vendredi 17 août 2018

The Deal - Elle Kennedy [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO The Deal
1I Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: The Mistake


Resume
Hannah est une très bonne élève et elle a un don incroyable pour le chant.

Mais quand il s’agit d’hommes et de séduction, elle perd tous ses moyens. Garrett est la star de l’équipe de hockey de l’université, mais ses résultats scolaires ne sont pas à la hauteur et il risque de perdre sa place dans l’équipe. Ils vont passer un drôle d’accord. Elle lui donne des cours et il l’aide à séduire le quaterback de l’équipe de football.

Cet arrangement original va-t-il changer leur vie ?


Voici un roman dont je ne voulais pas entendre parler à cause de sa couverture que je ne trouve absolument pas attrayante. Pourtant, j'ai bien fait de sauter le pas puisque ce fut une agréable lecture même si ce n'est pas un coup de coeur, comme pour la majorité des lecteurs de "The Deal".

« Ces jours-ci, je ne regarde plus en arrière. Je ne regarde plus qu’en avant. »


Tout d'abord, j'adore le fait que pour une fois dans une romance, ce soit le personnage masculin qui sort les rames pour tenter de séduire la fille. Il est plus courant de trouver une fille in love d'un bad boy mais jamais l'inverse ! Ici c'est le personnage masculin qui court après la fille et qu'est-ce que ça fait du bien !

L'autre point que je trouve très original c'est que ladite fille, qui s'appelle Hannah, soit en réalité amoureuse d'un autre garçon que le protagoniste principal ! J'ai d'autant plus apprécié le fait que cette histoire ne tombe pas dans un sempiternel triangle amoureux.

Jusqu'à présent donc, ces deux points changent indéniablement de toutes les histoires dans le genre New Adult puisque, je le répète c'est très peu courant que la fille ne soit pas intéressée par le garçon qui lui court après et qu'elle veuille par dessus le marché, déjà sortir avec un autre garçon !

Le troisième point essentiel dans cette histoire est l'humour omniprésent du début jusqu'à la fin ! Imaginez un peu une fille qui doit donner des cours particuliers à un garçon qu'elle ne peut pas voir en peinture ! Forcément, attendez-vous à des répliques cinglantes et ça n'a pas manqué ! Vous rirez forcément en lisant ce roman !

« Garrett pince ses lèvres un peu comme ma grand-mère lorsqu'elle est perdue dans ses pensées. Je dois avouer que je trouve ça adorable. Cependant je suppose qu'il me tuerait si je lui disais qu'il me faisait penser à ma mamie. »


Évidemment, le concept du "deal" est du déjà vu et on se doute que c'est ce qui permettra de rapprocher tout de même les deux protagonistes donc rien de nouveau sur ce point.

D'un autre côté, je pense que ce qui a fait que ce roman n'est pas un coup de coeur c'est que j'en ai trop entendu parler. D'accord, j'ai passé un bon moment de lecture et je l'ai lu en trois jours mais après tant d'années à lire du New Adult, c'est loin d'être mon préféré dans le genre.

Par exemple, je trouve que dans le même contexte et dans le même genre, "Beautiful Disaster" de Jamie McGuire est meilleur. Ce dernier se déroule exactement dans le même contexte : sur un campus universitaire. De plus, Abby, tout comme Hannah dans "The Deal" n'est pas forcément à fond sur Travis pendant une bonne partie du roman. Donc en ce sens, j'ai trouvé que ces deux romans se ressemblaient fortement mais là où j'ai trouvé "Beautiful Disaster" meilleur réside dans le fait que la fin était beaucoup plus haletante et percutante. De fait, des années après avoir lu ce roman, je m'en souviens encore. Alors que je ne peux pas établir comme un fait avéré que je me souviendrais dans quelques mois de la fin de "The Deal" car elle n'est pas exceptionnelle. Il n'y a pas de retournements de situation ni rien. C'est une fin tout ce qu'il y a de plus basique.

« Le truc c’est que là, en cet instant, mon vœu le plus cher est de voir cette fille me sourire de nouveau. »


En conclusion, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce roman mais ce n'est certainement pas le meilleur New Adult que j'ai lu.

mardi 14 août 2018

PS : tu me manques - Brigid Kemmerer [Elise]



YoungAdult

VF Lu en VF
VO Letters to the Lost
1I Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NE Suite: More than we can tell


Resume
Juliet a toujours écrit à sa mère. Depuis sa mort soudaine, cette habitude est pour elle comme une bouée de sauvetage. Même si les courriers de Juliet restent sans réponse, elle continue de les déposer sur sa tombe chaque semaine.

