dimanche 3 mai 2020

Magus of the Library, Tome 1 - Mitsu Izumi [Elise]



Jeunesse

VF Lu en VF
VO Magus of the library
3E Narrateur: 3ième personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: Magus of the library, Tome 2


Resume
« Le livre. Une source de savoir, une accumulation de signes chargés de sens, un précieux héritage qui relie passé et futur. C’est un mage qui me l’a dit un jour : protéger les livres, c’est tout simplement… protéger le monde ! »

Pour le jeune Shio, qui passe son temps libre plongé dans les romans, les récits extraordinaires sont un refuge face à la brutalité du quotidien. Son rêve est de partir pour la capitale des livres, où sont rassemblées toutes les connaissances du monde. Un projet utopique pour un gamin sans ressources… jusqu’au jour où des envoyées de la fameuse bibliothèque centrale débarquent dans son village ! Le miracle qu’il appelle de ses vœux depuis si longtemps est-il sur le point de se réaliser ?


« Protéger les livres, c’est tout simplement protéger le monde ! »


Pouah qu’est-ce que c’était bien … Je regrette de l’avoir laissé traîné aussi longtemps dans ma pile à lire parce que c’était vraiment génial ! Un manga destiné à tous les amoureux de la lecture que nous sommes ! Un bel hommage aux livres, à ces objets précieux qui nous font rêver au quotidien.

Une ambiance à la mille et une nuits voire Aladdin (cf le tapis volant) où un jeune garçon nommé Shio est victime de moqueries à l’école car il a les oreilles pointues. Il adore les livres, son rêve est d’aller à Afshak où se trouve la grande bibliothèque centrale qui contient tous les ouvrages du continent qui sont strictement surveillés par des employés. Cela donne très envie d’aller travailler dans cette bibliothèque très réputée mais attention, il n’est pas aisé d’y entrer ! Pour cela, il faudra passer un concours très strict qui permettra de sélectionner les “Kahunas”, les bibliothécaires qui travaillent dans cet endroit hors du commun. Traduction : la bibliothèque de La Belle et la Bête, ce n’est rien à côté ! ;)

« Moi aussi je sais ce que c’est d’avoir envie de lire la suite d’un roman. Parfois, j’aimerais oublier toute l’histoire pour recommencer depuis le début ! »


Nous suivons quatre Kahunas. Tout d’abord, Nanako et Pipili qui s’occupent du département de la restauration. Leur mission est donc de réparer les livres abîmés. A noter que Pipili est assez particulière car elle ressemble à un petite fée. En effet, elle est issue d’un peuple nommé les Cocopa. Nous avons ensuite Anzu, la maman de la bande (qui a pas moins de 6 enfants !) du département des affaires extérieures. Sa mission est d’étendre l’influence de la bibliothèque en province. Enfin, nous avons Sedona du département de protection qui, comme son nom l’indique, s’occupe de protéger les ouvrages, éviter les vols (sorte de police des livres en somme !). Sedona est la figure la plus importante des Kahunas puisque c’est elle qui va entrer en contact et se rapprocher du petit Shio. De plus, elle a également le pouvoir de maîtriser le vent car c’est un mage du vent, elle maîtrise le mana de l’air.

« Je trouve ça merveilleux qu’un enfant ait envie de lire au point de se rouler par terre. »


On se retrouve dans une société où les livres ne sont réservés qu’aux “grands esprits” et où les enfants et les pauvres n’ont pas accès aux livres car on estime qu’ils peuvent les voler pour les revendre ou les abîmer. C’est un manga qui rappelle l’importance de diffuser la lecture aux plus jeunes, de prendre soin des livres qui sont des objets précieux. C’est aussi un manga qui nous parle car on se reconnaît dans l’enfant qui se roule par terre car il veut absolument la suite de son histoire préférée, ce sentiment de frustration que l’on a quand on n’a pas la suite d’une histoire directement sous la main. Ce manga nous rappelle que le plaisir est dans l’attente que nous avons pleins d’autres histoires qui attendent d’être lues et que ce n’est donc pas grave de ne pas avoir le livre que l’on veut tout de suite. Cela fait réfléchir dans cette société où l’on veut tout tout de suite et je suis moi-même concernée par ce phénomène. Malgré une pile à lire qui déborde je me retrouve encore à acheter compulsivement parce que je veux tel livre à tel moment. C’est un manga qui permet de remettre les choses dans leur contexte. Le livre est une fabuleuse porte ouverte vers de multiples mondes. Je trouverai donc facilement mon bonheur parmis la cinquantaine de livres qui attendent d’être lus dans ma pile à lire ! ;)

« Un nouveau livre, c’est une porte sur l’inconnu. »


Un premier volume très dense mais ô combien palpitant, prenant et haletant ! Un vrai bonheur et un plaisir de lecture ! Je recommande grandement ce manga, à tous les mordus de lecture que nous sommes ! La fin promet une suite toute aussi palpitante, j’ai hâte de la lire !

