samedi 25 mai 2019

Le prix du sang - Sabaa Tahir [Elise]



FantaisieYoung Adult

VF Lu en VF
VO A Reaper a the Gates
1E Narrateur: 1ière personne
4P Nombre Narrateurs: 4 personnages
NE Une braise sous la cendre, Tome 4


Resume
« LA DOULEUR EST UN CHOIX. SUCCOMBES-Y ET TU ÉCHOUERAS.

DÉFIE-LA ET TU TRIOMPHERAS. »

Helene Aquilla, la Pie de sang, est assaillie de toute part, elle doit protéger les habitants de l’Empire contre les forces du mal et déjouer les plans de la Commandante. Au même moment, à l’est, Laia cherche à éliminer le terrible Semeur de Nuit et reçoit des menaces inattendues de la part de ses alliés. Quant à Elias Veturius, quelque part entre le monde des morts et celui des vivants, il rejoint les Attrapeurs d’Âmes, sacrifiant sa liberté et son humanité.

Au sein de l’Empire et au-delà, la guerre est imminente…


COUP DE CŒUR. Si ce troisième tome est un véritable coup de coeur, c'est avant tout grâce à un personnage : Hélène Aquilla.

« Tu es cruel, Elias, me chuchote-t-elle à l'oreille, d'offrir à une fille tout ce qu'elle désire avant de le lui retirer. »


Hélène est l’un de mes personnages préférés en littérature. Elle a cette froideur et cette force qui renferment une humanité, une loyauté et un dévouement au-delà des mots. En surface, sa carapace ne se fendille jamais mais à l’intérieur, elle doit jongler avec ses émotions et je l’admire irrémédiablement pour ce qu’elle est. Elle me fait également beaucoup trop rire, surtout lorsqu’elle qualifie le Semeur de Nuit de “toutou surnaturel” de la Commandante. C’est une femme dévouée corps et âme à son peuple, prête à porter elle-même secours. Je me rappelle encore de cette scène où elle s’est dirigée vers une enfant au visage ensanglanté durant l’attaque d’un village pour essayer de lui porter secours. Comme l’a dit le Semeur de Nuit, Hélène est une femme “du peuple”. Elle souhaite coûte que coûte protéger son peuple et rester loyale envers lui. Elle ne dévie jamais de ses valeurs et idéaux.

Je crois que toute ma chronique entière pourrait se résumer à : Hélène est incroyable. Je me rappelle encore de cette scène à l'infirmerie où elle prend le temps d’aller voir chaque enfant et leur chanter une chanson pour apaiser leur douleur. Elle le fait avec une énergie telle qu’elle en ressort épuisée mais comblée. Comblée d’avoir ravivé de l’espoir et de leur avoir dit de ne pas avoir peur. Je peux aisément dire que Hélène Aquilla a largement dépassé Feyre Archeron dans mon coeur de lectrice.

« Maudit soit ce monde pour ce qu'il fait aux mères, pour ce qu'il fait aux filles. Maudit soit-il de nous rendre forts à travers la perte et la douleur, nos cœurs arrachés à nos poitrines encore et encore. Maudit soit-il de nous forcer à l'endurer. »


Mon deuxième personnage préféré dans cette saga c’est Harper Avitas et j’espère que sa relation avec Hélène se développera davantage dans le dernier tome car je suis un petit peu restée sur ma faim à ce niveau-là.

Ce tome 3 s’ouvre sur un chapitre du point de vue du Semeur de Nuit puis il alterne simultanément entre Laia, Elias et Hélène. Laissez-moi vous dire que les chapitres que j'attendais le plus étaient bien sûr ceux du point de vue d’Hélène. Les chapitres du point de vue de Laia et Elias sont, certes, intéressants mais m’ont moins plu que ceux d’Hélène because Hélène is Queen.