Declan n’aurait jamais cru qu’une lettre pourrait changer sa vie. Pourtant, celle qu’il trouve au cimetière, où il fait des travaux d’intérêt général après le lycée, le touche profondément… Et il ne peut s’empêcher d’y ajouter deux mots.

Commence alors une correspondance inattendue entre Le Crépuscule et La Fille du Cimetière, deux étrangers que tout oppose. Ce qu’ils ignorent, c’est que leurs routes se sont déjà croisées…


Ce roman est une véritable pépite impossible à lâcher ! Je l'ai lu en seulement deux jours malgré ses 432 pages ! C'est dire à quel point il est addictif ... C'est un excellent Young Adult qui dépoussière le genre et sort du lot !

« Parfois, je me sens comme la fille. Parfois, je me sens comme l'oiseau. Parfois, je me sens comme le photographe, incapable d'être autre chose qu'un spectateur. »


En effet, nous suivons l'histoire de Juliet qui écrit des lettres à sa mère décédée, qu’elle dépose au cimetière devant sa tombe. Un jour, elle va se rendre compte qu’un mystérieux inconnu a rajouté deux mots à la fin de sa lettre. Ce mystérieux inconnu n’est autre que Declan. Dès lors va commencer une correspondance entre eux sous forme épistolaire puis par mails. Ce qui est d’autant plus déroutant, c’est que Juliet et Declan se connaissent réellement puisqu’ils se croisent tous les jours mais eux, ne le savent pas. De fait, ça a rendu la lecture très addictive puisque je savais des choses que les personnages ne soupçonnaient pas eux-mêmes donc je n’attendais qu’une chose : qu’ils le découvrent à leur tour !

J’ai été très touchée par le personnage de Declan. Il y a des moments où j’avais envie de pleurer alors même qu’il ne se passait rien de triste ou de tragique ! Seulement, il ressortait tellement de souffrances ainsi que de la colère en Declan que j’avais l’impression également de porter tout le poids de sa douleur intérieure et de ses tracas !

« Mais tu sais qui je suis. Trouve-moi. Empoigne-moi. Secoue-moi. Je t'en supplie. »


J'ai adoré le fait que chaque début de chapitre commence par un échange de lettres ou mails entre Juliet et Declan et qu'ils soient alternés selon les deux points de vue !

Je m'attendais cependant à voir naître une romance alors que ce n'est pas du tout le point central de ce roman. Donc, ne prenez pas cette histoire pour une romance parce que c'est avant tout une correspondance entre deux lycéens blessés par la vie et qui essaient de se reconstruire ensemble et de s'apaiser à travers leurs mots.

« Parfois, on atteint un stade où la douleur devient insupportable, où on est prêt a n'importe quoi pour se débarrasser de sa peine. Même si pour ça on en vient a blesser quelqu'un d'autre. »


Le seul point noir que j'ai trouvé à cette histoire finalement c'est la traduction de Hachette. Il y a déjà une faute dans le résumé : “”celle qxu’il trouve” au lieu de “celle qu’il trouve”. Je trouve ça déjà gros de laisser passer une faute dans un résumé mais en plus, j’ai repéré de nombreuses coquilles dans le roman comme : “Je croise son retard” au lieu de “Je croise son regard” et “sort ses clés de sa porte” au lieu de “sort ses clés de sa poche”. De même, je trouve que le titre n'est pas très représentatif de l'histoire. A aucun moment d'ailleurs il n'y a de références au titre dans le roman. Je trouve ça assez dommage. Heureusement, la couverture toute en sobriété rattrape le tout.

En conclusion, malgré une traduction en demi-teinte, qui n'est en aucun cas la faute de Brigid Kemmerer, c'est une histoire que je ne peux pas voir autrement que comme un coup de coeur parce qu'elle m'a happée pendant deux jours. Je l'ai trouvée originale, puissante, percutante et ... touchante. Même si je reste sur une note de "pas assez" quant à l'histoire d'amour entre Juliet et Declan, ça restera un roman marquant, que je ne pourrais jamais oublier. Je suivrais, à coup sûr, les futures parutions de cette auteure talentueuse à la plume envoûtante. J'espère que Hachette va traduire "More than we can tell", le roman sur Rev, le meilleur ami de Declan.

jeudi 9 août 2018

Effet de vague, Saison 1 - Jana Rouze [Elise]



Roman ErotiqueNew Adult

VF Lu en VF
VO Pas traduit
1I Narrateur: 1ière personne
3P Nombre Narrateurs: 3 personnages
NE Suite: Effet de vague - Saison 2


Resume
Le sexe, c’est facile. L’amour, c’est une évidence qui s’impose. La confiance, c’est plus compliqué. Que fait un homme qui n’a confiance en personne et ne ressent aucune émotion quand le « coup d’un soir » fait ressurgir le passé sombre qu’il avait enterré ?

