème vague” par bien des aspects. Tout d’abord au niveau des personnages : Alyssa et Garrett sont quasiment des copies conformes de Cassie et son frère dans la saga de Rick Yancey. Tous les deux se retrouvent aussi seuls, sans leurs parents, et doivent apprendre à survivre dans cette situation catastrophique. Il y a aussi Jacqui qui m’a énormément fait penser à Ringer (qui est mon personnage préféré de “La 5ème vague” soit dit au passage) de par son caractère et sa forte personnalité. Certaines scènes ressemblent aussi beaucoup à “La 5ème vague” et notamment la plus flagrante : la scène de l’autoroute avec toutes les voitures abandonnées.

La seule différence notable finalement, c’est que “La 5ème vague” a une explication surnaturelle pour expliquer la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les personnages : des aliens ont envahi la Terre et veulent la récupérer. Dans “Dry”, il n’y a pas d’explication irrationnelle : ça pourrait arriver et c’est bien cela le plus perturbant. Une pénurie d’eau, c’est une situation tout à fait plausible et c’est ce qui rend le livre terrifiant.

Il n’en reste pas moins que “Dry” reste malgré tout inférieur à “La 5ème vague” à mes yeux qui restera je pense une saga indétrônable sur le thème “catastrophe”, “fin du monde”. Même au niveau des personnages : ceux du roman de Shusterman n’égalent pas ceux de Rick Yancey.

Pour autant, c’est un roman que tout le monde devrait lire pour prendre conscience de l’ampleur de nos actions du quotidien. Pour sûr, vous ne prendrez plus vos douches de la même façon après avoir lu ce livre. Pour information, Paramount a racheté les droits pour en faire un film et “Dry” est également recommandé par le king himself : Stephen King. Donc … qu’attendez-vous pour le découvrir ?