Laia, accompagnée de son frère Darin, essaie de combattre le Semeur de Nuit qui veut récupérer l'Étoile pour libérer les djinns. Elias quant à lui doit se familiariser au nouveau rôle qu'il acquiert à la fin du tome 2. J’ai été très surprise de constater que les chapitres sur Elias étaient ceux qui m’intéressaient le moins. C’est étrange car avant Elias était mon personnage préféré mais j’admets que la tournure qu’a décidé de lui donner l’auteure ne me plait pas. De ce fait, Elias s’est largement fait concurrencer et dépasser par Hélène et Harper dans mon coeur.


« L'amour, c'est la joie couplée à la tristesse, l'euphorie liée au désespoir. C'est un feu qui m'encourage doucement à avancer puis me brûle lorsque j'approche trop près. Je déteste l'amour, je le désir ardemment. Et ça me rend folle. »


Dans ce second tome, la violence est toujours à son apogée. Marcus en fait voir de toutes les couleurs à Livia, la sœur d’Hélène. J’ai adoré découvrir Livia ainsi que toute l’intrigue qui se met en place autour d’elle.

Nous retrouvons toujours nos personnages des tomes précédents dont Afya (qui frappe les fantômes avec une poêle soit dit en passant) mais aussi Cuisinière. Et alors là … laissez-moi vous dire que la révélation concernant Cuisinière est juste IM-PRÉ-VI-SI-BLE ! Je ne l’ai littéralement pas vu venir et donc c’était bien joué de la part de l’auteure car après la révélation concernant Keenan dans le tome 2, cette révélation sur Cuisinière dans le tome 3 nous laisse sur les fesses.

« L'espoir est plus fort que la peur. Plus fort que la haine. »


Nous faisons également la connaissance de nouveaux personnages comme Musa ou encore Quin Veturius, le grand-père d’Elias et donc le père de la Commandante. Cette rencontre nous permet d’effleurer le passé de cette dernière.

La fin n’est pas aussi dingue que ce à quoi je m’attendais même si la guerre contre les Karkauns a fait des dégâts je ne trouve pas que ce troisième tome se referme sur un cliffhanger. Je peux tenir patiemment en attendant le grand final et retrouver mes personnages chouchous : Hélène et Harper.

jeudi 16 mai 2019

Ce qui nous consume - Georgia Caldera [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Ce qui nous consume
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE Dernier tome


Resume
Violette, au passé troublé mais au brillant avenir, vient d’intégrer une école d’art. Elle s’est installée chez sa mère et son nouveau mari, et a fait la connaissance du fils de celui-ci, le solitaire et énigmatique Adam. Après s’être ignorés puis déchirés durant des semaines, ils ont trouvé la paix dans les bras l’un de l’autre et se sont déclaré leur amour. Violette doit désormais apprendre à lui faire confiance, mais les secrets qui voilent le ténébreux regard d’Adam pèsent sur leur couple. Parviendra-t-il à lui révéler ses démons et à accepter son aide ?


Que dire si ce n'est que Georgia Caldera est une auteure prodigieuse ? J'ai acheté ce livre hier à 13 heures et je l'ai terminé ce matin vers 11h30. J'aurais donc englouti 413 pages en moins de 24 heures (en me couchant au passage à 2 heures du matin).

Évidemment que "Ce qui nous consume" est un coup de coeur. J'ai encore une fois été chamboulée par l'histoire de Violette et Adam. L'auteure aborde encore une fois le sujet du harcèlement scolaire et celui de la violence parentale avec brio. Croyez-moi, vous aurez la boule au ventre lors de votre lecture. C'était terrible car je savais que à un moment où à un autre, quelque chose de grave aller se passer et la fin est évidemment poignante.

Ce que j'ai aimé plus largement avec cette duologie, c'est le fait que Georgia Caldera n'ait jamais précipité les choses entre Violette et Adam. Il faut quand même savoir qu'ils ne couchent pour la première fois ensemble que vers la fin de ce deuxième tome ! C'est assez rare pour le souligner en New Adult. J'ai aimé que Violette et Adam apprennent à découvrir leurs corps en douceur, jamais dans la précipitation et toujours avec amour et bienveillance.

Adam est sans doute le personnage le plus bouleversant qui m'ait été donnée de rencontrer. Je déplore cependant son côté "nais" par moments. Notamment, je levais les yeux au ciel à chaque fois qu'il appelait Violette "mon ange".