Matt Garrett est un capitaine d’industrie qui n’a pas l’habitude d’être dominé ni dompté. Alors que tout les sépare, il rencontre Alex Sand, une jeune avocate franco-américaine dont le rêve est de travailler à la Cour Pénale Internationale de la Haye.

Pas ce qu’il y a de plus facile.

Entre eux, l’attirance est immédiate.

« – Qu’est-ce que je risque si je ne passe qu’une seule nuit avec vous ?

– Vous devriez pouvoir survivre à une nuit. »

L’ histoire d’une nuit va dès lors rapidement se compliquer.


Tout d'abord, je tiens à remercier la Maison d’Édition Addictives de m'avoir fait parvenir ce roman. Malheureusement, mon avis est en demi-teinte et je dois admettre que j'ai peiné à terminer ce roman.

« Les vagues ne se brisent pas entre elles. Seuls les écueils les brisent. Et la vie est pleine d’écueils. »


En premier lieu, je vais énoncer tous les points positifs de ce roman. Déjà, Alexiane vient de terminer ses études de droit et souhaite devenir avocate. Cela m'a permis de beaucoup m'identifier à elle puisque moi même j'étudie le droit dans ma licence et j'ai donc retrouvé beaucoup de notions que je connais comme la hiérarchie des normes par exemple.

Le deuxième point très positif de cette histoire, c'est le cadre. En effet, pendant une partie du roman, les deux protagonistes vont se trouver au Japon et j'ai trouvé ça particulièrement original puisque ça change des Etats-Unis qui est le lieu commun je dirais à un grand nombre de romans de ce genre.

La découverte du Japon introduit le troisième point positif de ce roman : l'art du bondage japonais (le Kinbaku). Là encore, c'est une pratique que je n'avais jamais lu dans ce genre donc le roman gagne encore en originalité. Le principe est d'avoir un "dominant" et un "dominé". Le "dominé" se fait attacher par son partenaire à l'aide de cordes. Ce que j’ai beaucoup apprécié découvrir c’est que c’est avant-tout un art et que ce n’est pas du tout abordé de façon sado-masochiste dans ce roman comme ça peut l’être dans “Cinquante nuances de Grey” (mais nous reviendrons d'ailleurs sur ce roman dans la partie négative). Ici, il n’y a ni fouets, ni cravaches, simplement le fait d’être lié par des cordes et de le faire de façon artistique, comme pour façonner un tableau en quelque sorte. Tout est fait bien sûr dans le respect de la femme et j’ai grandement apprécié que l’auteure fasse découvrir cette pratique dans son roman.

Le quatrième point positif est la documentation très poussée qu'il y a dans ce roman. Pour vous dire, j'ai appris beaucoup de choses ! Tout d'abord, je ne savais pas que le "Chat à neuf queues" était un objet de torture. Surtout, j'ai découvert l'existence d'un groupe sanguin très rare et peu connu : le groupe sanguin "Bombay". Je n'en avais encore jamais entendu parler ! Tout le monde connait les groupes sanguins classiques : A, B O et AB. Pourtant, il existe un groupe sanguin qui s’appelle “Bombay” (du nom de l’endroit où il a été découvert) et qui est extrêmement rare et très précieux. Les médecins traquent les personnes qui ont ce groupe sanguin car ils peuvent sauver n’importe quelle personne ! C’est également appelé le “sang en or”.

Enfin, le cinquième point positif est l'aspect écologique du roman. En effet, les bâtiments de Matthew, et plus largement son entreprise, sont créés dans le respect de l'environnement.

Jusque là, tout va bien. Les points positifs sont très nombreux. Pourtant, l'auteure a tout gâché en s'inspirant d'une histoire bien trop connue de tous ...


« L'amour est une escroquerie qu'on raconte aux enfants. »


Avant d'entamer le vif du sujet qui a fait baisser ma note de ce livre, j'ai remarqué un passage à la page 174 qui m'a fait penser à une conversion entre Tris et Quatre dans "Divergente". Le passage est le suivant :

" - Me contrôler ? Vous êtes sérieux ?