« Les récits ont parfois un grand impact sur la vie de leurs lecteurs. C’est un pouvoir extraordinaire ! »

samedi 2 mai 2020

Crescent City - Sarah J. Maas [Blandine]



FantaisieNew Adult

VO Lu en VO
NVF Pas encore traduit
3E Narrateur: 3ème personne
XP Nombre Narrateurs: X personnages
NE Suite: No title for now


Resume
Bound by blood.
Tempted by desire.
Unleashed by destiny.

Bryce Quinlan had the perfect life—working hard all day and partying all night—until a demon murdered her closest friends, leaving her bereft, wounded, and alone. When the accused is behind bars but the crimes start up again, Bryce finds herself at the heart of the investigation. She’ll do whatever it takes to avenge their deaths.

Hunt Athalar is a notorious Fallen angel, now enslaved to the Archangels he once attempted to overthrow. His brutal skills and incredible strength have been set to one purpose—to assassinate his boss’s enemies, no questions asked. But with a demon wreaking havoc in the city, he’s offered an irresistible deal: help Bryce find the murderer, and his freedom will be within reach.

As Bryce and Hunt dig deep into Crescent City’s underbelly, they discover a dark power that threatens everything and everyone they hold dear, and they find, in each other, a blazing passion—one that could set them both free, if they’d only let it.


English Review


I won’t lie to you, it took me a lot of time to really be in the story and to appreciate it. There is a lot of characters, places and vocabulary to learn in this book. Sarah J. Maas really create a full universe with its own history. But as I didn’t had time to read a lot at the start of the lock down, I wasn’t able to read enough every day to remember everything I was reading, so I first abandoned it before I gave it another chance.
There wasn’t a lot of action during the first part of the book, however the investigation that Bryce and Hunt have to do together kept me interested. Their little mouse and cat play helped me a lot too. I liked Bryce character a lot, especially because she let everyone think the worst of herself to hide her true intention. Hunt is also interesting, very dark at first, he opens to us page after page.
I also liked the universe construction, with all the different creatures Fae, Witch, Mer people, Wolves, Archangels, Vampires, Humans…
Another thing I really like and that is Sarah J. Maas power, is the twists, especially around some of her characters. There were a lot of things I haven’t seen coming, and I kept in mind one moment that just broke my hear. The last 200 pages are also kind of horrible to read if you can’t read them straight. My heart was pounding, and I was 1000 percent focus on the book because so much was happening !
I think that the only thing that I regret about this book, is that there are some chapters that are long, maybe too long. However, it’s still one of my favorite book of the year.


Voilà bien longtemps que je ne vous ai pas écrit de chronique, mais je ne me voyais pas passer à côté de celle de ce livre. Ou plutôt de cette brique ! Parce que oui 800 pages ce n’est tout de même pas rien.

Je ne vais pas vous mentir, j’ai d’abord eu du mal à rentrer dans l’histoire. Ce roman est très riche en personnages, lieu et histoire. On sent que Sarah J. Maas a prit le temps de construire un univers et ne s’est pas arrêté à la surface. Les premiers chapitres sont denses et si on ne reste pas concentré, difficile de tout retenir. Pas d’action non plus dès le début. On est projeté dans la vie de Bryce, cette mi-humaine mi-Fae qui a parfois du mal à trouver sa place au milieu des Vanirs “pur sangs”, ces êtres dotés de pouvoir qui se croient supérieur à la race humaine.
Voilà donc ce qui m’a rebuté au premier abord, et m’a fait arrêter le livre après seulement une centaine de pages.

« Then let the world know that my first act of freedom was to help my friends. »


Cependant, après avoir vu tous les bons avis sur ce livre et avoir écouté les conseils d’autres chroniqueuses livresques, je me suis lancé de nouveau dans l’aventure, la tête fraîche et surtout préparée à en baver au début. Pour la première fois j’ai utilisé des posts-its dans mon livre pour noter les passages les plus importants et pouvoir y revenir. Et ça a marché ! Je suis finalement rentré dans l’histoire, et j’ai beaucoup aimé.

Alors certes l’action prend du temps à se mettre en place, mais j’ai été intriguée par cette enquête que Bryce et Hunt, un ange déchu, vont devoir mener ensemble. Le système sociétale mit en place par l’autrice, avec l’ensemble de ces espèces différentes, vampire, Fae, Loup-Garous, Anges, Sirènes, Humains, est intéressant.
Nous avons plusieurs points de vue pendant cette histoire, mais les plus importantes sont ceux de Bryce et Hunt. Et on ne s’ennuie jamais avec ces deux là ! Bryce peut paraître froide au premier abord, mais elle a sû me faire sourire avec toutes les piques qu’elle n’hésite pas à lancer à l’ange déchu. Elle joue aussi beaucoup de l’image que les autres ont d’elle, et en profite pour cacher ses véritables intentions.
Hunt lui est plus sombre. L’ombre de la mort est redouté de tous, alors ce ne sont pas les amis qui courent les rues. Cependant, il s’ouvre petit à petit au lecteur, et on découvre ses blessures et ses faiblesses.