Outre ce petit détail, je pense que tout le monde aimerait avoir un Adam dans sa vie. Un garçon aussi prévenant, doux, à l'écoute et sensible.

Même si ce roman est un coup de coeur, je ne peux pas nier que l'épilogue m'a frustrée. En effet, vers la fin du roman Violette et Adam font par de leurs questionnements sur leur avenir car chacun n'a pas les mêmes projets. C'est un questionnement quand même très important et qui va se dérouler sur plusieurs chapitres. Finalement, l'auteure ne répondra jamais à nos questions : Violette et Adam sont-ils encore ensemble six ans plus tard ? Violette a-t-elle concrétisé son projet ? Adam s'est-il affranchi de ses peurs ? Ludwig est-il derrière les barreaux ?

Beaucoup de questions qui restent malheureusement en suspens. C'est vraiment dommage que l'épilogue ne se passe que quelques semaines seulement après la fin de ce tome et non pas des années plus tard. Au vu des questionnements des personnages sur leur avenir à la fin de ce tome, un épilogue plus poussé aurait été grandement nécessaire !

Il n'empêche que je n'oublierais jamais cette duologie ni Violette et Adam et j'ai dorénavant à coeur de lire tous les romans de Georgia Caldera sans exception !

dimanche 12 mai 2019

La carte des jours - Ransom Riggs [Elise]



FantastiqueYoung Adult

VF Lu en VF
VO Map of Days
1E Narrateur: 1ière personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Miss Peregrine et les enfants particuliers, Tome 5


Resume
Jacob Portman est de retour chez lui, en Floride, là où tout a commencé. Et cette fois, son rêve est devenu réalité : Miss Peregrine et les enfants particuliers sont à ses côtés. Ces derniers découvrent, fascinés, le monde moderne. Afin de faciliter leur intégration, Jacob est chargé de leur donner des cours de normalité. Au programme : plage, baignade, et leçons particulières...

Mais la découverte d'un mystérieux bunker dans la maison de son grand-père va tout changer.

Persuadé qu'Abe lui a laissé des indices pour sauver des enfants particuliers isolés, Jacob entraîne ses amis sur les routes. C'est le début d'un jeu de piste dangereux, à travers un long périple dans l'Amérique d'aujourd'hui, territoire étrange, aux espaces parallèles peuplés de créatures d'un autre temps.


ALERTE COUP DE CŒUR.

« Le passé est beaucoup moins terrifiant que le futur, nous a-t-il expliqué. Même l'époque la plus terrible du passé a l'avantage d'être connue. On peut l'étudier. Le monde y a survécu. Alors qu'au présent, il y a toujours le risque que la fin du monde arrive brutalement. »


En commençant ce quatrième tome il est vrai que j’ai été décontenancée par l’absence de récapitulatif pour rappeler les différentes particularités des enfants. Cependant, après des recherches entreprises sur Internet j'ai rapidement retrouvé les particularités de chacun. De même, je ne me souvenais plus de ce qu'était l'Ambroisie ou encore le Panloopticon.

Dans ce quatrième tome, l'action se déroule chez Jacob, en Amérique. C'est ainsi que nous allons parler de la difficile histoire américaine avec notamment la ségrégation raciale et la période de l'esclavage.

« Mon cerveau, comme toujours, était une machine à fabriquer de l'espoir. »


Ce quatrième tome est complètement fou et j'ai été immergée dès le début. L'idée de faire venir les enfants particuliers dans le monde moderne de Jacob est juste une idée de génie ! Je me rappellerais longtemps de Olive faisant des tours de manège accrochée au ventilateur du salon, de Bronwyn qui embouti la voiture des parents de Jacob ou encore des enfants qui découvrent une pizza pour la première fois de leur vie ou un épisode des Simpson. Jacob va devoir leur donner des cours de normalité afin qu'ils s'intègrent au monde moderne et laissez moi vous dire qu'entre les après-midi shopping ou encore la découverte du rayon fromage au centre commercial, tout cela va donner lieu à de nombreuses situations cocasses !