- Pas vous. Votre esprit.

- Vous voulez contrôler ce que je pense ?

- Pourquoi ? Cela vous fait peur ?

- Pas vous ?

- Non. Je n’ai pas peur que vous rentriez dans ma tête."

Personnellement, je trouve que ce passage est bien trop ressemblant à celui dans lequel Quatre s'apprête à montrer à Tris son paysage des peurs.

Enfin, j'en viens maintenant au plus gros point noir de ce roman : la trop forte ressemblance avec "50 nuances de Grey". Sachez que je suis allée faire un tour sur les réseaux sociaux de Jana Rouze et ô surprise : c'est une fan de la saga puisqu'elle a posté des photos avec les deux acteurs principaux des films. Malheureusement, ça s'est beaucoup trop ressenti dans "Effet de vague".

La ressemblance commence d'abord par les personnages. En effet, Matt Garett ressemble à Christian dans son côté dominateur et intrusion dans la vie privée d'Alexiane. C’est également un milliardaire, comme Christian évidemment et qui est plus âgé que Alexiane. Cette dernière quant à elle ressemble à Anastasia dans le côté jeune fille de vingt deux ans qui sort de ses études et qui est encore vierge et n’a donc aucune expérience sexuelle (sexualité qu'elle va découvrir avec Matt Garett évidemment). Jusque là encore, c'est une ressemblance que l'on peut trouver dans d'autres romans. Attendez. Ce n'est que le début.

Enormément de scènes ressemblent aussi étrangement à “50 nuances de Grey”. Tout d’abord, lorsque Matt va faire découvrir à Alexiane l’art du bondage japonais, elle va avoir la même réaction que Anastasia quand Christian lui montre sa “salle de jeux”. Je la cite, page 225 : “J’y suis ! On va jouer en réseau. Ils ont quoi ici ? Je ne connais que la Wii, moi”. Souvenez-vous, quand Christian parle à Anastasia de sa “salle de jeux”, sa première réaction est de demander s’il s’agit d’une salle avec des jeux vidéos !

Ensuite, vient la scène où Matt emmène Alexiane faire un tour en hélicoptère pour lui montrer la vue en hauteur. Ça ne vous rappelle pas étrangement la même scène où Christian emmène Anastasia faire un tour d’hélicoptère en pleine nuit à Seattle ?

La description de l’appartement de Matthew fait également beaucoup penser à celle de Christian Grey. D’ailleurs, je me suis imaginée exactement le même appartement tellement les deux me paraissaient semblables !

Il y a également la fameuse scène avec le glaçon : lors d’une scène érotique, Matthew va titiller Alexiane à l’aide d’un glaçon. Tout le monde sait que Christian Grey fait la même chose avec Anastasia. Même la fin ne rattrape pas le reste puisqu'elle est également semblable à celle de "50 nuances de Grey" !

« Quand tu me touches, il y a une forme de grâce chez toi que je peux perdre à tout moment. Entre nous, tout est incertain et ça me rend fou… Fou de toi, ajoute-t-il d’une voix profonde, pleine de charme. »


Pour terminer, il y a autre chose qui m'a agacée : le fait que l'auteure nous rabâche les oreilles avec l'Iphone des protagonistes. Enfin, la notion de “vie privée” est assez douteuse dans ce roman. Je m’explique. Matthew, en tant que dirigeant d’une très grande entreprise, ne peut laisser aucune information fuiter. De fait, ses employés sont surveillés. Alexiane va notamment avoir un mouchard implanté dans son téléphone et sa réaction lorsqu’elle l’apprend est juste … incompréhensible. Je cite le passage : “Choquer n’est pas le mot que j’aurais choisi”. Ce à quoi Matthew lui rétorque : “Quel mot aurais-tu choisi ?”. Attention, accrochez-vous, la réponse d’Alexiane est : “Sexy”. D’où c’est sexy de se faire tracer, d’avoir quelqu’un qui, en permanence, consulte tous vos mails, tous les SMS que vous recevez ?

En conclusion, cette histoire avait, de prime abord, un fort potentiel avec des thèmes très peu abordés ailleurs (voire pas du tout) mais qui a été gâchée par le fanatisme trop présent de l'auteure pour l’œuvre de E.L James.

samedi 4 août 2018

With You - Amélie C. Astier et Mary Matthews [Elise]



New AdultRomance

VF Lu en VF
VO Pas traduit
1I Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE Suite: One-Shot


Resume
Il y a quatorze ans, les vies de Reagan Kane et de Vic Kristensen se sont liées à jamais.