« hat blinds an oracle, Bryce Quinlan? »


Et puis il y a tous ces rebondissements ! Autant vous dire que quand vous dépassé la moitié, tout s’enchaine très vite. Il y a deux moments que je retiendrais le plus, deux moments que je n’avais absolument pas vu venir, et qui m’ont laissé sur le cul. Bravo encore à Sarah J. Maas d’avoir réussi à autant me surprendre, et de ne pas avoir peur que ses lecteurs puissent être déçu du comportement de ses personnages. Cela les rend tellement plus humains.

« Through love, all is possible. »


Il y a certes une romance dans ce livre, mais il est bien plus que cela. Pour moi c’est plus une histoire autour de la reconnaissance, d’amitié, et de reconstruction. On sent que l’autrice a plutôt voulu mettre en avant les difficultés avec lesquelles peuvent vivre ceux qui ne sont pas reconnus par la société, ceux qui sont toujours rabaissés pour ce qu’ils sont et non pas ce qu’ils font. Or comme le dit si bien Dumbledore dans Harry Potter: “Ce ne sont pas nos capacités qui déterminent ce que nous sommes, Harry, ce sont nos choix.”

Je terminerais par dire que le seul bémol de ce livre, ce sont les quelques longueurs qu’il contient. Certes beaucoup de passages servent l’histoire et nous en comprenons tout le but vers la fin, mais il y a de quoi abandonner le livre bien avant qu’il devienne intéressant.
Et si vous comptez le lire, préparez-vous à lire les 200 dernières pages d’une traite. J’en avais le coeur qui battait et je ne voulais pas lâcher mon livre, bien que j’ai été obligée de le faire car l’heure raisonnable du couché était passé.
Il ne me reste plus qu’à vous dire de foncer !

mardi 24 mars 2020

Eleanor & Grey - Brittainy C. Cherry [Elise]



Romance

VF Lu en VF
VO Eleanor & Grey
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: Landon & Shay


Resume
Greyson East m'a marquée à jamais.

Lorsque, jeune fille, je suis tombée amoureuse de lui pour la première fois, je ne connaissais pas grand chose de la vie. Mais je connaissais tout de ses sourires et de ses rires, et de la sensation étrange que j'éprouvais chaque fois qu'il était à proximité.

La vie était parfaite ... jusqu'à ce qu'elle ne le soit plus. Et lorsque nous avons été contraints de partir chacun de notre côté, j'ai dû quitter mon premier amour en formulant le souhait de le retrouver un jour.

Seize ans plus tard, comment deviner en acceptant ce poste de nounou que ce serait ses enfants dont je devrais m'occuper ? Que mon nouveau patron serait le garçon que j'avais connu par le passé et qui était devenu un homme froid, solitaire, détaché de tout.

Pourtant, dans son regard tourmenté, il m'arrivait d'entrevoir celui qui autrefois souriait, riait et avait ravi mon coeur de jeune fille. Et il ne faisait aucun doute pour moi que ce garçon-là valait la peine qu'on se batte pour le retrouver.

Tout ce que j'espérais, c'était laisser à mon tour une marque sur son âme.

"Brittainy C. Cherry a cette capacité de nous briser le coeur et de le réparer dans la même histoire." - The Bookery Review

Par l'auteur de la série culte "The Elements", plébiscitée par le public, en tête des listes de best-sellers du New York Times.


Brittainy C. Cherry a encore une fois frappé très fort. Alors que jusqu’à présent je considérais que Colleen Hoover était mon auteure préférée (pour avoir lu absolument tous ses romans traduits en français), Brittainy C. Cherry est doucement mais surement en train de détrôner celle que je considère comme la Queen de la romance.

« J’avais besoin qu’il sache qu’on a le droit de craquer. De s’écrouler. De s’effondrer et de brûler. Puis, quand viendrait pour lui le moment de se relever, s’il lui arrivait d’avoir besoin d’une main tendue, je lui donnerais toujours la mienne. »


Brittainy C. Cherry, c’est une avalanche de coups de coeur depuis “The Gravity of Us”. Si Lucie et Graham ont su conquérir mon coeur, il en fut de même par la suite avec Jasmine et Elliott dans “Behind the bars”. Après deux coups de coeur consécutifs pour des livres de cette incroyable auteure, j’ai saisi que je ne pouvais plus me passer de sa plume, de ses histoires si fortes, si poignantes, si bouleversantes. C’est ainsi que je n’ai définitivement pas pu passer à côté de sa nouvelle sortie chez les éditions Hugo Roman ce mois-ci : “Eleanor & Grey”.

Et … bingo. Une fois de plus, elle a tapé dans le mille. Cependant, ne vous y méprenez pas. Il ne s’agit pas d’une “New Romance” selon moi malgré le bandeau dont est affublé le livre. “Eleanor & Grey”, c’est bien plus qu’une romance : c’est une histoire de vie. D’ailleurs, la romance n’est qu’au second plan dans cette histoire. Pour moi, “Eleanor & Grey”, c’est avant tout une histoire familiale. On explore les liens familiaux, on creuse l’importance d’avoir une famille unie et soudée, on apprend à se reconstruire après avoir vécu le pire et on comprend que l’amour, ce n’est pas seulement un sentiment amoureux entre deux personnes. L’amour avec un grand A, c’est l’amour sous toutes ses formes : aussi bien amoureux, que fraternel, qu’amical, que parental … L’amour c’est tout ça et bien plus encore. Alors non, pour moi ce roman ne mérite pas d’être mis dans la case “New Romance”.