« Mais je préférais croire que, pour la première fois depuis près d'un siècle, les particuliers n'étaient plus contraints de rester cachés dans leurs boucles. Le pire était passé ; ils y avaient survécu, et il leur restait beaucoup à faire : ils avaient un monde à reconstruire. Et ils pouvaient le rendre meilleur. »


L'humour et le sarcasme de Enoch m'avaient manqué, la tendresse de Claire aussi. En fait, tous les enfants particuliers sans exception m'avaient manqué. Comme si finalement je ne les avais jamais vraiment quitté et qu'ils faisaient partis de ma propre famille.

Dans ce quatrième tome on découvre de nouveaux concepts (les boucles de poche). Pendant une grande partie du roman, l'histoire va prendre des allures de road-trip mais laissez moi vous dire qu'un road-trip avec un garçon invisible, une fille qui fait du feu ou encore une autre qui pousse la voiture par la force de ses bras … ce road-trip s'annonce rocambolesque !

J'ai adoré partir à la rencontre de nouveaux particuliers (mention spéciale au particulier à la salive adhésive). Nous découvrons par exemple Angelica, la petite fille qui se déplace avec son nuage au dessus de la tête et qui a l’honneur de figurer sur la couverture de ce quatrième tome. Nous découvrons également le concept des particuliers non contactés comme Noor par exemple.

« Nos liens de sang ne résistent pas souvent à la vérité. »


Je pense que la seule note négative que j’aurais à soulever sur ce quatrième tome c’est que je pensais que cette nouvelle trilogie allait ouvrir la voie aux autres enfants particuliers et non plus seulement à Jacob. Seulement, la fin laisse nettement présager que Jacob sera toujours au premier plan, ce que je trouve dommage car même si je sais que c’est un pilier de par l’histoire avec son grand-père, il n’en reste pas moins que ce n’est pas mon particulier favori et j’aurais aimé que cette nouvelle trilogie mette en avant les autres et non plus seulement Jacob. Par exemple, je préfère largement Enoch et son sarcasme que Jacob.

J’ai tout de même très hâte de lire le prochain tome et de voir ce que ces nouvelles aventures très “particulières” vont me réserver !

Quand nos souvenirs viendront danser - Virginie Grimaldi [Elise]



Contemporain

VF Lu en VF
VO Quand nos souvenirs viendront danser
3E Narrateur: 3ième personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE One-Shot


Resume
« Lorsque nous avons emménagé impasse des Colibris, nous avions vingt ans, ça sentait la peinture fraîche et les projets, nous nous prêtions main-forte entre voisins en traversant les jardins non clôturés.

Soixante-trois ans plus tard, les haies ont poussé, nos souvenirs sont accrochés aux murs et nous ne nous adressons la parole qu’en cas de nécessité absolue. Nous ne sommes plus que six : Anatole, Joséphine, Marius, Rosalie, Gustave et moi, Marceline.

Quand le maire annonce qu’il va raser l’impasse – nos maisons, nos mémoires, nos vies –, nous oublions le passé pour nous allier et nous battre. Tous les coups sont permis : nous n’avons plus rien à perdre, et c’est plus excitant qu’une sieste devant Motus. »

À travers le récit de leur combat et une plongée dans ses souvenirs, Marceline raconte une magnifique histoire d’amour, les secrets de toute une famille et la force des liens qui tissent une amitié.

Un roman émouvant et plein d’humour sur le temps qui passe et la place des souvenirs.


Dans ce nouvel ouvrage, Virginie Grimaldi nous embarque dans l’impasse des colibris et ses Octogéniaux : un groupe de retraités menacé d’expulsion par le maire qui souhaite faire construire une école. Pour Marceline, Anatole et tous les autres, raser l’impasse des colibris, cela signifie surtout raser de nombreux souvenirs. C’est ainsi que Marceline va entreprendre de nous raconter l’histoire, passé et présente, de ces voisins de l’impasse des colibris.