Ils ont été kidnappés et séquestrés durant leur adolescence.

Ensembles, ils ont vécu le pire, et dans le secret, ils se sont aimés malgré le calvaire de leur captivité.

Mais la vie les a séparés.

Aujourd’hui, alors que la justice s’apprête à être rendue, leurs chemins vont se croiser de nouveau.

Ils ont changé, et les stigmates de plusieurs années de souffrance ont forgés leurs existences.

Lorsque le présent les replonge dans leurs cauchemars du passé, Reagan et Vic vont découvrir que les blessures infligées à cet amour, sont loin d’être refermées.


OVNI. Ce livre est un ovni. C'est la première histoire d'amour que je lis sous fond d'enlèvement et de séquestration mais également la première Dark Romance que j'ose lire. Je ressors de cette lecture à la fois révoltée, chamboulée, horrifiée, mais indéniablement ... comblée. Je peux vous dire que je suis fière d'être sortie de ma zone de confort !

Ce livre n'est certainement pas à mettre entre toutes les mains. Âmes sensibles, s'abstenir ! Cette histoire est horrible tout en étant magnifique. Paradoxale, dites-vous ? C'est même difficile de l'écrire et de l'admettre que cette histoire est "magnifique". Il s'agit tout de même d'une histoire où les pires desseins que peut commettre l'être humain y sont racontés. Pourtant, là est toute la force de cette histoire. Dans toute cette horreur, en ressort ce qu'il y a un de plus beau, de plus fort, de plus puissant : l'amour.

« On peut achever quelqu'un en quelques mots, en y mettant la conviction qu'ils sont vrais, on peut le faire. On peut détruire une vie en répétant à une personne, chaque jour que dieu fait durant quatre ans, qu'elle mérite ce qui lui arrive. Les mots peuvent être la pire des armes. »


C'est d'ailleurs cet amour qui nous fait continuer cette histoire jusqu'au bout. Il nous donne de l'espoir, indéniablement. Il nous donne les ailes pour nous permettre d'avancer, de ne pas plier après chaque scène horrible. Il nous pousse à croire en de lendemains meilleurs pour nos deux protagonistes.

Par ailleurs, j'ai profondément aimé toute la partie procédurale autour du déroulement du procès du bourreau de Vic et Reagan. J'ai aimé la façon dont étaient racontés les séances au sein du palais de Justice avec le procureur, les juges, l'avocat de la défense. Cet aspect de l'histoire est très enrichissant ! D'autant plus que j'étudie le Droit dans mes études et c'est une matière qui me passionne.

« Je suis persuadé qu'il existe sur cette terre une personne faite pour chacun de nous. Un idéal qui nous ressemble, un double, une âme soeur. Vic est mon âme soeur, je l'ai toujours su. »


Ce n'est pas un coup de cœur mais il l'a tout de même frôlé de très près. C'est tout de même un roman qui, je le sais, va marquer à jamais ma vie de lectrice. Si j'avais tout de même un point négatif à soulever, ce serait le fait que finalement, des questions demeurent. J'aurais aimé en apprendre davantage sur la femme inconnue qui a "aidé" Truman à entreprendre ses plans les plus sadiques et horribles. J'aurais aimé savoir quel était finalement ce lieu où Vic et Reagan étaient enfermés tout ce temps, aimé avoir les points de vue des proches de Truman, des témoignages. En soit, la partie présente avec le procès est bien mise en avant mais il manquait tout de même des éléments à mes yeux sur la partie enquête.

Je souhaite souligner et féliciter le courage et l'audace des auteures d'avoir écrit sur un sujet aussi délicat. Votre talent est indéniable et vous portera loin.


« Les animaux ne sont pas cruels. Ils se battent pour survivre, pour des raisons vitales, mais jamais par simple plaisir. L'homme si. Et c'est lui l'être le plus avancé que porte cette terre. »

dimanche 29 juillet 2018

Coeurs Insoumis - Emma M. Green [Elise]



Roman ErotiqueNew Adult

VF Lu en VF
VO Pas traduit
1I Narrateur: 1ière personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NE Suite: Ames Indociles


Resume
C’est un ténébreux : tant pis pour lui, elle peut rire pour deux ! Veuve à tout juste 25 ans, Solveig décide de plaquer le peu qu’il lui reste pour parcourir les États-Unis d’est en ouest au volant de son tas de ferraille. Au bout du voyage : le procès du chauffard qui lui a arraché l’homme de sa vie. Mais avant ça, la jeune blonde explosive va devoir partager un bout de chemin avec Dante, un spécimen aussi sombre et tourmenté qu’elle est solaire et délurée.