« Son âme était faite pour être aimée par la mienne. »


Pour ce qui est de l’histoire, elle se découpe en deux parties, ce qui est pratiquement toujours le cas avec les romans de cette auteure. Dans une première partie nous suivons la rencontre d’Eleanor et de Grey lorsqu’ils sont au lycée. On y découvre une Eleanor qui ressemble, à si méprendre, à toutes les mordues (moldues) de lectures que nous sommes ! Oui, j’ai fait le jeu de mot avec “moldues” car, si Eleanor est passionnée par la lecture, elle l’est plus encore de la saga Harry Potter. D’ailleurs, le début de l’histoire se passe en 2003, époque où tous les tomes n’étaient pas encore sortis. Eleanor les attend tous avec impatience et dès qu’un nouveau tome sort, elle se jette dessus et ne répond plus à personne. C’était sans compter ses parents qui la somment d’aller en soirée comme tous les lycéens “normaux” de son âge.

Ni une ni deux, Eleanor se rend en soirée, mais ce serait mal la connaître que de penser qu’elle irait se sociabiliser avec les autres. Non, Eleanor va se trouver une planque pour s’isoler lors de cette fameuse soirée et pouvoir lire tranquillement son tome d’Harry Potter. Ah, je me suis tellement reconnue en Eleanor … Bon, ok, c’est une Poufsouffle et ça c’était déjà notre premier point commun mais surtout, je me voyais en elle car moi-même au lycée je préférais rester chez moi à lire un bon livre plutôt que de sortir en soirée (ce qui est encore le cas aujourd’hui).

C’est lors de cette soirée que Eleanor va rencontrer Grey. La suite de l’histoire suit le schéma habituel des romans de Brittainy C. Cherry. Comme c’est énoncé dans le résumé, un évènement va séparer ces deux lycéens devenus amis et ils ne vont plus jamais se revoir pendant … 16 ans ! Oui, oui, 16 ans. C’est ainsi qu’on les retrouve une fois adultes et wahou … C’est là que l’histoire gagne vraiment en profondeur et en intensité. On retrouve un Grey aux antipodes du garçon merveilleux et joyeux qu’il était adolescent. C’est un Grey froid et cynique que va devoir affronter Eleanor.

En parlant d’Eleanor, je l’ai trouvé … parfaite. Non pas seulement parce que c’est une Poufsouffle et une mordue de lecture hein (je me suis assez épanchée sur ce sujet) mais elle est parfaite dans le sens où, par moments, elle m’a rappelée une certaine Louisa Clark … Dans sa façon d’être extravertie, parfois gaffeuse, souvent sans filtre et avec sacrée joie de vivre, je l’ai trouvé parfaite et très ressemblante à mon personnage féminin préféré de la littérature qu’est Louisa Clark. Comme si le feu rencontrait la glace. C’est ainsi que j’ai perçu les retrouvailles entre Eleanor et Grey.

« Nous étions toujours brisés, et pleins de fêlures, et nous n'avions pas fini de grandir et d'apprendre. Nous étions tout à la fois des erreurs et la perfection, des cours d'eau en crue et des ouragans. »


Je me dis que Brittainy C. Cherry a un don pour pouvoir écrire de si belles histoires, avoir de si bonnes idées … C’est avec un immense plaisir que j’ai appris qu’un tome spin off allait sortir en mai sur les personnages de Landon et Shay. J’ai vraiment hâte de découvrir leur histoire ! De ce que l’on voit dans “Eleanor & Grey”, leur histoire s’annonce moins tourmentée, plus “light” mais méfions-nous de l’eau qui dort car ce serait mal connaître cette auteure de génie, passée maître dans l’art de nous briser le coeur …

dimanche 15 mars 2020

Something about us - Jane Pierce



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Something about Us
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
Parce que dans la vie, il y a des secondes chances qu’il faut savoir saisir.

Ashley est lumineuse et pleine de vie. Depuis toujours elle fait tout ce qu’il faut pour s’en sortir : elle prend soin de sa mère, adore son travail au diner, chérit ses amies proches.

Tout pourrait être parfait, s’il n’y avait pas ce client odieux.

Il est réglé comme une horloge et, avec lui, elle ne sait jamais à quoi s’attendre : ignorance, remarques blessantes, regards noirs ou humeur massacrante.

Ils n’étaient pas censés entrer dans la vie de l’autre, mais quand le destin s’en mêle, difficile de lutter.

D’un quiproquo va naître une amitié sincère. Et plus ? Sauront-ils faire une place à l’autre ? Blake réussira-t-il à mettre ses peurs de côté ?

Et si une terrible vérité venait tout chambouler ? Cette seconde chance pourra-t-elle survivre ?


Une ode à l’amour. Ashley et Blake ont su se saisir de mon coeur pour ne plus le relâcher avant la fin de ma lecture. “Something about us”, c’est une histoire de reconstruction, mais surtout, de seconde chance.