« La vie est comme une danse. On entre en scène, on apprend les pas, on se laisse porter, on compte les temps, et on tire sa révérence. »


Dans le passé, on y retrouve les mœurs de l’époque dans les années 1970 où la femme n’était bonne qu’à rester à la maison. J’ai aimé à quel point Marceline était prête à dépasser ces pensées et à faire ce qu’elle aimait et chérissait par dessus-tout : danser. C’est ainsi qu’elle va aller à l’encontre de l’opinion de son mari et que celui-ci va petit à petit s’ouvrir et danser avec elle, au delà des “convenances” de l’époque.

« J’ai appris que, parfois, souvent, le bonheur est l’antichambre du bonheur. Surtout, j’ai appris que l’inverse était vrai : le bien attend, tapi, que tout aille mal pour nous surprendre. »


Dans le présent, nous retrouvons nos Octogéniaux dans une aventure complètement rocambolesque. En effet, pour faire renoncer le maire, nos retraités préférés vont mener différentes actions : rapper ou encore mettre le bazar dans un supermarché, vous n’êtes définitivement pas prêts face à ces papis et mamies 2.0. Mention spéciale à Jean-Pierre Pernault qui fait une merveilleuse apparition dans ce roman et qui nous montre à quel point les sujets de son journal de 13 heures sont toujours aussi atypiques ! J’ai adoré ce passage télévisé d’ailleurs !

« Sachez que l’amour n’est jamais ridicule. Ce qui l’est, c’est de ne pas oser lui donner l’éclat qu’il mérite. »


En soit, encore un roman débordant d’amour, d’humour et impossible à lâcher (lu en moins de 48 heures top chrono). La fin de ce roman est particulièrement belle et … parfaite. Je pense qu’on ne pouvait décemment pas mieux terminer ce roman que de cette façon.

Encore une pépite que Virginie Grimaldi nous offre donc même si pour ma part cela ne restera pas mon roman préféré de cette auteure. Par moments je me demandais si l’humour n’était pas un peu forcé pour faire rire à tout prix. Il est certain que “Quand nos souvenirs viendront danser” ne dépassera pas “Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie” ni “Il est grand temps de rallumer les étoiles”. Ce qui est certain, c’est que moi je viendrais volontiers danser avec Virginie Grimaldi et lui dire à quel point ses mots sont beaux et font du bien.

mercredi 8 mai 2019

L’ultime Oracle - Alyson Germain [Blandine]



FantaisieYoung Adult

VF Lu en VF
NVO Autrice francophone
1I Narrateur: 1iere personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: Sans titre


Resume
Après avoir appris l’existence des Homérides, je suis parvenue, non sans difficultés, à Hestiapolis, havre de paix et de protection pour ce peuple aux dons incroyables, dont je fais désormais partie. Là-bas, je retrouve Ellie, la Pythie, qui voit dans mon destin et les récentes épreuves que j’ai dû surmonter l’accomplissement de sa dernière prophétie. Mais si maintenant un nom peut-être mis sur la menace qui plane, sa compréhension recèle encore beaucoup de zones d’ombre et l’Ordre Homéride n’arrive pas à s’accorder sur le plan d’actions à établir. Pire, il me prive de ma liberté sous prétexte de me protéger. J’ignore tout des coutumes et de l’histoire de mes semblables, mais je vais devoir apprendre vite, car les murs de la cité ne semblent plus être un obstacle suffisant pour arrêter celui qui veut s’accaparer mon pouvoir.


C’est avec un peu d’avance que j’ai pu avoir accès à ce deuxième tome, notamment grâce au Salon des Oniriques à Meyzieu. Dès que je l’ai vu, je me suis dit qu’il fallait que je l’achète, parce que j’avais beaucoup apprécié ma lecture du tome 1 et que j’avais envie de savoir ce qui allait arriver à nos personnages.

Je ne vous cache pas que les premiers chapitres ont été un peu compliqué parce que mes souvenirs étaient floues quant aux évènements de la fin du premier livre. Je me souvenais de la trame globale du roman, mais j’avais oublié quelques éléments essentiels qui étaient cité dès le début. Ce tome commence directement à la suite du premier, mais heureusement, au fur et à mesure de la lecture, Alyson a glissé quelques explications et indices qui m’ont permit de me remémorer l’histoire et aborder la suite de ma lecture plus sereinement.