Seul problème, le beau brun tatoué et mystérieux n’aime pas qu’on lui dicte sa conduite. En tête-à-tête pendant cinq mille kilomètres, comment ces deux âmes contraires et ces cœurs insoumis vont-ils faire route ensemble ? Et jusqu’où ce road trip les mènera-t-il ?


Je remercie la Maison d’Édition Addictives de m'avoir envoyé ce roman même si malheureusement, je ne l'ai pas apprécié et je l'ai abandonné à la moitié.

C'était le premier livre que je découvrais de Emma M. Green après avoir entendu tant de bien sur ces deux auteures et ce fut une déception. Peut-être n'ai-je pas commencé avec le bon livre ? Peut-être n'est-il pas leur meilleur ? Pourtant, les avis sont très élogieux sur ce livre !

« C’est lui qui me donne des ailes. À cet instant, c’est Dante qui me rend libre, audacieuse. Et moi, je me sens enfin libre de ressentir toutes ces choses que je jugeais interdites depuis que ma vie est partie en fumée. »


Le début commençais très bien : un road-trip aux Etats-Unis avec des références sympathiques au film Shining, quelques termes de mécanique pour bien se plonger dans l'ambiance ... Malheureusement, ce fut de courte durée puisque j'ai vite déchanté quand est arrivé le cliché ambulant du milliardaire mystérieux et sombre.

Le plus gros problème que j'ai eu avec ce livre est le manque de cohérence. Le protagoniste masculin, Dante Salinger, est un milliardaire, son père est très connu dans le milieu des affaires et il habite dans une villa avec piscine. Pourquoi alors va-t-il s'embêter à faire du covoiturage avec une inconnue qui possède une voiture qui tombe en panne tous les kilomètres ?

Même en essayant de passer outre ça et en se disant que ce n'est pas parce qu'il est riche qu'il n'a pas le droit de faire du covoiturage, cela ne fonctionne pas quand même. Pendant tout le début du roman, il n'adresse pas la parole à Solveig dans la voiture parce qu'il est mystérieux et pleins de secrets voyez-vous. Pourquoi alors s'embêter à faire du covoiturage encore une fois si c'est pour ne même pas ouvrir la bouche et ne pas s'intéresser à la personne qui l'accueille dans sa propre voiture ?

En fait, j'ai eu la sensation amère que les auteures voulaient absolument que le personnage masculin soit milliardaire parce que c'est ce qu'on voit partout dans le New Adult mais malheureusement, ça ne collait pas du tout avec l'histoire de base. L'histoire aurait pu être tellement plus belle si Dante Salinger n'avait été qu'un homme modeste, qui ne roule pas forcément sur l'or et donc entreprend de faire un covoiturage. Malheureusement, les auteures sont tombées dans les plus gros clichés du genre et je n'ai pas du tout apprécié.

« Je l’aime comme je n’aurais jamais cru pouvoir aimer… et je crois qu’il me le rend bien. »


Enfin, la raison pour laquelle le protagoniste se rend au même endroit que Solveig est tellement prévisible ... Quand on sait où se rend Solveig et que comme par hasard, le brun mystérieux et réservé se rend dans la même ville sans vouloir lui expliquer la raison, pas besoin d'être devin pour deviner qu'il y a anguille sous roche.

J'ai essayé tant bien que mal de persévérer dans ma lecture mais malheureusement, tous les clichés et incohérences ont eu raison de moi. Il y avait également beaucoup trop de longueurs et de scènes inutiles (ce roman fait tout de même 500 pages) qui m'ont empêché d'apprécier ma lecture.

samedi 28 juillet 2018

Les mille visages de notre histoire - Jennifer Niven [Elise]



JeunesseYoungAdult

VF Lu en VF
VO Holding Up The Universe
1I Narrateur: 1ière personne
2P Nombre Narrateurs: 2 personnages
NNE Suite: One-Shot


Resume
Tout le monde croit connaître Libby Groby, pourtant, personne ne s'est jamais intéressé qu'à son obésité.

Elle a longtemps vécu recluse dans sa chambre, cachant son corps et ses angoisses. Cette année, sa vie peut changer : Libby s'est inscrite au lycée.

Tout le monde croit connaitre Jack Masselin : étudient rebelle, sexy... aux réactions imprévisibles.