Ashley travaille dans un dîner et croise tous les jours ce client odieux qui est d’une humeur massacrante et lui lance des piques assassines (vous savez, celui qui trouve que son plat n’est pas assez chaud et le fait renvoyer en cuisine). Ce client, c’est Blake. Inutile de vous dire que j’ai très vite craqué pour lui malgré son humeur d’ours mal luné. Par ailleurs, je suis une adepte des romances qui commencent par de la “haine”, ces romances où on tourne les pages frénétiquement, où on attend le déclic qui va faire que la situation va s’inverser et qu’ils ne pourront plus se passer l’un de l’autre.

“Something about us”, ce n’est ni plus ni moins que ça : une relation de haine, qui va se transformer petit à petit en amitié sincère pour terminer par une romance des plus sensuelles. J’aime tout particulièrement le fait que la romance prend son temps pour s’installer (à la manière de “Insupportable coloc” de la même auteure). Ils ne se sautent pas dessus directement. Au contraire, tout n’est que douceur, regards échangés, petits gestes … C’est juste magnifique, touchant et j’aimerais qu’il y ait plus de romances dans cet esprit-là car c’est quelque chose qui fait souvent défaut dans celles que je lis.

Rien n’est simple dans cette histoire puisqu’une terrible vérité va venir chambouler l’équilibre que les personnages avaient commencé à construire. J’ai trouvé ce retournement de situation novateur, bien trouvé (je n’avais jamais lu ça ailleurs). C’est typiquement le retournement de situation qui va vous laisser bouche-bée.

Ne parlons pas de l’épilogue. Jane Pierce a le don pour écrire des épilogues qui me font toujours vibrer. C’est beau, c’est tendre et ça fait rêver.

Avec “Something about us”, Jane Pierce signe un début remarquable dans le monde de l’auto-édition ! Que ce soit par la plume, les personnages, l’histoire d’amour ou l’intrigue, cette histoire saura résonner en vous et vous marquer profondément. Accorderez-vous une chance à Ashley et Blake ? En tout cas ils le méritent et sauront bien vous le rendre … Disponible en format numérique et broché le 04 avril en exclusivité sur Amazon !

vendredi 21 février 2020

Le sel de nos larmes - Ruta Sepetys [Elise]



Roman Historique

VF Lu en VF
VO Salt to the sea
1E Narrateur: 1ière personne
4P Nombre Narrateurs: 4 personnages
NNE One-Shot


Resume
Hiver 1945. Quatre adolescents. Quatre destinées.

Chacun né dans un pays différent.

Chacun traqué et hanté par sa propre guerre.

Parmi les milliers de réfugiés fuyant à pied vers la côte devant l'avancée des troupes soviétiques, quatre adolescents sont réunis par le destin pour affronter le froid, la faim, la peur, les bombes...

Tous partagent un même but : embarquer sur le Wilhem Gustloff, un énorme navire promesse de liberté...

Inspirée par la plus grande tragédie de l'histoire maritime, Ruta Sepetys lève le voile sur une catastrophe scandaleusement occultée de la Seconde Guerre mondiale, qui a fait au moins six fois plus de victimes que le Titanic en 1912.


“Le sel de nos larmes” est un chef d’oeuvre. C’est désormais mon roman préféré de Ruta Sepetys. Je suis à la fois ébahie, choquée, ébranlée par ma lecture. C’est un livre qui est nécessaire car personne ne devrait oublier ce qui s’est passé la nuit du 30 janvier 1945 même si l’Histoire a préféré occulter ce qui constitue encore aujourd’hui la plus grosse catastrophe maritime de l’Histoire écrasant de loin les très célèbres Titanic et Lusitania. En effet, si le Titanic a fait près de 1 500 victimes et le Lusitania près de 1 200, le Wilhelm Gustloff a vu périr plus de 9 000 personnes … soit 6 fois plus que le Titanic ! Comment alors pouvons-nous rester dans l’ignorance ? Comme le dit si bien Ruta Sepetys : “Une fois les survivants disparus, il ne faut pas laisser la vérité disparaître avec eux. S’il vous plaît, donnez-leur une voix.”

« La guerre nous a-t-elle rendus mauvais ou a-t-elle seulement activé un mal qui se cachait déjà en nous ? »


Dans ce roman, Ruta Sepetys donne justement la voix à quatre personnages : Joana, Florian, Emilia et Alfred. Quatre personnages aux origines différentes dont les chemins vont se croiser. J’ai aimé cette alternance de points de vue et plus spécifiquement ceux de Joana et de Florian (oui, je l’admets, je suis tombée amoureuse de Florian une dizaine de fois dans ce roman). Les chapitres sont extrêmement courts (allant jusqu’à une page seulement parfois et n’excédant jamais les dix pages). Cela rend la lecture extrêmement fluide et surtout addictive. C’est un roman qui pourra aisément vous piquer des heures de sommeil car on ne voit pas le temps passer. On oublie même qu’on lit un livre. On est avec les personnages. On est avec Joana, Florian, Emilia et Alfred. On marche sur la glace avec eux, on est épuisés avec eux, on perd espoir avec eux, puis on y croit avec eux. En soit : on est avec eux du début jusqu’à la fin.