J’ai beaucoup apprécié retrouver la plume d’Alyson, que je trouve très fluide et très belle. Étant plus jeune, j’ai toujours beaucoup aimé la mythologie, et j’ai beaucoup aimé la façon dont elle l’a adapté à notre monde actuelle et ce qu’elle a tissé autour de ces Dieux et Déesses de l’Olympe. J’ai été bluffée par ses connaissances sur cette mythologie. Elle glisse énormément de références tout au long de son roman, tout en nous expliquant d’où ces dernières viennent afin de ne pas perdre le lecteur qui n’est pas toujours aussi érudit. Tout se mélange magnifiquement bien, et donne une histoire cohérente et très intéressante à suivre. Elle ose même inclure de la mythologie égyptienne avec là aussi une réussite totale.

Ce deuxième tome est plus posé, car Louise découvre la cité des Homérides. Cela nous permet d’en connaître plus sur ces derniers tout comme sur leurs gardiens. Un nouveau point de vue très intéressant (et que je vous laisserais découvrir au cours de votre lecture), nous apporte une nouvelle vision de la vie des Homérides que j’ai grandement apprécié.
Bon, il faut parfois aussi trouver des côtés un peu négatifs, et les miens viennent de la relation entre Angus et Louise. J’avais trouvé leur histoire d’amour un peu trop rapide dans le premier tome, et bien que dans ce deuxième de nouveaux challenge les sépare un peu, je trouve qu’ils se pardonnent parfois un peu trop rapidement l’un et l’autre. J’aurais aimé un peu plus de passion, qu’elle soit dans la colère qu’ils ressentent, que comme dans leur attirance. Beaucoup de scènes entre eux avaient très bien commencé de mon point de vue, mais j’ai parfois été légèrement déçue par l’issue trop simple.
Pour en revenir à un point positif, Alyson ne prend pas de pincettes avec ses personnages, et lorsque l’action reprend ses droits vers la fin du roman, elle prend des risques avec ces derniers. Ce deuxième tome est donc plus noir, mais du coup plus réaliste et nous fait vraiment comprendre les enjeux de cette guerre qui se prépare.

La fin m’a totalement prise au dépourvue, et dans le bon sens du terme. J’avais du mal à lâcher le livre lors de la lecture des derniers chapitres, mais ce n’est rien comparé au chapitre final, qui me donne plus qu’envie d’avoir le troisième tome entre les mains !

lundi 22 avril 2019

A première vue - Colleen Hoover [Elise]



Young Adult

VF Lu en VF
VO Without Merit
1E Narrateur: 1ière personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE One-Shot


Resume
Certaines erreurs méritent d'être pardonnées

Merit Voss sait qu'elle est une fille un peu bizarre. Elle collectionne, par exemple, les trophées qu'elle n'a pas gagné. C'est en voulant en acquérir dans une brocante qu'elle fait la connaissance d'un séduisant jeune homme, Sagan. Il lui plaît immédiatement mais elle va vite réaliser que la situation risque d'être un peu plus compliquée qu'elle ne le pensait et que l'alchimie qu'elle a cru percevoir entre eux, a peu de chances de se développer.

Rien n'est jamais simple dans la famille Voss. Ses parents sont séparés officiellement mais vivent encore sous le même toit, celui d'une ancienne église désaffectée. Son père a épousé l'infirmière de son ex-épouse, qui l'a assistée lorsqu'elle a eu un cancer. Ses frères et soeurs ont des traits de caractère qu'elle n'apprécie pas et qui le rendent aussi étranges que leurs parents. Merit ne supporte plus cette famille dont elle juge sévèrement chaque membre.

Mais, le pire est peut-être à venir quand elle découvre que les apparences sont peut-être trompeuses. Quand la vérité se dévoile, lorsque des secrets bien gardés commencent à émerger,

Merit est confrontée à une tâche difficile : remettre toutes ses certitudes en question.