Sous son arrogance, Jack a enfoui un secret douloureux.

Une histoire d'amour rédemptrice.

Des ados justes et charismatiques et le courage de s'accepter tel que l'on est.


J’avais découvert Jennifer Niven avec “Tous nos jours parfaits” qui avait été un énorme coup de coeur ! Encore une fois, l’auteure frappe fort avec "Les mille visages de notre histoire" même s'il n'est pas aussi fort en émotions que "Tous nos jours parfaits".

Dans cette histoire nous découvrons Libby Groby qui est victime de grossophobie. A la suite de la mort de sa mère, elle s'est mise à beaucoup manger et à prendre énormément de poids, à un point tel qu'elle est devenue l'adolescente la plus grosse d'Amérique. Elle a même fait la Une des journaux américains pour être restée coincée chez elle à cause de son poids. Sa maison a dû être détruite pour pouvoir la faire sortir et l'intervention a dû être faite par une grue pour soulever Libby.

De l'autre côté, nous avons Jack Masselin, atteint d'une maladie rare : la prosopagnosie. Je ne connaissais même pas l'existence de cette pathologie avant de lire ce livre ! Sachez tout de même, pour la petite anecdote, que l'acteur hollywoodien Brad Pitt est atteint de ce trouble !

« Tu ne peux pas être à la fois le méchant et le héros. »


J'ai été bluffée par l'aspect pédagogique de ce roman. En l'ayant terminé, je suis confortée dans l'idée que c'est un livre que les professeurs devraient faire lire au collège et au lycée parce qu'il aborde des termes très importants. Tout d'abord, il y a la grossophobie et plus largement, le harcèlement scolaire puisqu'à son retour au lycée, et après avoir fait la Une des journaux, Libby va être victime de harcèlement scolaire. Surtout, ce roman transmet d'importants messages de tolérance et d'acceptation de soi.

Ce n'est pas dans tous les romans que la protagoniste féminine est obèse au point qu'elle doit être sortie de chez elle par une grue. Ce n'est pas dans tous les romans que le protagoniste masculin est noir de peau. Ce n'est pas dans tous les romans que l'on aborde une maladie aussi rare et peu connue que la prosopagnosie. Pourtant, dans "Les mille visages de notre histoire", la talentueuse Jennifer Niven, aborde tout ça et bien plus encore.

« Mieux vaut être le prédateur que la proie. Même si tu es ton propre chasseur. »


Il faut savoir également qu'elle est extrêmement renseignée sur tous les sujets qu'elle aborde. Je m'étais faite la réflexion d'ailleurs qu'elle arrivait bien à retranscrire les brimades des "harceleurs" et pour cause ... à l'âge de Libby, Jennifer Niven
a elle-même dû gérer des problèmes de poids et d'angoisse et elle a elle-même aussi été victime de harcèlement. Pour la prosopagnosie ? Son propre cousin en est atteint. Vous voyez, rien n'est jamais laissé au hasard avec cette auteure ! Elle sait de quoi elle parle et ça se ressent tellement à la lecture !

Malgré ses 448 pages, c'est un roman qui se lit extrêmement vite car les chapitres sont très courts, ce qui rend la lecture fluide et addictive.

« Chacun a, au cours de l'histoire, son quart d'heure de gloire. »


J'ai adoré le personnage de Libby ! Malgré tout ce qu'elle subit de la part de ses camarades de classe au lycée, elle ne se fait pas passer pour une victime. Au contraire, elle a une répartie de folie ! Je trouve que ça fait du bien pour une fois, d'avoir une héroïne forte, qui n'a pas la langue dans sa poche, et qui ne se victimise pas ! Pour ce qui est du personnage de Jack Masselin, je l'ai trouvé un peu trop parfait pour être vrai. Le seul véritable intérêt de ce personnage est le trouble dont il est atteint : la prosopagnosie. Franchement, je referme ce livre en ayant appris pleins de choses sur cette pathologie ! Je trouve ça génial de pouvoir s'instruire en lisant un livre !


« On ne peut pas disputer les combats des autres à leur place tu sais, même quand on en meurt d'envie. »


En conclusion, c'est un roman que tous les adolescents devraient lire. Certes, il n'est pas aussi émouvant que "Tous nos jours parfaits" et c'est pour ça que ce n'est pas un coup de coeur pour moi mais ça reste un roman très important, qui délivre un message de tolérance et d'acception de soi. Un roman empli de valeurs importantes et universelles.

vendredi 27 juillet 2018

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie - Virginie Grimaldi [Elise]



Contemporain

VF Lu en VF
VO Pas traduit
1I Narrateur: 1ière personne
1P Nombre Narrateurs: 1 personnage
NNE Suite: One-Shot


Resume
"Je veux qu'on divorce."