Je pensais que l’histoire allait commencer directement sur le bateau mais en fait pas du tout. Pendant la première moitié du roman on suit les personnages dans leur longue et périlleuse marche à travers le froid pour fuir. C’est d’autant plus terrible quand on les voit croire que le pire est derrière eux en embarquant sur le Wilhelm Gustloff. Ils pensent que c’est fini, qu’ils sont enfin sauvés, alors que nous lecteurs, sommes impuissants et savons très bien que le pire n’est malheureusement pas derrière eux : il est à venir.

« Elle n'est plus que larmes ; elle n'est plus que sel à la mer. »


En montant à bord du Wilhelm Gustloff, ils pensaient fuir la progression des soviétiques, c’était sans compter les sous-marins russes … Je vous laisse imaginer les dégâts que causent des sous-marins (donc des appareils situés sous le Wilhelm Gustloff et qui envoient par en dessous des torpilles). Ces scènes-là étaient très dures à lire (notamment quand on sait comment les gens sont morts). C’est simple : le Wilhelm Gustloff aura mis 50 minutes pour sombrer.

Pourtant, à l’origine, le Wilhelm Gustloff n’était pas destiné à des fins militaires. En effet, il s’agissait d’abord d’un navire de croisière qui avait pour but d’offrir des vacances aux classes ouvrières et aux classes moyennes. C’est au déclenchement de la seconde guerre mondiale qu’il a été réquisitionné en navire-hôpital.

Franchement, “Le sel de nos larmes” c’est une mine d’informations historiques. Déjà sur le naufrage en lui-même mais aussi sur pleins d’autres aspects de la guerre que je ne connaissais pas. Par exemple, l’opération Hannibal était totalement inconnu pour moi. Cela consiste en une gigantesque évacuation des populations civiles par voie maritime. C’est dans le cadre de cette opération que le Wilhelm Gustloff a donc été réquisitionné.

« Oui, ma chérie, l'existence peut être solitaire pour les êtres vraiment exceptionnels. Voilà pourquoi je bâtis et garnis mon nid avec des pensées de toi. »


Et si le Titanic a eu le droit à son précieux “coeur de l’Océan” (dans le film de James Cameron j’entends), le Wilhelm Gustloff a lui aussi eu droit à un oeuvre de taille à son bord (et c’est non fictif pour le coup) : la Chambre d’Ambre. C’est passionnant de voir à quel point Ruta Sepetys s’est imprégnée jusqu’au bout de l’histoire du Wilhelm Gustloff et on ne peut que la remercier et l’admirer pour avoir raconté et nous avoir fait vivre ce terrible naufrage comme si nous y étions.

J'ai également apprécié que l'auteure fasse un lien avec son précédent roman. En effet, Joana est la cousine de Lina, le personnage principal de "Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre" !

Enfin que dire de l'histoire d'amour ... juste sublime ! A la hauteur de celle entre Rose et Jack dans Titanic ! Ou comment tomber amoureux et s'aimer quand leurs vies ne tiennent plus qu'à un fil ?

C’est un roman qui ne se lit pas mais qui se vit.

dimanche 9 février 2020

The Boss - Erin Graham [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO The Boss
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
La relation entre Émilie et Marek est une évidence. Pourtant, ils ont été séparés huit ans, à la suite d’un drame qui a bien failli détruire la jeune femme. Les retrouvailles sont aussi intenses que douloureuses. Marek est devenu dur et inflexible, il a bien pris soin de cacher ses émotions sous une épaisse carapace. Mais Émilie est déterminée : si elle veut guérir des drames de son passé, elle doit s’imposer dans la vie de Marek. La puissance des liens qui les unissent n’a d’égal que la profondeur de leurs blessures. De confrontations en rapprochements, de colères en pulsions de désir, de secrets bien gardés en aveux libérateurs, plongez avec Erin Graham dans un roman d’une intensité rare.


Surtout, ne pas se fier à la couverture et au titre qui ne reflètent pas l’histoire de Milie et Marek. Ils nous orientent vers une banale histoire de patron/employée alors que c’est bien plus que ça. Avant de devenir le patron d’Emilie (surnommée Milie), Marek était son meilleur ami d’enfance. Milie était très amie avec la bande des “Quadruplés” : Justin, Vivian, Thomas et Marek. Ses amis se réduisaient à cette bande de garçons et elle s’en portait très bien, jusqu’à ce que l’amour s’en mêle. Il est vrai que la frontière entre amitié et amour est parfois ténue et Milie a toujours eu un faible pour Marek. Pas de quoi s’appitoyer jusque-là puisque c’est réciproque et qu’ils vont échanger leur premier baiser sous un arbre (arbre qui va devenir finalement le symbole de leur amour puisque c’est là que tout a commencé).

Malheureusement, un drame va se produire et va séparer cette bande d’amis pendant huit ans et, par la même, Milie et Marek … C’est ainsi que l’on retrouve Milie huit ans plus tard, qui débarque à Paris chez sa soeur Aude, bien décidée à retrouver Marek qui, entre temps, est devenu un patron à la tête d’une société très réputée (et côtée internationalement).