Je suis encore une fois soufflée par le talent de Colleen Hoover de réussir à nous conter des histoires toutes plus originales les unes que les autres. “A première vue” ne déroge pas à la règle.

Nous sommes ici dans un roman Young Adult et non pas New Adult, ce qui explique souvent pourquoi il y a eu autant d’avis mitigés sur ce roman. Certes, je pense que ce n’était pas très judicieux de publier ce roman chez Hugo Roman et que cela a pu engendrer un porte-à-faux mais “A première vue” n’est pas pour autant mauvais. Il est même aussi incroyable que tous les autres romans de Colleen Hoover et vous devez le lire pour les sujets forts qui y sont abordés.

« Je t'aime assez pour t'embrasser, crois-moi. Mais je voudrais que tu puisses t'aimer autant que je t'aime. »


Nous suivons ici l’histoire d’une famille dysfonctionnelle à travers le personnage de Merit. Merit Voss qui, à 17 ans seulement, se sent incomprise au sein de sa famille voire inexistante. La famille Voss vit dans une église, le père de Merit a refait sa vie avec l’infirmière de la mère de Merit, cette dernière vit d’ailleurs toujours avec eux mais ne sort pas de la cave. A cela s’ajoute la soeur jumelle de Merit qui s’appelle Honor, leur frère Utah, Moby le petit dernier né de l’union entre le père de Merit et sa nouvelle compagne et enfin Sagan, le petit ami de Honor. Pfiou ça en fait du monde n’est-ce pas ? Très rapidement va venir se greffer également un nouveau venu dans cette tribu du nom de Luck mais je ne vous dirais rien de plus sur ce personnage pour vous laisser le loisir de le découvrir.

Cette famille est complètement atypique entre la mère qui ne sort jamais de la cave, Merit qui collectionne les trophées qu’elle n’a jamais gagné, sa soeur Honor qui se prend d’amour pour des hommes mourants bref, rien ne semble tourner bien rond au sein de cette famille.

« Ne vis pas pour que ta présence se remarque mais pour que ton absence se ressente. »


Finalement, le seul personnage à sembler “normal” est Sagan, le petit ami de Honor (la soeur jumelle de Merit donc). Sagan est passionné de dessin, chose que vous comprendrez très vite dès le début du roman. J’ai aimé d’amour ce garçon parce que finalement, on se rend rapidement compte que c’est le seul à comprendre et à entendre la voix de Merit malgré son silence. Merit n’est pas insensible au charme de Sagan mais elle s’interdit de s’en approcher pour la simple et bonne raison qu’il est en couple avec sa soeur Honor. Il faut savoir que Merit et Honor sont des jumelles qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau alors le jour où Sagan va confondre l’une et l’autre et embrasser Merit en pensant qu’il s’agit d’Honor, rien ne sera plus jamais comme avant.

Avec “A première vue”, Colleen Hoover nous embarque encore une fois dans une histoire remplie de sujets forts tels que la dépression, l’agoraphobie, l’homosexualité ou encore la crise des réfugiés syriens. D’ailleurs, ce dernier point est rarement abordé dans la littérature, et encore moins dans le Young Adult. En cela, Colleen Hoover se démarque une nouvelle fois de tous les autres romans du genre.

« Toutes les erreurs n'entraînent pas forcément de conséquences. Parfois, elles n'invitent qu'au pardon. »


Comme pour “Confess” avec les tableaux, “A première vue” vous réserve quelques petites surprises et découvertes visuelles au travers des dessins réalisés par Sagan. D’ailleurs, mon dessin préféré est celui représentant deux soeurs qui se poignardent dans le dos. J’ai trouvé la symbolique de ce dessin vraiment puissante.

“A première vue” est une histoire qui fait définitivement du bien. Un roman qui sert parfois de guide pour comprendre et apprivoiser la dépression et qui déculpabilise quant à cette pathologie. C’est un roman qui fait tout simplement du bien. A l’âme et au coeur.

samedi 13 avril 2019

Ne crois pas que tu m'aimes - Alfreda Enwy [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Ne crois pas que tu m'aimes
1E Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE One-Shot


Resume
«Il l’a toujours protégée… mais parviendra-t-il à la sauver de lui-même ?