Il aura suffi de cinq mots pour que l'univers de Pauline bascule. Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s'écouler en attendant que la douleur s'estompe. Jusqu'au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis.


Chère Virginie Grimaldi : Merci.

Ce roman est le plus personnel qu'elle ait pu écrire et c'est un sans fautes. C'est un coup de coeur incroyable, au même titre que "Il est grand temps de rallumer les étoiles" !

Nous suivons ici l'histoire de Pauline dont le mari vient de demander le divorce. Elle ne comprend pas cette décision. Comment Ben a-t-il pu perdre tous les sentiments qu'il avait pour elle ? Comment peut-il tirer un trait définitif sur tout ce qu'ils ont vécu ensemble ? Pour tenter de le faire revenir, Pauline va alors lui écrire des lettres dans lesquelles elle va lui rappeler pleins de souvenirs de leur histoire : leur rencontre, la présentation aux parents, leur emménagement, la naissance de leur fils ... Déjà, je trouve l'idée très belle !

« Ce n’est pas parce que ça ne se termine pas comme vous le voulez, que cela ne se termine pas bien. »


Vous pouvez penser que l'histoire a l'air triste et pourtant, pas du tout ! Il y a énormément de passages où j'étais littéralement pliée de rire (cf le passage avec Monsieur René Latoppe) ! C'est en cela que réside la grande force de Virginie Grimaldi : arriver à faire rire tout en abordant des thèmes parfois très difficiles au point d'en avoir les larmes aux yeux. Voilà comment on repère un auteur(e) de talent : l'art de nous faire rire à gorge déployée un chapitre, et nous donner les larmes aux yeux au chapitre suivant ! Même les remerciements de Virginie Grimaldi m'ont donné les larmes aux yeux ! Encore aucun auteur n'avait réussi la prouesse de me faire ressentir autant de sentiments et d'émotions contradictoires !

« Je n’ai pas peur de vivre seule, j’ai peur de vivre sans lui. »


Dans ce roman, Virginie Grimaldi nous montre tout le cheminement de la vie d'un couple avec ses bonheurs, ses projets, mais aussi ses désillusions, ses déceptions et ses malheurs. Cependant, elle ne le fait jamais de façon larmoyante. Elle apporte toujours sa touche d'humour incomparable ! Elle aborde également des thèmes très forts tels que l'alcoolisme ou encore l'homosexualité.

J'ai tout particulièrement apprécié le cadre de l'histoire : le bassin d'Arcachon ! Moi qui habite pas très loin, je connais parfaitement tous les endroits qu'elle a citée puisque j'y suis allée plusieurs fois : la Dune du Pilat, les maisons sur pilotis, l'île aux oiseaux ... Elle cite aussi des rues de Bordeaux en tant que bonne bordelaise qui se respecte ! Pour la petite anecdote, quand j'ai commencé à lire ce livre, j'étais à Arcachon avec mon chéri et nous sommes montés sur la Dune du Pilat pour que je puisse immortaliser le livre.

« Le bonheur n’est jamais aussi grand que quand on s’apprête à le toucher. »


L'auteure fait un clin d’œil à un autre de ses romans. En effet, nous croisons Marine et Greg qui sont des personnages issus de "Tu comprendras quand tu seras plus grande" !

Par ailleurs, les chapitres sont toujours très courts. C'est ce que j'adore dans les romans de Virginie Grimaldi puisque cela rend la lecture fluide et addictive. D'autant plus ici que les chapitres alternent entre les lettres que Pauline écrit à Ben et les chapitres dans le présent.

En conclusion, ce roman est un coup de foudre et hisse encore une fois Virginie Grimaldi à la tête de mes auteurs français préférés. Je pense avec certitude qu'elle est indétrônable. Vous devez lire ses livres. Tous. Sans exception. Si vraiment vous voulez choisir, ne faites pas d'erreur. Lisez "Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie" ainsi que "Il est grand temps de rallumer les étoiles". Sachez aussi que Virginie Grimaldi fait partie de la team "chocolatine" et ça, ça n'a pas de prix !

« La douleur, c’est comme un boomerang. Si on essaie de l’envoyer loin de soi, elle nous revient en pleine tête. »