« Si vous chutez, ce n'est qu'une défaite. Jamais la fin de la lutte. »


Au début, je me suis dit : “Chouette, enfin une romance qui se passe en France” ! Malheureusement, c’est là qu’arrive le premier point négatif de cette histoire : à aucun moment je n’ai eu l’impression que l’histoire se déroulait à Paris. Je m’attendais à des descriptions précises de la vie parisienne, qu’on nous cite au moins des lieux emblématiques, des rues mais rien du tout. J’ai trouvé ça dommage car j’ai eu l’impression que l’histoire ne se déroulait à Paris que sur le papier mais en soit, s’ils avaient été en Amérique, je n’aurais jamais vu la différence. Déjà, la boîte de Marek s’appelle “ML Security” (rien de plus américain) et les personnages passent leur temps à utiliser des termes anglophones : “free drinks", “meeting room”, "conf call". Toutes ces expressions anglophones mélangées à une absence de descriptions de la ville de Paris font que rien ne laisse à penser qu'on est en France dans cette histoire et c'est bien dommage. Je pense qu’il aurait été plus judicieux que l’histoire se déroule aux Etats-Unis, ça collait plus à l’histoire alors que là, le fait de savoir que ça se passait en France, je m’attendais quand même à plus de descriptions.

Le deuxième point négatif, c’est le début de l’histoire que j’ai trouvé peu crédible et qui m’a laissée assez sceptique. Comment la boîte de Marek, décrite comme étant une grosse boîte, leader dans le domaine de la sécurité, peut-elle embaucher des gens aussi facilement ? J’entends par là, transmettre un CV et hop vous êtes embauchés deux jours plus tard ? Je pense qu’il aurait été plus plus judicieux que Milie débarque à Paris, passe un entretien pour devenir assistante de direction dans cette boîte (sans savoir que Marek y travaille) et c’est ainsi qu’elle le retrouve de façon incongrue et découvre qu’il est son patron. Là, j’ai trouvé que c’était un peu un comble pour une boîte dans le domaine de la sécurité d’embaucher des gens simplement sur la base d'un CV élogieux, surtout quand Justin disait quelques pages auparavant : “Il [Marek] maîtrise très bien la sécurité”.

« Nous nous définissons dans nos victoires et dans nos défaites. Pas dans l'immobilisme. »


Ce sont donc les deux principaux reproches que je peux faire à “The Boss” : manque de descriptions de notre belle capitale et un début peu crédible (malgré le fait que ce soit plus ou moins justifié dans le récit, je reste tout de même sceptique). Malgré tout, j’ai passé un bon moment de lecture avec Milie et Marek. J’ai aimé par dessus tout le fait qu’ils prennent leur temps pour se retrouver (et même pour coucher ensemble). C’est vraiment ce que j’adore dans les romances. En 506 pages, jamais leur romance n’a été trop précipitée. Au contraire, j’ai trouvé ça judicieux qu’ils prennent leur temps au regard du drame qui s’est déroulé huit ans auparavant.

En soit, je recommande “The Boss” si vous aimez les histoires d’amour qui commencent par une amitié profonde et, plus important, si vous êtes fan de Patrick Dempsey ! Alors là, si c’est le cas je ne peux que vous dire de foncer car vous serez servis en Patoche jusqu’à la fin du roman ! ;) Pour ma part, “The Boss” restera un agréable moment de lecture mais ne détrônera pas “Teach Me Love” et “Esquisse” qui sont pour moi les meilleurs romans de Erin Graham !

vendredi 17 janvier 2020

Nos âmes tourmentées - Morgane Moncomble [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Nos âmes tourmentées
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
Pourra-t-il lui redonner le sourire ?

Lorsqu'Azalée revient à Charleston, sa ville natale, ce n'est pas de gaîté de coeur. Elle a préféré partir quelques années auparavant pour échapper à des souvenirs pénibles et pour mettre le plus de distance possible entre elle et ceux qui lui ont fait du mal.

Sa mère, avec qui elle n'avait plus aucun lien, vient de mourir lui laissant sa maison et une succession à régler.

Là voilà de nouveau dans la maison familiale, pour un temps qu'elle espère le plus bref possible.

Jusqu'à ce qu'elle fasse la connaissance d'Eden, son nouveau voisin.

Il est charmant, amusant, différent des hommes qu'elle a rencontrés jusqu'alors. Il lui donne envie de changer, de bousculer le fragile équilibre qu'elle avait trouvé loin d'ici. Peut-être même de céder à son attirance. De vivre heureuse à nouveau tout simplement.

Mais cela impliquerait de rester à Charleston. Est-elle capable de faire table rase du passé, d'oublier tout ce qui s'est passé ici ?

Eden a ses propres fêlures mais il est prêt à l'aider. Azalea a un long chemin à parcourir mais il pourrait la conduire vers l'amour et le bonheur.


DECEPTION. Je ne peux pas nier que Morgane Moncomble est très douée, qu’elle écrit très bien pour son jeune âge et que sa plume est addictive. Je ne peux pas nier non plus que j’ai adoré toutes les références à l’univers Disney dans ce livre (et à Bradley Cooper mon amour) mais je m’égare. Une belle plume et des références sympathiques n’auront pas suffit à me faire accrocher davantage à cette histoire. Je m’explique.