Il s'appelle Mao, elle s'appelle Autumn. Depuis qu'ils se sont rencontrés, enfants, dans ce parc, ils sont inséparables.

Pour Mao, cette amitié est plus importante que tout. Pour Mao, Autumn est la fille la plus précieuse qui soit. Et il doit à tout prix la protéger de la dureté du monde ; ce monde contre lequel il se bat plusieurs soirs par semaine, sur un ring qui n’attend que de voir couler son sang. Car Mao est étudiant le jour, expert des combats clandestins la nuit, et un enfoiré de première… tout le temps. Alcool, filles, fêtes, il voit la vie comme un jeu dans lequel tout est permis… ou presque. Car, quand il prend conscience qu’Autumn est une jeune femme séduisante avant d’être l’amie drôle et attachante qu’il a toujours connue, il comprend que, pour une fois, il va devoir respecter certaines limites. Pour préserver leur amitié, mais aussi et surtout pour protéger Autumn de lui-même… »


UNE MERVEILLE.

J'aurais englouti "Ne crois pas que tu m'aimes" de Alfreda Enwy en deux jours malgré ses presque 600 pages. J'ai vécu intensément l'histoire de Autumn et de Mao. J'ai fibré avec eux, j'ai rigolé avec eux, j'ai aimé avec eux et j'ai souffert avec eux. Oui, je l'admets, mes larmes ont coulé lors de certains passages tellement l'intensité était fulgurante.

Lors de ma lecture, je me suis revue il y a quatre ans lorsque je lisais "After" de Anna Todd. D'ailleurs, les fans de ce best-seller trouverons leur compte dans ce roman de Alfreda Enwy car même si l'histoire est sensiblement différente (malgré le cliché du bad boy), l’additivité reste la même. C'est clair, lorsque vous aurez ouvert la première page de "Ne crois pas que tu m'aimes" de Alfreda Enwy, vous ne pourrez plus le refermer. Je sais ce que je dis puisque le soir où je l'ai commencé je me suis couchée à 2 heures du matin (tout en me levant à 8 heures pour pouvoir le continuer).

L'histoire peut paraître clichée au premier abord et pourtant, elle saura vous surprendre. J'ai aimé cette histoire de deux meilleurs amis qui se rencontrent durant l'enfance et qui, un beau jour, découvrent finalement qu'avec les années ils ont développé davantage que des sentiments amicaux.

J'ai aimé le fait que l'histoire sache se démarquer des autres. Par exemple, Mao, le protagoniste masculin est japonais et waouh, qu'est-ce que ça change des protagonistes caucasiens ! Je souligne également le fait que l'héroïne est rousse avec des tâches de rousseur ainsi que sa comparaison à l'automne (ce n'est pas pour rien si elle s'appelle Autumn n'est-ce pas). En soit, la symbolique autour de l'automne est vraiment très belle je trouve et je pense que c'est un roman qui peut être d'autant plus agréable à lire à cette saison-là (avec les petites feuilles d'érable en en-tête de chapitre).

C'est une histoire d'une très grande dureté. Autumn doit s'occuper de sa sœur et de son frère, Avery et Dustin, puisque leur mère est alcoolique et absente. De fait, elle a même dû arrêter ses études dès le lycée afin de travailler (et enchaîner deux boulots en même temps) afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.

J'ai été touchée par la sœur de Autumn et d'ailleurs j'aurais bien voulu connaître plus son histoire (pourquoi pas avoir un tome dédié sur elle ?).

J'ai donc bien fait de laisser une seconde chance à Alfreda Enwy. En effet, avant de lire "Ne crois pas que tu m'aimes", j'avais lu l'an dernier "Nos infinis chaos" et malheureusement je n'avais pas vraiment accroché. Comme quoi, si je n'avais pas vu d'aussi bons avis sur ce roman, je ne me serais jamais tournée vers lui et j'aurais raté une belle pépite ! Un roman à découvrir absolument et à savourer, sans modération !