J’ai toujours eu un faible pour les romances qui prennent leur temps, celles où les personnages apprennent vraiment à se connaître et je m’attendais à ça en lisant “Nos âmes tourmentées”. Je m’y attendais parce que l’auteure elle-même a vendu son roman comme plus “mature” que ses précédents et aussi parce que les personnages sont un peu plus âgés que les précédents (aka les Violan et les Zason). Je me suis dit : “Chouette, des personnages un peu plus adultes, je vais enfin avoir une belle romance qui prend son temps”. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.

« Si personne ne vous l’a dit aujourd’hui : vous êtes forts, ne serait-ce que pour avoir survécu à cette journée. Mine de rien, ce n’est pas toujours facile. »


Pour moi, la romance est beaucoup trop rapide pour un livre qui atteint presque les 500 pages. L’histoire d’un voisin qui tombe instantanément sous le charme de sa voisine et ladite voisine (qui ne cesse de répéter pendant tout le livre qu’elle a du mal à faire confiance aux hommes à cause de son passé à juste titre) succombe pour lui au bout de 100 pages environ. Si bien qu’on arrive à la moitié du bouquin et l’affaire est déjà pliée si vous voyez ce que je veux dire. Alors non, malheureusement ce n’est pas le genre de romance qui me plaît. Surtout pas sur un roman aussi gros qui plus est.

Malheureusement, il n’y a pas que la romance qui m’a posé soucis. Il y a aussi le fait que je n’ai eu aucune surprise en lisant ce livre car dès le premier chapitre du point de vue d’Eden, j’avais déjà deviné son “secret” (on repassera pour l’effet de surprise). Parlant d’Eden, je n’ai pas supporté les répétitions du surnom “beauté” à tout bout de champ. C’est quelque chose qui m’avait déjà exaspéré dans “Beautiful Disaster” de Jamie McGuire puisque Travis dit tout le temps à Abby “poulette”. Voilà ce que ça m’a rappelé. Surtout que le surnom “beauté” sortait dans des situations parfois qui n’avaient pas lieu d’être, ce qui fait que j’ai souvent levé les yeux au ciel, je l’avoue.

« Nous formions une symphonie. Un concerto des corps et des coeurs qui dit je t'adore, j'ai besoin de toi, ne pars pas. »


Par ailleurs, j’avais déjà eu ce constat avec le précédent roman de l’auteure (“Aime-moi je te fuis”) mais j’ai vraiment encore une fois eu l’impression que l’auteure avait rédigé une liste de thèmes plus difficiles les uns que les autres avant d’écrire son histoire et qu’elle avait coché des cases au fur et à mesure. Pour moi, c’était trop. A la fin, il se passe quelque chose et ce qui n’est pas normal, c’est que je n’ai pas ressenti quoi que ce soit alors que j’aurais dû face à quelque chose d’aussi horrible. Je n’ai rien ressenti, j’ai simplement levé les yeux au ciel. Malheureusement, j’ai du mal avec la surenchère de drames et cette volonté de vouloir traiter de pleins de sujets à la fois mais d’en laisser beaucoup sur le pas de la porte sans même les développer.

Je pense aussi que j’ai lu trop de romances déjà qui abordent le sujet de la violence parentale (cf “Hopeless” de Colleen Hoover) ou du harcèlement (cf “Ce qui ne te tue pas de Georgia Caldera). Il existe déjà des tas de romans qui ont abordé ces thèmes-là donc je n’ai rien ressenti de nouveau.

« J'ai choisi de me sauver au lieu d'attendre que quelqu'un le fasse pour moi. »


Enfin, je trouve qu’il y a trop d’idéaux féministes. Il y a d’ailleurs une phrase dans le roman que je n’ai pas aimé qui dit que toutes les femmes devraient être féministes. Je ne suis pas d’accord. On peut très bien être pour l’égalité entre les hommes et les femmes mais ne pas être féministe pour autant.

Je pense qu’à l’avenir je vais mieux réfléchir avant d’acheter les romans de cette auteure car malheureusement, c’est le troisième que je lis et je n’ai aucun coup de coeur à chaque fois et bien souvent, mes avis sont mitigés … Après, je pense qu’il peut plaire à d’autres qui n’ont pas déjà lu énormément de romans sur ces sujets-là et qui adhèrent aux romances rapides. Malheureusement, ce n’est pas mon cas. J’attendais un peu plus de résistance de la part d’Azalée au regard de son passé, surtout qu’elle dit à plusieurs reprises faire des cauchemars et avoir du mal à faire confiance aux hommes pourtant avec Eden j’ai eu l’impression que ça coulait de source, qu’il n’y a pas eu l’étape de la vraie rencontre où on apprend à connaître la personne au fur et à mesure. J’aurais aimé une Azalée plus renfermée sur elle-même vis-à-vis d’Eden parce qu’au final j’ai eu l’impression que c’était très rapide entre eux, comme s’ils se connaissaient déjà alors que pas du tout.

Comme quoi, ce n’est pas parce qu’un livre fait beaucoup de bruit qu’il nous plaira forcément. C’est dommage.